‹ Voltaire FinancierChapitre 103 sur 108 · F. Vézinet, Autour de Voltaire, p · texte numérisé non relu

F. Vézinet, Autour de Voltaire, p

2, Lettre à Tronchin, 5 décembre 1760, Moland L, p. 424.

Genève la nouvelle de la perte de la bataille de Rosbach, Voltaire écrivit à son banquier à Berlin de donner de sa part, aux officiers français blessés et prisonniers l'argent dont ils pourraient avoir besoin 1.

L'auteur da Zaïre avait adopté une descendante du grand Corneille, qui se trouvait dans la détresse. Il lui assura quatorze cents livres de rentes viagères sur le trésor, et l'édition du Théâtre de Pierre Corneille, commentée par Voltaire ne rapporta pas moins de 52.000 livres, dont M'e Corneille reçut pour sa part 40.000, tandis que les 12.000 autres étaient attribués à ses parents 2.

Voltaire se montra aussi généreux envers les hommes de lettres. Nous avons parlé précédemment de ses libéralités envers Linant, Baculand d’Arnaud et les autres débutants de lettres. Pendant son séjour à Ferney et jusqu'à sa mort Voltaire continua ces libéralités envers les hommes de lettres.

Le 10 août 1767, il fait des démarches auprès du conirôleur général Laverdy pour obtenir le partage en deux de sa pension de 20.000 livres et il veut que La Harpe profite de la moitié. Malheureusement, ces négociations n'aboutiront pas et même rien ne nous indique que cette pension du Roi ait été payée à Voitaire.

Le 23 novembre 1771, Voltaire annonce à La Harpe qu'il lui semble qu'il faudrait faire une souscription pour soutenir le poète Saint-Ange et il déclare qu'il souscrit

1. Longchemp et Wagnière, Mémoires sur Voltaire, tome I, P. 66.

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