L'HOMME AUX QUARANTE ECUS LA PRINCESSE DE BABYLONE
1478. L*HOMME AUX QUARANTE ECUS. S. /. {Genèvé)y I768.
In -8 de 2 ff. non chiff. (pour le faux titre et le titre) et 120 pp. Première édition (C. V. Beuchot, 575).
L'Homme aux quarante écus est du commencement de Tannée 1768.
On lit dans les Mémoires secrets k la date du 21 février :
« L'Homme aux quarante écus est une nouvelle brochure de « M. de Voltaire, où il prétend démontrer d'abord Tabsurdité « des faiseurs de projets qui voudraient n'établir qu'un impôt « unique. Cette critique tombe sur la Richesse de PEtat* et « sur le livre de M. de la Rivière*. »
L'Homme aux quarante écus a été condamné par décret de
1. Par Roussel de la Tour. S. /., 1763. in-40 et in-8». L'auteur, dit Barbier, publia la mSme année : • Développement du plan intitulé :Richfsse de l'Etat^ iu-4» et in-80, et c'est contre les idées qu'il y émet que Voltaire a fait paraître VHomme aux quarante écus »... {Dict. d^s ouvrages anonymes^ éd, Daffis, IV, 365).
2. LOrdre naturel et essentiel des sociétés politiques. Paris, Desaint, 1767, in-4<» ou 2 vol. in-i2.
46o VOLTAIRE
la Cour de Rome du 29 novembre 1771 (Catalogue des ouvrages mis à Vindex, Paris, 1823, p. 240). — Un arrêt de la Chambre des vacations du 24 septembre 1768 avait condamné Jean-Baptiste Josserand, garçon épicier; Jean Lécuyer, brocanteur, et Marie Lécuyer, sa femme, au carcan, pendant cinq jours consécutifs; à la marque et aux galères pendant neuf et cinq ans (et la femme de Lécuyer à la réclusion pendant cinq ans dans la maison de force de l'Hôpital général), pour avoir vendu l'Homme aux quarante écus et autres livres « contraires aux bonnes mœurs et à la religion. » (Mémoires secrets, 2 octobre 1768 : Galette d'Utrecht, supplément du vendredi 14 octobre 1768).
En conséquence de cet arrêt, la mise au feu de ces ouvrages fut ordonnée par le Parlement, en 1768. Cependant le Mercure de France avait publié, avec approbation et privilège, des fragments de V Homme aux quarante écus (Juillet 1768, t. II, p. 53. — Août 1768, p. 5i)*
11 existe de Fédition en 120 pp. une réimpression également en 120 pp., mais dans laquelle les fautes signalées dans /Vrrata de la première édition sont corrigées (Bibl. N^*, Y*, 352, £. Réserve). Néanmoins on a laissé subsister Verrata, p 120. Le fleuron de la page 1 diffère du fleuron correspondant de l'édition avec les fautes non corrigées ; mais les autres fleurons et ornements typographiques sont les mêmes dans les deux éditions (pp. 4, 33, 63, etc.).
1479. Le même ouvrage, s. /. {Genève)^ 1768. In-8 de 2 fF. non chiff. et 1 19 pp. (C. V. Ben).
Cest l'édition dont il vient d'être question (avec les fautes corrigées) mais sans errata. Il n'y a eu réimpression que pour la page 119.
1480. Le MÊME OUVRAGE. S. /., 1768. In-8 de 2 ff. non chiff. et 1 19 pp. (C. V. Beuchot, 374).
Contrefaçon de l'édition précédente.
P. Il, ligne 20 : on lit encore^ tandis qu'il y a encor dans l'édition de Genève.
La page 19 de la contrefaçon finit par ces motsiu Ecclésiastique ; cet autre une tragédie bour- » (geoise); tandis que la même page,dan8 l'édition de Genève, se termine par ces mots : a ...entreprend l'opéra, celui-ci fait la gazette... »
P. 63. ligne pénultième, la contrefaçon porte : cinq cens {sic), etPédition de Genève : cinq ccntcin- (quante)*
Etc., etc., ,f etc.,
1481. Le MÊME OUVRAGE. S. /., 1768. In-8 de 2ff. non chiff. et 124 pp. (C. V. Ben).
Le texte de cette réimpression est conforme à celui de la première édition de Genève.
V errata est p. 1 24.
1482. Le même ouvrage. S. /., 1768. In-8 de 124 pp. (C. V. Beuchot, 376 et 377).
Titre encadré. Le texte est celui de la première édition de Genève.
1483. Le même ouvrage. S. /., 1768. In-8 de i f. de titre et 106 pp. (C. V. Ben).
Verrata est au verso de la Table (p. 2).
Le texte est celui de la première édition de Genève.
1484. Le même ouvrage. Paris^ 1768. Avec la permission de la docte chambre syndicale et de Messeigneurs les gras Fermiers {sic) généraux. In-8 de 2 ff. non chiff. et 92 pp. ^C. V. Beuchot, 379).
Texte conforme à la seconde édition de Genève.
