Duvernet. Vie de Voltaire, p
Mais les pertes d'argent les plus sérieuses trouvaient Voltaire impassible, comme nous avons essayé de le démontrer par des citations : au lieu de gémir inutilement, il avait le bon esprit d'accepter cette malechance presque en riant et de faire seulement tout pour sauver le plus possible de son bien.
Il nous semble que c’est la vivacité de son caractère ñeérveux, qui en le poussant toujours vers de nouveaux buts, ne lui permettait pas de connaître à fond les hommes. C’est cette vivacité qui fut tnalgré toutes ses précautions, l'origine et la cause d’une grande partie de ces déboires 1.
« J'avoue qu'à soixante-treize ans je ne connais pas en- « core les hommes, du moins les hommes de son espèce », écrivait Voltaire au comte d’Argental le 2 janvier 1767.
Le commerce de tableaux. — Le 15 mai 1733, Voltaire écrivait à Cideville qu'il brocantait et achetait des tableaux de l'Ecole flamande. Ce goût s’accrui encore sous l'influence de l’abbé Moussinot qui aimait, comme nous l'avons vu, à acheter et à vendre des tableaux. Le 8 mars 1736, Voltaire dit à Moussinot qu'il accepte les Lancret et les A/bane, qu’il lui écrira quand il faudra les envoyer et qu'il attend les quatre autres petites estampes pour Cirey. I1 ajoute que Pinga vendra les deux Marot qui lui ont coûté cent écus. Le 30 juin 1736, il lui permet de « s’amu- « ser à acheter » pour six mille livres de tableaux s’il
1. M. F. Caussy, dans son article : Lettres sur les dîmes. La Revue de Paris, 1909 (juillet-août), expose l'avis contraire.
croit que cela réussisse. Le 18 mars 1737, Voltaire « sup- « plie » Moussinot de ne mettre que quatre à cinq mille francs en tableaux; il y aurait, dit-il, de l’imprudence à mettre plus dans le commerce de Pinga, car l'argent mettrait trop longtemps à rentrer. Le 20 avril 1737, Voltaire se plaint que Pinga dise partout qu’il vend ses tableaux, ce qui fait un très mauvais effet. Le 17 juin 1738, il déclare à Moussinot que quand il retournera à Paris ils brocanteront vigoureusement. Le 9 juillet 1739, il lui permet d'acheter des tableaux pour ce qui lui plaira; le 30 mai 1740, Voltaire écrit qu'il espère lui donner l'avis d’une belle vente de tableaux, et le 16 janvier 1741 il mande à Moussinot : « Quant aux tableaux que vous voulez en- « voyer en Prusse, le roi aime fort les Waïteau, les Lan- « cret et les Pastel. J'ai vu chez lui de tout cela, mais je « souçonne quatre petits Watieau qu'il a dans son cabi- « net d'être d'excellentes copies. Quand le roi sera de « de retour à Berlin, je pourrai lui procurer quelques « morceaux de votre cabinet, où il ne sera pas trompé ».
