La même tragédie. Paris, Hachette, 1849. In
Edition annotée par M. Geruzez.
118. L*Enfant prodigue, comédie en vers dissillabes {sic) représentée sur le théâtre de la Comédie- Française, le 10 octobre 1736. Paris, Prault fils, 1738. In-8 de 4 (F.
' non chiflF. pour le titre, la Préface de l éditeur (cette Préface est de Voltaire), et les noms des Acteurs ; \o^ pp.; I p. non chiff. pour l'approbation et le privilège. Première édition (C. V. Beuchot, jj et 247).
L'approbation est du 3o octobre et le privilège du 2g no« vembre lySy.
UEnfant prodigue, composé par Voltaire, du 22 février au 16 mars 1736 (Voltaire à M"« Quinault, 16 mars ly^ô) parut en décembre 1737, avec le millésime 1738 (Mercure de décembre 1737, p. 2463). Cette première édition est anonyme.
119. L'Enfant prodigue, comédie de M» de Voltaire, en vers dissyllabes, etc..*; corrigée de nouveau par Tauteur. Amsterdam, Et, Ledet etO% 1758. In-8* de i f» de titre,
I. En ijiÇf l'Enfant prodigue parut, ch4z les mêmes éditeurs, dans le format in-ia. (C. V. Beuchot, n« 5.)
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES 3i
5 pp. (paginées i-v) pour la Préface de Védiieur; i p. non chiff. pour les noms des Acteurs et i3$ pp. i figure gravée par Tanjé (Bibl. de Pont-de-Veyle, 1190 etC. V. Ben).
La date exacte de cette édition nous est donnée dans une lettre de Voltaire à l'abbé Moussinot, que nous allons reproduire, parce qu'on y trouve des détails curieux sur la manière dont les livres français paraissaient en Hollande : « Sitôt « qu^un livre est imprimé à Paris, les libraires de Hollande « s'en saisissent; et le premier qui Pimprime est celui qui en « a le privilège exclusif dans ce pays-là; et pour avoir le droit tt d'imprimer ce livre le premier en Hollande, il suffit de faire « annoncer Pouvrage dans les gazettes. Cest un usage établi... c Or, quand je veux favoriser un libraire de Hollande, je a l'avertis de Pouvrage que je fais imprimer en France, et je « tâche qu'il en ait le premier exemplaire, afin qu'il prenne « le devant sur ses confrères : j'ai donc promis à un libraire « hollandais que je lui ferais avoir incessamment Pouvrage « en question {VEnfant prodigué), dès qu'il serait commencé « d'imprimer avec Paris, avec privilège... Il ne s'agit que de « hâter le sieur Prault, afin de hâter en même temps le petit « avantage du libraire hollandais. >
Ainsi Pédition de Ledet fUt commencée aussitôt que celle de Prault fut achevée, ou même un peu avant, c'est-à-dire vers la fin de 1737. Par conséquent aussi, la lettre qu'on vient de lire (lettre LXXXVI» de Pédition Courtat), a été mal datée : elle est du 4 novembre 1737, et non 1738. Comme le soup* çonne justement M. Couriat, le classement de la correspond dance de Voltaire avec l'abbé Moussinotest très-défectueux.
110. La MèME comédie» Vienne (Autriche), Ghelen, 1751. ln*8 (Bibl. Imp*« et roy*' de Vienne) ; — seconde édi* tion revue et corrigée, Ibid., id., 1760* In-8 (Bibl. Imp'» et roy'^ de Vienne)»
m. Lk même comédie. Avignony Louis Chambeau, 1761. In-8 de 62 pp. (C. V. Ben).
122. La même comédie. Paris, Didot Vatné. 1772. In-8 de 64 pp. (C. V. Ben).
Le titre porte : L'enfant prodigue ou l'École de la jeunesse
3i VOLTAIRE
comédie en cinq actes et en vers par M. de Voltaire, réimpri^ mée d*après le manuscrit de la Comédie^Française,
Voltaire, en recevant la copie de VEnfant prodigue tel qu'on le jouait, ne cacha par son mécontentement : « Vraiment, écrivait-il à Thieriot, le i8 novembre 1736, j'ai bien raison de le désavouer. »
Cette copie avait été envoyée par Thieriot à Frédéric, et celuici n'ayant pas dissimulé à Voltaire que VEnfant prodigue lui avait paru Touvrage « d'un écolier plutôt que d'un maître » (Frédéric à Voltaire, 7 avril et 6 juillet 1737), l'auteur lui avait répondu que « cela ressemblait à sa pièce, comme un singe « ressemble à un homme. >
Voltaire ne pardonna jamais aux comédiens. Plus de vingt ans après, il leur reprochera d'avoir « gâté absolument VEnfant prodigue. »
Et en effet, la différence du texte des comédiens au texte original est très sensible.
Un exemplaire d'une contrefaçon de l'édition de Paris, 1738, ayant appartenu à M. Paul Colomb, contenait d'assez nombreuses variantes manuscrites : Beuchot croyait que les corrections pouvaient bien être de Voltaire, mais non de sa main. (C. V. Beuchot, 249.)
12J. LkiAtHECOutnx^, Paris^ veuve Duchesne^ 1773. In-12 de 116 pp. (C. V. Beuchot, 248).
Édition conforme à la représentation. C'est à tort que la Bibl. dram. de Pont-de-Veyle donne à cette édition iiS pp.
