Martin Sherlock, 1776. Ed. Moland, tome I, p
3. Lettre à Thieriot, 4 mars 1769. Ed. Moland, XLVI, Pp. 276, et Longchamp et Wagnière, Mémoires sur Voltaire, tome I, p. 48.
4. Dans sa lettre du 9 movembre 1759 à de Brosses, Voltaire dit vingt.
ctatné sell di dit Lt: pur à dé de
Après une réforme énergique en 1768, il était arrivé à ne dépenser que 40.000 livres pour toute cette maison. Madame Denis recevait, pour faire face aux dépenses du ménage, une pension de cent louis par mois et Voltaire lui abandonnait encore une somme de sept à huit mille livres par an sur ses revenus. Le 5 juin 1760, madame Denis écrit à Robert Tronchin qu'elle a dix mille livres de rentes viagères 1, et quand dans les premiers jours de mars 1768 à la suite de ses démêlés avec Voltaire elle s'établit à Paris son oncle lui donne plus de 60.000 livres comptant? et en outre une pension de vingt mille livres etenfin douze mille livres de rente 3; par-dessus le marché Voltaire donnait encore à son neveu l'abbé Mignot et à son petit-neveu d'Hornoy, conseiller au parlement, une pension de miile francs et ensuite de dix-huit cents à chacun #.
Malgré sa fortune considérable et le peu de dépenses qu'il faisait Voltaire se trouvait souvent à court de numéraire. Ses lettres à son homme d’affaires Balleidier, publiées par M. F. Vézinet, montrent qu'il était souvent réduit à verser des acomptes (lettre du 5 juin 1770) et même le 11 septembre 1771, il n’était pas en état de payer son boucher 5.
1. H. Tronchin, Le conseiller François Tronchin et ses amis, p. 188.
2. L. Perey et G. Maugras, La vie intime de Voltaire, p. 427.
3.Lettre à madame de Florian, 4 avril 1768. Moland XLVI, p. 8.
4, Lettre à Dutertre du 10 décembre 1777. Moland, L, page 329. Dans sa lettre à Thieriot du 4 mars 1768, Voltaire écrit : « Figu- « rez-vous que je donne, moi chétif, trente-deux mille francs « de pension, tant à mes neveux et nièces qu'à deux étrangers « qui sont dans le plus grand besoin. »