Ce commerce devait causer des désagréments à Voltaire. Il avait à Bruxelles un commissionnaire, nommé Collens, qui devint peu à peu son associé, et un associé qui ne voulait ni donner une partie de la marchandise achetée, ni rendre l’argent. Or, Voltaire ne pouvait pas lui faire un procès, car Collens lui avait conseillé de faire une fausse déclaration de la valeur des tableaux pour la douane. Les tableaux furent saisis 1, et Voltaire voulut
1. Lettre à Madame Champbonin, éd. Moland, tome XXXV, p. 319. |
éviter à tout prix le scandale. « Toute l'affaire est telle-
ment embrouillée, écrit-il le 26 décembre 1739 à Moussinot, que Collens peut encore me demander de la fausse déclaration, parce qu'il a un billet de moi, écrit à son correspondant de Valenciennes, par lequel je chargeais mon valet de chambre de la déclaration dont Collens est l'unique. cause. Il pourrait se servir de cette lettre. Je gagnerais le procès, au moins je le crois, mais il serait encore désagréable de le gagner ». Et le 12 janvier 1740, écrit au même : « Il est très certain que je vais travailler à retirer les trois caisses de Bruxelles, mais il est aussi très-certain que c’est de tout point une malheureuse affaire... Il faut absolument finir avec lui; mais il n'y a que vous au monde qui le puissiez. Il faut lui donner un rendez-vous, le chercher, le trouver, ne le point quitier que vous n'ayez signé avec lui un compromis. Il reste ici pour environ dix-huit cents florins de tableaux sur le pied de l'achat; il en a emporté environ autant. Il faut donc proposer qu’il vous abandonne en entier la perte et le gain de ces trois caisses. Cela est d'autant plus juste qu'en ce cas, si nous payons encore pour la taxe mille florins, notre part nous reviendra à deux mille huit cents florins; il vous devrait même une indemnité. 3
« Il y a une seconde proposition à lui faire : c'est qu'il vous compte à Paris dix-huit cents florins, et qu'il prenne le tout pour lui. Nous y perdrons; mais il vaut mieux s'en tenir ainsi que d'embourber davantage. Ne le quittez pas qu'il n'ait pris un de ces partis, car je prévois depuis longtemps un procès : il voudra me
« faire payer sa fausse déclaration. En vain, il a avoué « devant un avocat de Bruxelles, que c'était sa faute; en « vain, l'a-t-il avoué devant Mme du Châtelet; je sais « qu'on l’excite à me poursuivre. ».
Cette démarche n’aboutit à rien et Voltaire dut abandonner les tableaux pour ne pas se compromettre.
Les rentes viagères. — Tous les placements que nous venons d'étudier avaient, aux yeux de Voltaire, un grand défaut : peu de sûreté; aussi recherche-t-il d'ordinaire des placements plus sûrs, surtout en rentes Saranties par des propriétés immobilières.
La plus ancienne de ses rentes viagères fut celle de deux mille livres, qu’il avait sur l'Hôtel de Ville de Paris avant son exil en Angleterre. Elle fut réduite par l'arrêt du 19 novembre 1726 à 1.600 livres, mais assez bien payée tous les semestres, sauf en 1737, où, à la fin de l’année, on lui devait deux années de cette rente. En juillet 1775 on lui doit 14.023 livres 1.
En 1731, Voltaire fait un contrat de 540 livres de rente avec M. Gœsbriant; mais les affaires de celui-ci étant très dérangées, Voltaire lui fait une sommation, uniquement pour empêcher la prescription ? et ne réclame le paiement que le 18 mars 1737, car alors M. Gœsbriant commençait à être à son aise. Malgré l’ordre qu'il avait donné à Moussinot le 6 juillet 1737 d'écrire à de Gæœsbriant « tous
1. Nicolardot. Ménage et finances de Voltaire, p. 59. 8. Leltre à l'abbé Moussinot, 18 mars 1737, éd. Moland, tome XXXIV, p. 227.
« les huit jours jusqu'à réponse définitive », c'est le 30 janvier 1741 seulement qu’il est payé de ses dix années d’arrérages.
Gœæsbriant ne figure dant l’état de rentes de Voltaire laissé à Longchamp en 1749, que pour 540 livres, c'està-dire pour une année. L'état du mois de juillet 1775 mentionne la même somme.
En 1733, Voltaire, sur parole d'honneur qu'il sera payé régulièrement, donne au marquis de Lézeau la somme de dix-huit mille francs, pour un contrat de rente viagère de 900 livres 1, qui devait être payée tous les six mois £.
