La même tragédie. Paris, Desauges, 1826. ïn
Répertoire populaire du Thédtre^Français.
50/ Les Originaux ou Monsieur du Cap-Vert, 1732.
Les Originaux, comédie en trois actes et en prose, parurent pour la première fois en 1820, dans le tome IX des Œuvres de Voltaire, publiées par M. Lequien (p. 323 et sq,).
Cette pièce n*a jamais été représentée sur des théâtres publics, mais elle fut jouée probablement chez M"* de Fontaine-Martel, en 1732, et certainement chez M"« du Châtelet, à Girey, où elle faisait partie du répertoire du théâtre du château. En 1747, les Originaux furent donnés à Sceaux, chez la duchesse du Maine.
Des trois manuscrits que Ton connaît de cette pièce, deux sont intitulés les Originaux ; le troisième, Monsieur du Cap^ Vert : mais à Girey, la comédie de Voltaire était appelée le Comte de Boursoufle ou Boursoufle tout court, titres qu*elle partageait avec une autre comédie de Voltaire : V Echange, et afin de distinguer ces deux ouvrages, on disait le grand Bour^ soufle ou Boursoufle Vaine pour les Originaux, et le petit Boursoufle pour l Echange.
Boursoufle est le nom d*un petit-maître ridicule qui figure
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES i3
dans Tune et l'autre pièce; ce personnage est devenu le comte des Apprêts, dans les manuscrits intitulés : les Originaux ; il est appelé Boursoufle dans le manuscrit intitulé Monsieur du Cap- Vert, et le comte de Fatenville dans l'Echange,
Les cinq couplets qui terminent les Originaux avaient été imprimés, dès 1785, dans les Etrennes lyriques, anacréon^ tiques, etc.,, (Paris, in- 18, p. 79 à 81), comme tirés ce d'une a petite comédie de M. de Voltaixe, intitulée le capitaine Bour- «ksoufle, et représentée à Cirey en j'^So {sic), » Or, Voltaire alla pour la première foih à Cirey vers le milieu de 1734.
51. Eriphile (sic), tragédie de M. de Voltaire, représentée par les comédiens ordinaires du roi, le vendredi 7 mars ly-^i. Pièce 'que l auteur s'était opposé qu'elle fût imprimée de son vivant {sic), Paris, s, /i., 1779. In-8 de 82 pp. Première édition (Soleinne, t. II, n*» 1680 et C. V. Ben).
Le Discours en vers que l'on trouve, dans cette édition, en tête &Eriphyle, fut prononcé par Dufresne, en 1732, à la réouverture qui suivit la clôture de Pâques (Voltaire à Thieriot, 14 avril 1732.)
Jore avait commencé en 1732 l'impression d'Eriphyle : mais Voltaire la lui fit brusquement interrompre : il voulait, disait-il, essayer encore au théâtre sa pièce, qui n'avait pas eu grand succès dans sa nouveauté. (Voltaire à M. de Formont, 1732 ; à Cideville, 8 mai 1732 ; à Thieriot, 26 mai 1732.)
En 1733, l'auteur manifesta de nouveau l'intention de faire paraître Eriphyle : il l'avait corrigée avec soin, y avait mis des chœurs et voulait la dédier à l'abbé Franchini, envoyé du grand-duc de Toscane à Paris*. (Voltaire à Thieriot et à Cideville, i5 mai 1733.)
Mais il se ravisa encore une fois, et la pièce ne parut pas de son vivant.
5 2. Lk MÊME TRAGÉDIE. Paris, S, A., 1779. In-8 de 80 pp. (C. V. Ben.)
Contrefaçon de l'édition précédente.