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D. Muller. Les rentes viagères de Voltaire, p. 88 à

nève et à Paris, mais tous les banquiers refusèrent d'avancer de l'argent.

Le Conseil de la régence de Montbéliard, harcelé par le duc, envoya Jeanmaire en Suisse pour négocier à tout prix un emprunt. Les banquiers bâlois, bernois et genevois refusèrent de prêter et c’est alors que Jeanmaire passa chez Voltaire, à Ferney, et trouva chez lui 80.000 livres que le patriarche venait de recevoir de Paris, somme obtenue par la vente des contrats.

Jeanmaire parvint à persuader Voltaire que le meilleur placement serait encore chez le duc de Würtemberg et le poète consentit; il risquait peu. Sa rente courante de 62.125 livres par an était à jour et le remboursement de la somme de 105.600 livres était à peu près terminée, car “on ne lui devait plus que 12.400 francs.

Il est probable que Voltaire voulut avoir pour ce prêt une rente viagère au taux de 15 à 20 %, et ce n'était pas un taux exagéré pour son âge de 78 ans; mais Jeanmaire préféra un simple prêt à court terme 1.

Le contrat fut signé le 23 mars 1773; il prévoyait un prêt de 80.000 livres à 5 %, hypothéqué en faveur de Voltaire sur les comtés d'Horbourg et de Riquewihr? et payable en deux ans, avec les intérêts à partir du 1* février 1773. |

Le paiement du capital et celui des intérêts devait avoir lieu tous les trois mois. Ce fut le sieur Rosé, receveur du duc à Riquewihr, qui fut chargé des paiements.

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