D. Muller. Les rentes viagères de Voltaire, p. 53 à
de Besançon. Cette homologation lui permettait d'exercer des poursuites 1.
En novembre 1765 on doit à Voltaire deux quartiers,
c'est-à-dire 31.062 livres; il écrit lettres sur lettres à Jeanmaire, mais ne recevant pas de réponse, il s'adresse directement au Conseil de régence de Montbéliard, auquel il écrit, dans sa lettre du 28 novembre 1765 : « M. Jean-
maire, receveur de Montbéliard, vint chez moi deux fois, il y a plus d'un an, de la part de M. le comte de Montmartin, pour m'emprunter de l'argent au nom de M. le duc de Würtemberg; je ne balançai pas un moment; je connaissais trop quelle est la générosité et la grandeur d'âme de S. A. S.; je prêtai tout mon bien en rentes viagères sur ma tête et sur celle de mes neveux et nièces, en gardant la proportion de nos âges. J'avais alors soixante-douze ans; je suis dans un état qui ne me permet pas de me passer des secours que cette rente viagère doit me procurer, et vous savez, Messieurs, combien à mon âge une pareille rente est sacrée. Elle sera bientôt éteinte; mais S. A. $S. m'a promis par un contrat que je serais payé exactement. M. Jeanmaire me doit plus de trente mille livres sur une année révolue; je lui ai écrit plusieurs fois, il n’a pas daigné me répondre encore. Mes rentes sont hypothéquées sur les terres que son $S. A. S. possède en Alsace et en Franche-Comté, et les contrats sont homo-