‹ Voltaire FinancierChapitre 20 sur 108 · André Bellessort. Essai sur Voltaire, p · texte numérisé non relu

André Bellessort. Essai sur Voltaire, p

3. Georges Bengesco. Voltaire. Bibliographie de ses œuvres, Paris, 1889, tome I, p. 102 et 103.

4. Ch. Hettier. Une lettre inédite de Voltaire. Mémoires de l'Académie.. de Caen, 190%.

5. Voltaire à Coderec, 29 janvier (1728. L. Foulet, Correspondance de Voltaire, p. 117, 118.

D'Angleterre, Voltaire n'arrivait pas à se faire payer ses pensions et ses rentes. Il songea donc aux profits qu’il pouvait tirer de l'impression de la Henriade en France et fit savoir à Thierot, en 1726, qu'il pourrait gagner beaucoup d'argent en faisant imprimer son poème en France LE

Dans une lettre du 14 juin 1727, il précisât et écrivit qu'il aimerait mieux faire un marché argent comptant et livrer le manuscrit, que d’avoir la peine de faire imprimer lui-même. Mais il doutait que Thieriot pût trouver un libraire qui voulût donner un prix équitable pour un livre défendu et pensait qu’il serait dans la nécessité de l’imprimer lui-même. Mais en attendant cette édition, Voltaire avait chargé son ami Thieriot de recevoir l’argent des personnes qui voudraient souscrire pour la grande édition de Londres.

Dans une lettre à d'Argental, du 18 janvier 1739, l’auteur de la Henriade déclare que Thieriot lui dissipa ces quatre-vingts souscriptions et qu'il fut obligé de rembourser à ses frais tous les souscripteurs, et dans une lettre à Destouches il écrit que Thieriot lui perdit l'argent de cent souscriptions et dit qu'il lui a « ....offert depuis, fort sou- « vent, de me rembourser, mais il serait ruiné, et moi, « je serais bien indigne d’être homme de lettres si je « n’aimais pas mieux perdre cent louis, que de gêner « mon ami »?. Ces pertes lui furent du reste largement compensées par les souscriptions « immenses »3, nous

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