124. L'Envieux, comédie en trois actes et en vers par Voltaire. Imprimée pour la première fois. Paris, Didot frères f 1834. In-8 de 67 pp. et i p. non chiff. pour les Notes, Première édition (C. V. Beuchot, 251).
Tiré à 24 exemplaires (y compris les deux exemplaires du dépôt légal.)
VEnvieux a été imprimé pour la première fois, par Beuchot, dans le tome IV» de son édition in-8 des Œuvres de Voltaire (pp. 337-402).
Voltaire, dans VEnvieux, a voulu peindre un de ses enne-< mis, l'abbé G. Desfontaines : plus tard, dans VEcossaise, il mettra sur le théâtre le disciple de Desfontaines, l'héritier de ses talents et de sa célébrité, Fréron.
On ne saurait dire avec certitude quand VEnvieux fut composé : peut-être date-t-il de 1736 : mais Voltaire ne songea à le faire jouer que vers la fin de 1738. L^abbé La Mare étant allé à Cirey, en octobre 1738, pour se recommander à la générosité de son illustre confrère, Voltaire, qui manquait d'argent, ne put lui donner que cent livres et le manuscrit de TEnWeKJt. La Mare devait en partager les bénéfices avec un jeune homme « plus sage que lui et plus pauvre » (probablement Bacurard d'Arnaud. — Voltaire à d'Argental, 5 décembre 1738).
Voltaire voulait d'abord que sa comédie fût mise sous le nom de La Mare; mais il se ravisa presque aussitôt. M"* du Chfltelet parle d'un certain Colet (sans doute Collé), par qui La Mare comptait faire présenter la pièce aux comédiens. Le négociateur, quel qu*il ait été, ne fut pas heureux. Une lettre de d'Argental fit pressentir à Cirey que VEnvieux serait refusé. Les instances de M"« du Châtelet et les conseils de d'Argental décidèrent Voltaire à renoncer définitivement à VEnvieux, qu'il oublia tout à fait^ et que pendant près d'un siècle on crut perdu.
^ 125. Pandore, opéra en cinq actes. 1740.
Cet opéra A*a jamais été représenté. Il a été imprimé pour la première fois, en 174S, dans le tome III* de l'édition de Dresde, pp. 32 1 -360.
En 1754, il fut question de représenter Pandore, c Comme fl on va jouer actuellement l'opéra de Prométhée ou Pandore, « et que cet opéra mis en musique n'est pas tel que l'auteur « l'a fait, on pense qu'il serait convenable de donner une édifl tion du véritable ouvrage quelques jours avant la représenc tation. » Lettre inédite de Voltaire au libraire Lambert^ 8 septembre 1 754. Catalogue d'une belle collection de lettres autoftraphes contenant une nombreuse correspondance inédite de Voltaire avec l'imprimeur Lambert, Paris, Laver de t, i856, p. 62, n* 497.
Sur Pandore et sur les divers compositeurs qui la mirent en musique (Francueil, Jéliotte, Royer, de Sireuil, de La Borde) voyez le chapitre VI* de l'ouvrage de M. Van der Straeten 1 Voltaire musicien, Paris, Baur, 1878. In-8 (pp. io8-i32).
En 1773, de La Borde passa par Ferney pour se rendre en Italie, et fit exécuter, devant Voltaire, plusieurs morceaux de àa P^wrfore (Voltaire à M"« du Barry, 20 juin 1773; — au duc de Richelieu^ 19 juillet 1773).
^ 126. ZuLiME, tragédie en cinq actes, par M. de Voltaire, représentée par les comédiens français ordinaires du
Roi. GenèpCf s, n. 1761. In-8 de 2 ff. (pour le faux titre et le titre) et 71 pp. (C. V. Beuchot, 76).
Dans une lettre du 23 juin 1761, Voltaire désavoue cette édition. Beuchot y a cependant pris une bonne version pour la scène IV de l'acte II.
127. La même tragédie. Genève, s. n. 1761. In-8 de 55 pp. (C. V. Beuchot, 892).
128. La même tragédie. Paris, Duchesne, ^7^3* ïn-8 de 52 pp. (Bibl. de Pont-de-Veyle, 1190).
. Voltaire trouvait cette édition f clandestine » détestable (Lettre à d*Argental, i3 juillet 17G3 ; — Avis au lecteur imprimé à la suite des Scythes. Œuvres de Voltaire, éd, Garnier, t. V^du Théâtre, p. 337).
La première édition authentique de Zulime est de 1763. Elle fut imprimée dans le tome X* de la Collection complète des Œuvres de M. de Voltaire, seconde partie {\* des Ouvrages dramatiques), pp. 23 1 à 324. Zulime y est précédée d^une Epitre à M"« Clairon.
Les variantes ont été recueillies diaprés les éditions de 1761.
Zulime fut représentée pour la première fois le 8 juin 1740; elle fut reprise le 29 décembre 1761, pour être jouée 9 fois ; la neuvième et dernière représentation fut donnée le 16 jan« v/er 1762,
Le manuscrit original de Zulime, vendu à Timpératrice Catherine II par un avocat chartrain, nommé Letellier, fait partie de la bibliothèque de Voltaire, à Saint-Pétersbourg. {y oyez Correspondance littéraire de G rimm, éd. Garnier ^x. V, p. 3, note de M. Maurice Tourneux; et Musée de V Ermitage impérial, Saint-Pétersbourg ^ 18Ô0. In-S, p. 116).