Le 18 mars 1737, il écrit à Moussinot que de Lézeau lui doit trois années et il s'adresse à la tante du marquis, Mme la présidente de Bernières, pour demander son appui. Le 11 mai 1737, il mande à Moussinot : « ..… je vous « supplie de lui dire, et si vous ne le voyez pas de lui « écrire, que je me trouve dans un embarras extrême; « qu'il faut que j'emprunte, et qu'ainsi il doit faire de « deux choses l’une : ou payer présentement et donner « délégation pour l'avenir, ou signer un billet par lequel « il me quitte du dixième, n'étant pas juste que je paye le « dixième, ayant si longtemps attendu. S'il consent à ce
dernier article, je veux bien n'être payé de tout ce qu’il
me doit que dans un an, c’est-à-dire au mois de mars
1. Dans la lettre à l'abbé Moussinot, du 20 avril 1737, éd. Moland, tome XXXIV, p. 252, nous lisons : « M. de Lézeau de Rouen, » trois années et plus d’une rente de 2.300 livres ».
* 2, Lettre à de Cideville, 19 juin 1733, éd. Moland, tome XXXI.., p. 351.
« prochain ». Le 5 août 1737, il lui demande positivement à quelle date il payera les quatre années qu'il devra au mois de mars prochain. Le 25 février 1739, Voltaire écrit à Cideville que Lézeau lui doit environ mille écus; en 1740 il obtient une délégation sur un fermier, mais cette ferme est déjà saisie par le roi pour des impôts et Voltaire veut lui faire saisir sa terre de Lézeau. Le 20 juin 1744, il mande à Moussinot : « Il n’y a pas à balan- « cer au sujet de M. de Lézeau. Il me doit cinq mille « livres ou environ à présent. Ses affaires ne sont point « dérangées; il ne veut ni me donner délégation, ni me « payer, ni même compter. Qu'on fasse commande- « ment et qu'on saisisse en mon nom : il n’y a pas d’au- « tre parti à prendre, ni de moments à perdre ». Dans l'état de rentes de Voltaire en 1749 tel qu'il nous est donné par Longchamp, Lézeau n'est porté que pour 2.300 fr., c'est-à-dire qu'il existe en ce qui le concerne dix-huit mois d’arriérés; ensuite les arrérages commencèrent à s’accumuler car, le 25 novembre 1758, Voltaire écrit à Cideville : « Votre amitié pour moi a donc la malice, mon cher « ami, de tarabuster le marquis Ango, et de lui faire sen- « tir que quelquefois les plus grands seigneurs ne laissent « pas d'être obligés à payer leurs dettes, malgré les grands « Services qu'ils rendent à l'Etat. Il ne veut pas m'écrire; « vous verrez qu'il s’est rouillé en province. Cependant un « Bas-Normand peut hardiment écrire à un Suisse. Le « petit bonhomme de marquis veut donc me donner une assignation sur son trésor royal, et, de quatre années « m'en payer une à cause des dépenses qu'il fait à la « guerre | Je ferai signifier à mon seigneur que je ne l’en-
« tends pas ainsi, et que, lui ayant joué le tour de vivre « jusqu’à la fin de cette présente année, je veux être payé « de mon dû ou deu. On écrivait autrefois deu ou dub, « parce que dû est toujours dubium; mais dû, ou deu, ou « dub, il faut qu'il paye; et, point d'argent, point de « Suisse.
« Je ferai brèche à son trésor, car je bâtis une terre; ». Le 12 janvier, Voltaire annonce à Cideville que de Lézeau a payé mille écus, et le 11 juillet 1760, il écrit qu’il lui doit encore trois années et qu'il faut le presser sans trop l'importuner. Enfin, le 30 mars 1768, Voltaire annonce qu'on transigera avec M. de Lézeau s’il paye 9.000 livres au mois d'avril. L'état de rentes de juillet 1775 mentionne 2.300 livres de dû.
Le 5 mai 1735, Voltaire avait prêté à son ami le duc de Richelieu, la somme de quarante-six mille quatre cent dix-sept livres. Le duc lui paya, au mois de mars 1737, quarante-trois mille deux cents livres 1; le reste devait être payé par madame de Bouillé-Ménard, qui devait de l'argent à Richelieu.
