D. Muller. Les rentes viagères de Voltaire, p
« justice que j'attends de vous. 1, » Le 15 janvier 1758 (1759), il écrit : « J'ai reçu l'honneur de votre lettre. Les « huit mois de retardement me font beaucoup de peine. « Ils ne prouvent rien d'agréable, tout a bien mal tour- « né. J'en (des rentes) ai d'autant plus de besoin que je « suis obligé de rétablir entièrement le comté de Tour- « nay, dont j'ai fait l'acquisition dans mon voisinage des « Délices, et qu'on commence toujours par se ruiner dans « une terre, avant d'en pouvoir tirer le moindré avan- « tage...?. »
Pour obtenir un paiement régulier, Voltaire demande à tous ses amis de l’appuyer dans ses prétentions. Ainsi il demande le 1* novembre 1758 à la comtesse de Lutzelbourg de faire « laver la tête au banquier Turckeim ». Daignez, ajoute-t-il, lui signifier « que je meurs de faim, « s’il ne songe pas à moi3 », et le même jour il écrit à Collini : « Je vous prie de vouloir bien passer chez « Turkeim, et lui dire que ses délais font mourir de faim .« trente-deux personnes que j'ai à nourrir chez moi 4. »
Grâce à toutes ces démarches, Voltaire avait été assez régulièrement payé; le second semestre échu le 1* octobre 1757 fut payé en novembre; le second semestre 1759 échu le 1* octobre 1759 fut payé le 13 octobre; le premier semestre 1760 payable le 1% avril 1760 fut payé le