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Commentaire historique, éd. Moland, tome I, p

Prusse qui, en voulant se l'attacher, dépassa toutes ses promesses. « L'amitié de Frédéric, écrit Collini, la liberté « de penser et d'écrire si chère à son génie, l'existence « honorable que lui procuraient ses travaux et les bien- « faits du roi, l'avaient conduit à regarder ce pays comme « Sa patrie 1», ,

l’auteur de La Henriade compte acheter « une jolie maison de campagne sur les bords de la Sprée », et planter dans son jardin les oignons et les graines que devait lui envoyer Päris-Duverney ?.

Voltaire voyant que son séjour en Prusse allaït lui faire perdre sa place d’historiographe, s’adressa, le 7 août 1750 au comte de Saint-Florentin, en lui rappelant que la

pension de deux mille francs qu’il recevait comme histo-

riographe n'était qu'une compensation qu'on lui accordait, et demanda qu’on la lui conservât. Cette demande fut favorablement accueillie, grâce à l'intervention de la marquise de Pompadour 5.

Le 15 octobre 1750, Voltaire retire les fonds qu'il avait placés dans la compagnie organisée par Pâris-Duverney pour les fournitures aux armées. Suivant Longchamp, il toucha pour le règlement de son compte, 600.000 francs. Ces fonds permirent à Voltaire de prendre part à l’établissement d'une espèce de compagnie des Indes que le roi de Prusse formait au port d'Emden. Il y mit deux mil-

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