Leltre à l'abbé Moussinot, 17 août 1737, éd. Moland, tome
XXXIV, p. 307.
rente, et dans l’état de rentes de notre poète, pour l’année 1749, le prince de Guise ne figure que pour 2.500 livres, c'est-à-dire qu’il existe alors une année d’arriérés.
La lettre de Voltaire du 30 mars 1769 nous apprend que le prince de Guise n’a pas payé depuis longtemps, ce qui force Voltaire à faire signifier aux héritiers de la princesse de Guise, comme il l'avait fait pour Richelieu, que dorénavant c’est sa famille qui va lui réclamer le paiement avec plus d'instance, car c’est à elle qu'il a cédé sa créance. Le tour réussit et dans une letire du 23 septembre 1771, au duc de Richelieu, Voltaire le remercie de la bonté qu'il à eue dans ses petites affaires avec les héritiers de la princesse de Guise. Dans l’état de rentes de juillet 1775, la « succession Guise » figure pour 2.500 livres.
Voltaire avait une rente viagère, garantie par une délégation sur les rentes de la ville, sur le président Auneuil. Elle était probablement de deux mille livres par an, payable tous les six mois. C’est des six derniers mois de l’année 1735, de cette rente, que Voltaire parle pour la première fois 1; le 18 mars 1737 on lui en doit une année, qu'on paye; le 3 avril 1739, Voltaire veut s'adresser aux locataires de son débiteur pour se faire payer; le 21 février 1740, d'Auneuil doit trois mille livres, et le 12 juillet 1740, Voltaire lui fait dire que la banqueroute de Michel le met hors d'état d'attendre; en juin 1741, on doit une année, et dans l'état de rentes de Voltaire pour l’année 1749, d’Auneuil figure pour deux mille livres.