L. Foulet. Correspondance de Voltaire, p. 285 à
choses, car, ajoute-t-il, les « deux billets en question n'ont « rien à voir avec des exemplaires à recevoir, ils n'ont été « signés que contre valeur reçue, comme il apparaît de « leur texte ». Les juges décidèrent qu'il serait utile d’entendre le sieur Sevestre et laissèrent toutefois à la veuve le soin de le faire comparaître et finalement ajournèrent la cause jusqu'au lundi suivant. Le lundi 4 juillet les choses tournaient mal pour la veuve. Ses témoins, Sevestre et Thieriot, restèrent chez eux malgré l'assignation 1.
La veuve répéta sa défense du vendredi précédent en disant que la valeur fournie contre les deux billets consistait en un mandement que le sieur Arouet avait donné pour prendre chez Sevestre treize cents exemplaires de Mariamne et qu'à cause des saisies elle n'avait pas pu retirer ces exemplaires.
Elle offrit pour terminer l'affaire, de rendre ce mandement, attendu que les livres ne sont plus de vente. Mais Voltaire réplique qu'il a deux sortes de billets de Noël Pissot : un billet concernant Mariamne, auquel la veuve veut toujours revenir, mais dont précisément il n'est pas question, et deux billets du 13 décembre 1725, concernant l’Indiscret, qui seuls sont en cause. La cause est entendue. Les juges consuls de la ville de Paris condamnent « ladite veuve Pissot à payer audit sieur Harouette de « Voltaire ladite somme de huit cent quatre-vingt-sept « livres avec le proffit... ».
Voltaire attend deux jours, puis le 7 il se met de nouveau en campagne. Cette fois il demande qu'on lui paye