F. Caussy, Voltaire, à Ferney. La Revue
Il en écrivit à MM. de Berne et leur exposa les avanta-
ges qu'ils avaient de la liberté du pays de Gex, insistant sur le fait qu'ils n'avaient plus de droits à payer au passage de Versoix et il leur fit part de son projet de payer
l'indemnité par un bénéfice sur le sel demandant qu'on
lui en cédât une quantité suffisante i.
Pour que l'affaire fût en règle, il ne restait qu'à avertir
l'intendant. Voltaire le fit par l'intermédiaire de Fabry,
qui il écrivit le RS novembre 1776 : « Touché des prières quon m'a faites, sensible aux alarmes que je vois répandues dans la province, j'ai offert de donner sur-lechamp trente mille francs pour payer l'indemnité à la ferme générale. Je ne les donne qu'à quatre pour cent au lieu de cinq, et je consens encore de ne toucher cette rente qu'au bout de deux ans. On la paiïera à ma nièce, si je meurs avant Ce ierme, comime il y a grande apparence. Le préalable pour ce prêt serait que MM. les Etats me donnassent un pleïn pouvoir de traiter avec le Conseil de Berne.
« Je prendrais en leur nom le marché de Rose, et je serais plus sclvable que lui. Vous feriez toutes les conditions et tous les arrangements. La quantité de salaisons qui augmente prodigieusement dans voire province, quand le sel est bon marché servirait à payer tous les frais que vos Etats sont obligés de faire chaque année, Vous seriez au moins pendant deux ans délivrés de l'embarras d'établir une contribution générale, et vous auriez le temps de prendre de justes mesures sur