Le duc payaït aussi à Voltaire une rente viagère de quatre mille livres par an, probablement à partir du premier janvier 1737. Dans une lettre du 23 juin 1737, Voltaire demande à Moussinot de « bien insister sur une déléga- « tion qui procure dorénavant un payement certain et pé- « riodique de cette rente de quatre mille livres, qui, « ajoute-t-il, est la plus considérable que j'aie. La vie est
1. Lettre à l'abbé Moussinot, 30 mars 1737, éd. Moland, tome XXXIV, p. 236.
« courante, et Salomon dit qu’il faut en jouir ». Il obtint au mois d'octobre une délégation sur la terre de Faon.
Le 4 janvier 1738, Voltaire écrit à Moussinot que M. de Richelieu est très endetté et qu’il serait bon qu'il chargeât un de ses fermiers de payer la rente de quatre mille et les quatre mille trois cents livres qu'il doit. Il ajoute que, si le duc ne paye pas jusqu'au mois de mars, il lui donnera encore dix-sept mille sept cents livres qui, avec les cinq mille trois cents livres qu'il devra, feront vingt mille livres, ce qui lui fera, avec les quatre qu’il à, six mille livres de rente sur le duc. Cette rente devra être hypothéquée sur tous les biens de Richelieu et payée par les fermiers d’une terre.
Ne pouvant pas obtenir du duc une réponse, il conseille à Moussinot, dans sa lettre du 2 septembre 1738, de lui écrire la lettre que voici : « Monseigneur, étant prêt à aller « en Campagne pour longtemps, et ne restant à Paris que « pour finir l'affaire, qui est entre vous et M. de Voltaire, « qui m'a chargé d’une procuration entièrement conforme
« à vos intentions, j'attends avec impatience vos ordres « pour m'y conformer et partir ». Cette démarche ou d’autres du même genre réussirent, car une lettre de Voltaire à Moussinot du 3 avril 1739 nous prouve qu'il avait déjà une délégation acceptée par les fermiers du duc.
. Le 15 avril 1744, Voltaire se plaint au marquis d'Argenson qu'un fermier du duc de Richelieu, nommé Duclos, qui devait, selon toutes les lois divines et humaines, lui compter quatre mille livres le lendemain de Pâques, re- Cule tant qu’il peut la date du paiement.
Dans l’état de rentes de Voltaire de 1749, Richelieu ne figure que pour 4.000 livres.
Les arrérages commencent à s'accumuler de nouveau en 1770. Alors, Voltaire, dans sa lettre du 9 février 1770 au duc de Richelieu, devenu dans l'intervalle maréchal de France, écrit qu’il à renoncé aux biens de ce monde et a abandonné ce qui lui devait le duc à sa famille qui recevra les ordres de celui-ci. C'était un tour de force par lequel il faisait intervenir une personne tierce, un étranger, dont on pouvait craindre qu'il ne se montrât moins accommodant que lui-même, ce qui fit que le maréchal s’acquitta au mois de septembre suivant 1.
En 1774, le maréchal de Richelieu doit à notre poète cinq ans de sa rente, mais celui-ci n’agit que par prières réitérées ?, et cet état de chose dure jusqu’au 20 janvier 1777, date à laquelle Voltaire, à court d'argent, écrit au duc : « Vous me devez plus de dix-sept mille francs « d’arrérages. Je vous demande en grâce de m'en faire « payer neuf mille, pour apaiser des créanciers auxquels & il faut du pain. Toutes les autres ressources m'ont « manqué tout à coup 3. » Le duc se laisse toucher par
fa
1. Lettre au maréchal duc de Richelieu, 23 septembre 1771, éd. Moland, tome XLVII, p. 514.
2, Lettre àl’Alembert, 7 novembre 1774, éd. Moland, tome IL, p. 115.
