Daniel Muller. Les rentes viagères de Voltaire, p
: il allonge beaucoup la mienne. Il n’est point dit dans
notre marché qu'il cherchera de l'or, mais qu'il m'en donnera; et le vrai moyen de n'avoir pas à m'en don-
« ner, c'est d'imaginer qu'il y en a dans les montagnes
des Vosges. Lies véritables mines sont dans ses vignes. bien cultivées; ellles font de fort bon vin, qu'on vend très bien à Bâle, où on le vendrait encore bien mieux s’il y avait encore un concile. Le chapitre seul de Porentruy len boït assez pour que M. Rosé ait de quoi me
payer.
« Puisqu'il est un bel esprit, j'implore auprès de lui la protection de Bacchus, le dieu des raisins, celle
« d’Apollon, qui doit me donner des lettres de recomman-
dation pour lui, et point du tout celle de Pluton, quoiqu'il sôit le dieu des mines; j'implore surtout la vôtre,
« VOUS Qui savez ce que vaut une délégation acceptée.
« Je ne vis plus que de ces délégations; j'ai donné le reste à ma famille. M. Rosé doit considérer, que,
« m'étant dépouillé de mon justaucorps et de mon man-
teau, il ne mie reste que ma veste et ma culotte; que s'il m'en prive, j'irai tout nu, et que je mourrai dé froid l'hiver prochain. »
Au mois de mars 1769 arrivait l'échéance du premier
billet Jaquelot, de 35.000 livres et s'était à Voltaire qu'il appartenait d'en poursuivre le remboursement. Mais le duc était hors d'état de rembourser, en outre, il avise Voltaire qu’il doit 96.000 livres au baron Dietrich, de Strasbourg ,;et demande de lui prêter cette somme .