DES ARTS
Toi qui, mêlant toujours l'agréable à l'utile,,.
Cette épître fut d'abord adressée au comte de Maurepas : et on la trouve dans l'édition de Kehl (t. XIII, p. m) avec Tinlitulé suivant : A M. le comte de Maurepas, ministre d'Etat, sur Vencouragement des arts, Maurepas avait servi Voltaire dans sa querelle avec Desfontaines (V^oltaire à Thieriolf 28 janvier 1739).
Au mois de mars 1740, Voltaire écrivait à d'Argental : «Per- « mettez que je vous adresse une de mes rêveries, que vous • jetterez au teu si vous la condamnez, et que vous ferez voir c à M. le comte de Maurepas, si vous l'approuvez. Je lui donne V par mon dernier vers la louange la plus flatteuse. Je lui c dis qu'il a des amis, et c'est votre amitié qui fait son « éloge. »
L'Epitre au comte de Maurepas finissait en effet par ce vers :
Ils ont tous des flatteurs, il a seul des amis,..
En 1743, M. de Maurepas ayant combattu l'élection de V^oliairc à l'Académie française, le poète effaça le nom du comte et intitula son épître : A un ministre d'Etat. C'est sous ce titre qu'elle parut dans le t. V des Œuvres mêlées de M, de Voltaire. Genève, Bousquet, p. 226. Quoique portant le millésime 1742, ce cinquième volume avait été réimprimé, en 1743, à partir de la p. 199, et VEpitre à un ministre d'Etat était au nombre des pièces ajoutées par l'édileur (voy. Œ*//vr^* complètes, édition de 1742}.
En 1744, dans les Pièces recueillies de MM. de Voltaire et Piroi (C. V. Beuchot, hhi], l'épîtrc est intitulée : A M. le comte de Maurepas, ministre et secrétaire d'Etat (p. 8).
On Kl retrouve, avec son premier titre : A un ministre d'Etat, en 1746 (t. VI de iédiiion Ledet, p. 182), en 174G (t. V des Œuvra diverses de M. de Voltaire. Londres, Jean I^ ourse, p. 119), en 1748 (tome III de Tédiiion de Dresd«, p. 224), etc. etc.. .
Le texte actuel est de 1736.
Les variantes ont été recueillies en 1771 (t. XVIII de Tédîtion in-4»*).