‹ Voltaire FinancierChapitre 102 sur 108 · F. Vézinet, Autour de Voltaire, p · texte numérisé non relu

F. Vézinet, Autour de Voltaire, p

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« remis encore une partie de cette somme, ainsi que le « prouve la déclaration du 25 novembre 1761, ci-jointe; « que ledit Bétems n'ayant répondu à tant de bontés que « par l’ingrattude, et ne m'ayant jamais payé, je dois « rentrer de plein droit dans son domaine de Valla- CNTAN C1 >

Ces documents ne nous permettent pas de conclure que Voltaire a accordé des avances à Bétems pour se saisir de sa propriété et même tout nous porte à croire qu’il a été forcé de faire cette saisie:

Voici une affaire dans laquelle Voltaire se montra généreux. Les six frères Prez-Crassier, ses voisins, étaient héritiers d'une terre située à Ornex. Cette terre était engagée depuis longtemps à des Genevois; mais les Jésuites qui avaient acquis auprès de ce domaine des terres qui rapportaient environ deux mille écus de rente voulaient joindre à leurs possessions le domaine des Crassier. Ils s'arrangèrent avec les créanciers genévois pour acheter cette terre et obtinrent même une permission du Conseil.

À peine Voltaire apprit-il cette affaire qu'il offrit aux frères Crassier la somme nécessaire pour payer les créances et reprendre leurs droits. Pour montrer son désintéressement, Voltaire ne leur réclama pas pendant sa vie les 18.000 livres du billet qu'ils lui avaient signé et se contenta de la garantie hypothécaire £.

Il est vrai qu'il s'agissait de remporter une victoire sur les Jésuites, mais malgré cela le geste reste beau.

. Wagnière nous raconte que quand on eut appris à

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