3, L'état des rentes de Voltaire, en juillet 17%5, publié par Nicolardot, Ménage et finances de Voltaire, p. 59, mentionne le maréchal de Richelieu pour 4.000 livres. Ce qui ne correspond pas à ce qui devrait figurer à cette date.
cette situation et, le 26 février 1777, Voltaire le remercie d'avoir payé la moitié de sa dette 1.
Voltaire avait prêté une somme considérable au propriétaire de la terre de Bouillé-Ménard. Après la mort de celui-ci l’auteur de La Henriade assigne en juillet 1736 Mx° d'Aubrigné, tutrice des enfants, auxquels appartient cette terre, à en juger d’après un arrêt qu’il avait obtenu *, on lui devait déjà huit mille francs. Le 18 mars 1737, il écrit qu'au 5 mai, il lui revient À prendre 52.058 francs sur cette terre, somme qui s'est encore accrue en août 1737 par la créance que le duc de Richelieu avait sur cette terre.
I1 semble que Voltaire se fit payer assez facilement, car Mr° d’Aubrigné avait chargé de cette affaire un monsieur de Gennes, fermier général de Bretagne, qui donna à Volfaire toutes les facilités nécessaires attendu qu'il était pour son propre compte débiteur de Voltaire : « M. de « Gennes est fermier général de Bretagne, écrit-il à Mous- « sinot le 3 avril 1737; s'il ne paye pas, c'est une très «& mauvaise volonté, à quoi la justice est le seul remède. « En un mot, c'est à un huissier à faire tous les compli- « ments dans cette affaire, et je vous supplie de ne pas « épargner cette politesse. »
Parmi les rentes viagères de Voltaire, il y en avait une de 2.500 livres sur le prince de Guise, qu'il n'était pas
1. Lettre au maréchal duc de Richelieu, 26 février 1777, éd. Moland, tome L, p. 192%
2. Lettre à Moussinot, 16 juillet 17%, éd. Moland, tome XXXIV, D. 96.
facile de se faire payer : le 18 mars 1737, on lui doit trois années et on n'a payé que treize cent trente francs. Voltaire, suivant son habitude, veut une délégation sur un fermier pour ne pas causer au prince l'embarras d'entrer dans de fastidieux détails et à lui l'embarras de n'être pas payé.
Le 11 mai 1737, Voltaire écrit à ce sujet à Moussinot une lettre ainsi conçue : « … vous lui ferez savoir que mes « créanciers m'ont saisi tout ce que j'ai, et que vous êtes « forcé d’avoir recours à lui; que vous espérez de sa pro- « bité qu'il voudra bien payer. »
Le prince promet de payer, mais ne tient pas sa promesse.
« On a très mal fait, écrit Voltaire à Moussinot le 5 août « 1737, de se reposer sur la parole positive du prince de « Guise. Les paroles positives des princes sont des chan- « sons, et les siennes sont pis. Il faut absolument lui « écrire, et, quelque temps après, faire saisir sur les « fermes générales. » Au mois d'août 17%37, Voltaire apprend qu’on a établi une commission pour la liquidation des dettes du prince; il écrit alors à Moussinot qu'il faut s'adresser à M. de Michaut, le secrétaire de cette commission, vous lui représenterez : « que j'ai prêté mon & argent comptant; qu’une rente viagère doit être sacrée; « qu'on m'en doit trois années; que M. le prince de Guise « m'a toujours caché l'établissement de cette commission; & en un mot, après avoir représenté mon droit et la lésion « que je souffre, vous me manderez la réponse, el vous « agirez comme il conviendra en justice. Je ne crois pas « qu'une commission établie par le roi soit établie pour
frustrer des créanciers. Au contraire, je me flaite surtout que les rentes viagères doivent être exceptées des lois les plus favorables aux débiteurs de mauvaise volonté... 1 » Ces démarches firent que le prince assura
Voltaire au mois de novembre, qu’il serait payé cet hiver
et qu’il aurait une délégation comme il le désirait. Au mois de mars 1738, Voltaire reçoit, en effet, le projet d'une délégation, mais non pas le paiement. « L’affaire