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F. Rossel. Voltaire créancier du Würtemberg, p

du sieur Jaquelot. Voltaire après avoir reçu 2.174 livres en argent comptant, donnait le 1% avril 1768 une quittance générale.

Peu de jours après, Jaquelot, qui n'était qu'un prêtenom passait à l’ordre de Voltaire les deux billets de Charles-Eugène et le tour était joué.

Grâce à ce tour, Voltaire réalisait les merveilles suivantes : 1° il avait l'air de rendre service au duc, en le débarrassant momentanément d’une dette pressante; 2° il cachait suffisamment son jeu; 3° il faisait intervenir une personne tierce, dont on pouvait craindre qu'elle se montre moins accommodante que le poète; 4° il recevait pour constater son arriéré, un titre facilement négociable et faisait produire à cet arriéré un intérêt de 5 % 1.

On a vu que Rosé de Colmar et Meiner, directeur des forges d'Audincourt, s'étaient soumis à payer à Voltaire à partir du 1% avril 1768, le premier 28.000 livres et le sdcond 34.125 livres par trimestre. Or, en octobre 1768, Rosé imagina qu'il pourra faire attendre le poète en lui écrivant le 11 octobre 1768 qu'il a découvert des veines d'or en Alsace moyennant lesquelles il compte payer Voltaire, si celui-ci veut attendre. Mais Voltaire ne se laissa pas prendre et écrivit le 18 octobre 1768 à Dupont une lettre conçue en ces termes : « Le sieur Rosé me paraît un « virtuose. II me mande que je suis fils d’Apollon et « de Plutus; mais, s’il ne m'envoie point d'argent, Plutus « me déshéritera, et Apollon ne me consolera pas. Il dit « qu'il a dépensé son argent à fouiller des mines; mais

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