‹ Voltaire FinancierChapitre 42 sur 108 · PS · texte numérisé non relu

PS

de M. de Guise n'est pas si bagatelle, écrit Voltaire à Moussinot le 9 décembre 1738. Savez-vous bien que vous ne feriez pas mal d'aller voir M. Chopin dans quelque intervalle de la grand'messe et de vêpres? Il me semble qu'on fait plus de choses dans une conversation avec le chef de la commission que par des rames de papier timbré. Vous diriez à ce M. Chopin que le sérénissime prince de Guise se moque de moi, chétif

« citoyen; qu'il fait bombance à Arcueil, et laisse mourir

de faim ses créanciers; vous lui feriez un beau discours sur la révérence qu'on doit aux rentes viagères. Il est vrai que le roi a réduit les nôtres à la moitié, mais le prince de Guise n’est pas si modéré : il me retranche

« tout à fait les miennes.

« Je souhaiterais que ce M. Chopin eût quelques rentes viagères, il verrait ce que c’est que de n’avoir point de quoi vivre de son vivant, et de laisser à ses hoirs trois

ou quatre années à percevoir ». Mais par sa persévé-

rance, Voltaire réussit à forcer le prince à lui payer la

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