‹ Voltaire FinancierChapitre 64 sur 108 · Daniel Muller. Les rentes viagères de Voltaire, p · texte numérisé non relu

Daniel Muller. Les rentes viagères de Voltaire, p

: il allonge beaucoup la mienne. Il n’est point dit dans

notre marché qu'il cherchera de l'or, mais qu'il m'en donnera; et le vrai moyen de n'avoir pas à m'en don-

« ner, c'est d'imaginer qu'il y en a dans les montagnes

des Vosges. Lies véritables mines sont dans ses vignes. bien cultivées; ellles font de fort bon vin, qu'on vend très bien à Bâle, où on le vendrait encore bien mieux s’il y avait encore un concile. Le chapitre seul de Porentruy len boït assez pour que M. Rosé ait de quoi me

payer.

« Puisqu'il est un bel esprit, j'implore auprès de lui la protection de Bacchus, le dieu des raisins, celle

« d’Apollon, qui doit me donner des lettres de recomman-

dation pour lui, et point du tout celle de Pluton, quoiqu'il sôit le dieu des mines; j'implore surtout la vôtre,

« VOUS Qui savez ce que vaut une délégation acceptée.

« Je ne vis plus que de ces délégations; j'ai donné le reste à ma famille. M. Rosé doit considérer, que,

« m'étant dépouillé de mon justaucorps et de mon man-

teau, il ne mie reste que ma veste et ma culotte; que s'il m'en prive, j'irai tout nu, et que je mourrai dé froid l'hiver prochain. »

Au mois de mars 1769 arrivait l'échéance du premier

billet Jaquelot, de 35.000 livres et s'était à Voltaire qu'il appartenait d'en poursuivre le remboursement. Mais le duc était hors d'état de rembourser, en outre, il avise Voltaire qu’il doit 96.000 livres au baron Dietrich, de Strasbourg ,;et demande de lui prêter cette somme .

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