‹ Voltaire FinancierChapitre 11 sur 108 · Duvernet : La vie de Voltaire, p · texte numérisé non relu

Duvernet : La vie de Voltaire, p

Ses pensions et sa petite fortune permirent à Voltaire de s'installer d’une manière confortable. Par un acte sousseing privé du 4 mai 1723, mais dont les clauses ne furent mises à exécution que plus d’un an après, Voltaire avait loué un appartement de six cents livres de loyer dans l'hôtel du président de Bernières, et s'engageait en outre à payer par an douze cents livres de pension pour lui et pour son ami Thieriot 1, lequel a toujours plus ou moins facilement vécu à ses dépens, et auquel il écrit dans sa lettre du 10 septembre 1724 : « Je suis ruiné par les dé- « penses de mon appartement, et, par surcroît, on m'a « volé uné bonne partie de mes meubles; j'ai trouvé la « moitié de nos livres égarés. On m'a pris du linge, des « habits, des porcelaines...? ». Voltaire se plaint aussi du temps que lui prennent les ouvriers et des dépenses auxquelles l’oblige son appartement et dit qu'il a eu l’impertinence d'acheter les plus beaux tableaux de M. de Nocé3.

Malgré son affirmation, le jeune Arouet ne devait pas payer très régulièrement sa pension, car nous savons par ses lettres que Thieriot lui conseillait de ne plus revenir

1. Mémoire du sieur de Voltaire, 6 février 1739, éd. Moland, tome XXIII, p. 38, où il écrit encore que « même sa pension, « son loyer, tout a été exactement payé; la dernière quittance « doit être entre les mains du sieur Arouet, trésorier de la Cham- « bre des comptes, frère du sieur de Voltaire. »

2. Lettre à Thieriot du 10 septembre 1724, éd. Moland, tome XXXTIITS D 121:

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