‹ Voltaire FinancierChapitre 40 sur 108 · PS · texte numérisé non relu

PS

1. Lettre à l'abbé Moussinot, ?9 avril 1738, éd. Moland, tome XXXIV, p. 463.

mille livres de M. Michel, je vous prie de l'engager à prendre dix mille pour un an, lesquelles, avec les deux mille livres qu’il me doit, feront douze mille livres ».

Mais Michel déposa son bilan. De là cette lettre de Voltaire à Moussinot : « .:. je reçois otre lettre du 9 (juillet

1740), par laquelle. vous me mandez la banqueroute générale de ce receveur général nommé Michel; il m'emporte donc une assez bonne partie de mon bien. Dominus dedit, Dominus abstulit; sit nomen Domini benedictum.. J'avoue que je ne m'attendais pas à cette banqueroute, et que je ne conçois pas comment un receveur général des finances de Sa Majesté très-chrétienne, homme fort riche, a pu tomber si lourdement, à moins qu'il n'ait voulu être encore plus riche. Ayez la bonté de parler au caissier de Michel; tâchez qu'il vous apprenne au moins la manière dont nous y prendre pour ne pas tout perdre. Peut-être M. de Nicolaï pourrait nous faire retrouver quelque chose. Il faudra aussi faire, je crois, opposition aux scellés, si cela se pratique, et si cela est utile 1, »

Michel emportait à Voltaire trente-deux mille cinq cents

livres ?, dont probablement vingt mille étaient un fonds de rente viagère.

Nous savons aussi que Lefebvre, d'Amsterdam, lui em-

porta deux mille francs 3.

1. Lettre à l'abbé Moussinot, 12 juillet 1740, éd. Moland, tome

XXXV,, p. 481, 482.

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