Commentaire historique, éd. Moland, tome I, p
dit-il, du roi Georges I* et surtout de la princesse de Galles.
Dans la préface à une édition de ses œuvres, en 1750, préface soumise à l'approbation de Voltaire, Baculard d’Arnaud écrit : « Cette édition (la Henriade, Londres « 1728, in-4°), valut dix mille écus à l’auteur qui n'ait « essuyé que des satires dans sa patrie; et le roi d’Angle- « terre Georges I* fit à l’auteur un présent de six mille « livres » 1. |
D'autre part, dans la préface historique pour l'édition de 1745, qu'on lit en tête du premier volume des Œuvres diverses de M. de Voltaire, nouvelle édition, à Londres chez Jean Nourse 1746, in-12°, il est dit que ce don du roi était de deux mille écus.
Beuchot déclare que les souscriptions de la Henriade procurèrent à Voltaire une somme considérable, que l'on porte à 150.000 francs ?. L'abbé Duvernet et Luchet font du produit de ces souscriptions l’origine de la fortune de Voltaire. Mais à en croire Voltaire, la Henriade mangea dans sa patrie tout ce qu'elle lui avait rapporté en Angleterre et, d'un autre côté, M. G. Desnoiresterres dit n'avoir vu qu'une liste de 344 souscripteurs 5.
Il est donc très difficile de déterminer, même d'une manière approximative, ce que la Henriade a rapporté à
Voltaire en Angleterre. Nous sommes porté à croire que ce fut une somme assez considérable, car malgré les failli-
1. Longchamp et Wagnière, Mémoires de Voltaire, tome. II, m. 492.
2. Voltaire œuvres, éd. Beuchot, tome LVI, note de la page 42%.