I. Anagramme d'Arouet
a. Cf. rédition de Kehl, t. XII, p. 372. Dans l'édilion Beuchot, on lit Lettre de M. Eratou à M. Clocpitre {sic).
volumi intitulé: Eyîtres, Satires, Contes, e/c..., qu'on trouve imprimée pour la première fois VEpitre dédicatoire au roi de Prusse. Cette Epître est suivie d*une réimpression des Précis de VEcclésiaste et du Cantique des Cantiques,
Les Précis de VEcclésiaste et du Cantique des Cantiques, condamnés par arrêt de la cour du Parlement du 3 septembre 1739, ont été condamnés aussi par décret de la cour de Rome, du 3 décembre de la même année (Index Ubrorum prohibito* runtf Modoetiœ, i85o, in- 16, p. 333).
629. Précis de l'Ecclésiaste et du Cantique des Cantiques. Londres, 1770. Petit in-8 de 2 ff. et 30 pp. (C. V. Ben).
630. La guerre civile de Genève, ou les. amours de Robert Covelle. Poème héroïque, avec des notes instructives. A Bezançon, chez Nicolas Grandvel [Genève)^ 1768. In-8 de xvi et 68 pp.; ou in-8 de xvi et 67 pp. Premières éditions (Bibl. N'% Y. 5492 g + y; — Ihid, Y. 5492 gy; — C. V. Beuchot, 313 ; — Bibl. N»% Y).
« Le sujet de cette épopée burlesque », dit M. Sayous, dans le Dix-huitième siècle à l'étranger {Paris, Amyot, 1861, 1. 1, p. 324) c est un épisode des dernières luttes du tribunal des « mœurs contre ^insoumission et l'irrévérence croissantes du c peuple genevois. Un citoyen, appelé devant le Consistoire « pour entendre, à genoux, la censure qu'il avait encourue, a pour crime de séduction, s'était refusé avec hauteur à la c génuflexion traditionnelle, et cet incident compliqué de « démarches politiques, envenimé surtout par des brochures '< et des chansons, avait porté le dernier coup à la vieille disa cipline.
a Tel est le sujet ou le prétexte de ce poème, qui se ter- « mine par l'incendie du théâtre de Genève, allumé par la « noire fureur du roux Rousseau t.
Voici le procès- verbal du 23 février 1763, où est relaté le fait qui a donné naissance à la fable imaginée par Voltaire :
« A comparu Robert Covelle, citoyen, appelé sur ce qu'il a € été accusé par Catherine Ferboz native, d'être père de Ten- « fant dont elle a accouché à Vigy savoir en décembre dernier a et baptisé à Gy par le pasteur de la Porte. Sur quoi interrogé « i avoue d'avoir eu la compagnie charnelle de la ditç Ferbozi
« mais qu'il était indécis s'il était père de Tenfant. Dont opiné, « Tavis a été de censurer grièvement le dit Covelle, qu'il ic demandera pardon à Dieu genoux en terre, et de lui défendre a la sainte Cène absolument. Ce qui lui ayant été prononcé, il « a dit qu'il demandait huit jours pour se réfléchir s'il se (c mettrait à genoux. Le terme demandé lui est accordé, et a comme il n'a pas fait de cour de justice au sujet de la paila lardise arec ladite Ferboz, Tavis a été de le renvoyer à ce s sujet au Magn. Conseil* ».
Le poème de la Guerre chile de Genève^ inspiré à Voltaire
f)ar sa haine pour Rousseau et pour les Genevois, doit être de a fin de 1766 ou du commencement de 1767. Voltaire en parle dans «es lettres au landgrave de HesserCassel du i3 janvier, àd'Alembert du 18 janvier, au duc de Choiseul du 20 février 1767. Le premier chant fut envoyé à Damilaville le 27 février. Les chants I et II! circulaient à Paris en avril {Mémoires secrets, i3 avril 1767): on n*eut léchant !!• qu'en novembre {Correspondance de Grimwi, éd. Garuier^ i5 novembre 1767, t. VU, p. 488, et Mémoires secrets, 7décembre 1 767), etleschants IV et V qu'en mars 1768 (Mémoires secrets, !•' avril 1768).
Le poème parut complet et dans toutes ses parties et orné des « honneur^ typographiques », en avril 1768* {Correspondance de Grimm, i5 avril, et Mémoires secrets, 24 mai 1768}.
Il nous a été impossible de retrouver les deux éditions suivantes signalées par Quérard et par Beuchot : i* Tédition in-8, avec l'adresse de Londres et le millésime 1768 (voy. Quérard, BibL Volt., p. 32); 2» Téditiôn in- 16, qui porte le titre de dernière édition et le millésime 1768* (voy. V Avertissement de Beuchot pour la Guerre civile de Genève. Œuvres de Vol' taire, éd. Garnier, t. IX, p. 5o7).
Les différentes éditions de la Guei*re civile de Genève, qui ont passé sous nos yeux, ont toutes la même adresse : Be^an^ çon, Nicolas Grandvel, et le même millésime : lyâS- Les unes sont en 68 pages, les autres en 67. Dans les éditions en 67 pages, il n'y a pas d'errata; c'est ce qui fait la diftérencc de pagination.
i. Recueil if extraits des Registres du Consistoire <U Genèct, p. 427. Ce procès- verbal a été publié pour la première foi» par M. Desnoiresterres, dans Voltaire et Genève, pp. 70-77.