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la semaille, de même que les bêtes « de charrue et les laboureurs, le tout
CHRONO EE Re ele te ile die te ne eee 1 livre.
« Pour le nettoyage des blés au prin-
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« … Ainsi lorsque les cultivateurs portent au marché « le produit d'une coupe de semature, qui se réduit à « deux coupes lorsqu'on à levé la semaille, ils retirent « pour les deux coupes : à Collonges 16 livres et à Gex 18 livres; au premier cas, ils perdent par coupe de semature trois livres, et au second cas une livre 1. » L'exactitude de ce compte paraît peu vraisemblable et il est très difficile de dire combien la terre de Ferney rapportait à Voltaire, car le 3 mars 1759, il écrit au pré- « sident de Ruffey que Ferney ne « vaut pas trois mille « livres de rente » et le 5 novembre de la même année, le poète déclare à M'"° de Fontaine que « Ferney est « devenu une terre de sept à huit mille livres de rente ». Dans sa déclaration du 9 octobre 1776, M° Denis déclare que « tout le pays sait que ce n’est qu’une maison de
« plaisance qui demande un très grand entretien » et « ne lui a jamais produit un sou de bénéfice ? ».
1 Mémoire sur l'Etat de l'Agriculture au pays de Gez, 1764, éd. Moland, tome XXXII, p. 612, 613.
2. Déclaration des biens que Madame Denis possède à Ferney, cité d’après F. Caussy, Voltaire, seigneur de village, mp. 326, 327.
Dans l'état de de rentes du mois de juillet 1775, Ferney figure pour 15.000 livres.
Voltaire s'était occupé de l'agriculture, comme nous l'avons vu, parce qu'il croyait avec les physiocrates que la terre seule est productive. Le succès n'avait répondu ni à ses efforts ni à la grandeur de ses plans, car avec beaucoup de peine et non moins d'argent, il avait récolté juste de quoi nourrir ses domestiques.
L'agriculture ne lui ayant pas donné, malgré tous les efforts, les résultats qu'il espérait, Voltaire, comme le remarque M. F. Caussy, se tourna vers l’industrie.
En somme, cette expérience ramena Voltaire au mercantilisme. Il n'’osa pas affirmer, contre l'autorité des physiocrates que l’industrie et le commerce sont productifs, mais il déclara que l'industrie seconde l’agriculture et augmente la richesse du pays en consommant les produits agricoles et en faisant « entrer de l’argent dans « le royaume ».
Voltaire industriel. — Pour utiliser les fonds de glaise de son domaine, Voltaire avait installé une tuilerie, exploitée par le Suisse Racle, inventeur d’une faïence décorée, dont il faisait des poèles pour toute la contrée.
Un peu plus tard, il employa ses vassales à élever des vers à soie; puis, voyant qu'une tannerie aurait des chances de prospérer à cause de l'abondance du bétail dans le pays, il en établit une au capital de 63.000 livres 1.
En 1766, les Genevois étant divisés au sujet de Jean- Jacques, la France décida de soutenir les magistrats du Petit-Conseil contre les citoyens partisans du philosophe.