L. Foulet : Correspondance de Voltaire, p. 46, note
9. Fernand Caussy : Lettres de Voltaire à la Cour de France. Documents inédits. La Revue 1910 (octobre-décembre). I1 ne réussit pas à la faire partager (lettre à Thieriot du 18 août 1726, 64. Moland, tome XXXIIT, p. 159). Dans les lettres qui suivent il n'en est plus question.
4. L. Foulet : Correspondance de Voltaire. Note de la page 79.
Nous ne croyons pas qu'il faille compter aussi parmi les ressources de Voltaire en ces années une pension de douze cents francs sur la cassette du duc d'Orléans. C’est Longchamp qui nous en parle et dit qu'il l’a touchée pour Voltaire en 1749 1. Cette somme figure sous la rubrique des rentes sur le Livret de Voltaire, qui est de 1775 ?; or nous savons qu'à cette date Voltaire ne touchait plus ses pensions et le fait qu’on a certifié à Nicolardot, aux archives de la maison d'Orléans, que Voltaire ne figurait sur aucune liste des créanciers de cette famille 3, ne nous semble pas une preuve suffisante du contraire.
Ces pensions étaient pour Voltaire d’une aide considérable, car au mois de septembre 1725 il écrivait de Versailles à madame de Bernières : « Les noces de Louis XV « font tort au pauvre Voltaire. On ne parle de payer au- « cune pension, ni même de les conserver; mais en récom- « pense, on va créer un nouvel impôt pour avoir de quoi « acheter des dentelles et des étoffes pour la demoiselle « Leczinska 4 ». Dans une autre lettre à la même personne, il ne semble pas plus optimiste : il y maudit sa vie de courtisan et dit qu'il court inutilement après une
1. Longchamp et Wagnière : Mémoires sur Voltaire, tome II, p. 330 et 344.
8. M. L. Foulet dans la Correspondance de Voltaire, p. 240 et RM, tire la même conclusion en s'appuyant sur la terminologie de Voltaire.