1485. Le même ouvrage. Genève (Amsterdam), 1768. In-8 de 80 pp. (Bibl. N'% Y* et C. V. Beuchot, 378).
Texte conforme à la seconde édition de Genève.
i486. Le même ouvrage. Genève. In-8 de 2 ff. non chiff., 58 pp. et I p. non chiff. pour la Table des pièces (C. V. Ben).
Contrefaçon de l'édition précédente.
A ces dix éditions de V Homme aux quarante écus, publiées
en 1768,1! faut ajouter celle qui fait partie du tome Vides Nouveaux Mélanges (1768), pp. 100-193.
L'Homme aux quarante écus est aux tomes XVII de Tédition in-4% pp. 312-378'; XXXI de Tédition encadrée, pp. 343-419, et XLV de Fédition de Kehl, pp. 1 à 93.
Beuchot a reproduit i^^i^^r/f^^em^n/ des éditeurs de Kehl, ainsi que les notes dans lesquelles ils combattent quelquesunes des opinions de Voltaire {Œuvres de VoltairCy éd. Gar» nier, t. XXI, pp. 3o5, 307, 3io, 3ii, etc.-, etc.).
1487. Le même ouvrage. Reims^ Brigot, et Paris , les marchands de nouveautés, an III delà République. In- 12 de uo pp. (C. V. Beuchot, 380).
1488. Le même ouvrage, suivi du Voyage à Londres. Paris, Dufart, an V (1797). Pet. in-12 de x, 143 pp. et I p. non chiff. pour la Table (C. V. Beuchot, 381).
Le Voyage à Londres (pp. i3o-i43), est extrait en grande partie de la Lettre à 3/***, 1727 (Voy. Mélanges, ^n née 1727).
1489. Le même ouvrage. Paris, les marchands de nouveautés, 1826. In- 32 de 96 pp. (C. V. Beuchot, 382).
t-a couverture imprimée porte :
Le Petit Voltaire eonstitutionneL Première livraison»
1490. Le même ouvrage, suivi de Cosi-Sancta. Paris ^ Maurier, 1835. In-i8(Bibl. N'% Y«).
Bibliothèque nationale à cinq sous le volumei
I. Ce tome est de 1771. La même année Voltaire inséra, dans la 6' partie des Questiont sur l'Encyclopédie, au mot Génération, V Entretien ^un jeune marié fort naïf et d'un philosophe. C'était, avec quelques variantes* le chapitre intitulé : Mariage de l'homme aux quarante écus (voy. Œuvres de Voltaire^ éd. Carnier, t. XXI. p. 3.^^-335).
1 49 1 . Le MÊME OUVRAGE. Paris, Librairie de la Bibliothèque Nationale^ 1864. In-32.
Bibliothèque nationale,
T. II des Romans de Voltaire [voy. plus loin).
1492. La Princesse de Babilone. S. /. {Genève, Cramer), 1 768. In-8 de 2 ff. non chiff. (pour le faux titre et le titre) et 182 pp. Première édition (Bibl. N'% Y*, 552 E et C. V. Beuchot, 695 et 696).
La Princesse de Bahylone fut imprimée au mois de mars 1768 (voy. Mémoires secrets^ 27 mars)'. L'édition des Cramer est divisée en 11 l, sans intitulés ni sommaires.
1493. Le MÊME OUVRAGE. S. /. (Paris) et s. d, (1768). In 12 de 177 pp. (C. V. Beuchot, 699).
Cette réimpression n'a qu'un faux titre, sur lequel on lit : La Princesse de Babilone.
1494. Le même ouvrage. Genève {Paris), 1768. In- 8 de 2 ff. prélim., et 156 pp. (C. V. Beuchot, 884).
Cette réimpression est intitulée :
Voyages et aventures d'une princesse babylonienne pour servir de suite à ceux de Scarmentado. Par un vieux philosophe qui ne radote pas toujours.
Elle est divisée en xxii chapitres, avec sommaires,
M. Moland a reproduit ces sommaires dans le tome XXI de son édition (pp. 36g, 373, etc...)* Nous ne pensons pas que cette innovation soit très heureuse. En effet, l'édition publiée sous la rubrique de Genève n'a pas été donnée par les Cramer *. Elle ne s'est donc pas faite, comme le suppose M. Moland,
I. Cf. Voltaire à M"« du Deffand, 3o mars, et à d'Argental, i»»" avril 1768.
3. M. Moland dit, dans son Avertissement (t. XXI, p. v) : • Cette édition que Beuchot croyait sortie des presses de Cramer... • Beuchot parle en effet, dans une note d'une édition qu'il croyait sortie des presses de Cramer vov. Œuvres de Voltaire, éd. Lefèvre et Didot.t. XXXI V, p. 159); mais il s'agit de l'édition avec le nom de Londres (voy» le n» 1 195).
avec la participation de Voltaire. Cest une édition parisienne (Cf, Barbier, Dict, des ouvrages anonymes, éd. Uafis, IV, 1088); on la trouvait, à ce que nous apprend le Mercure de novembre 1768, p. çB, chez Le Jay, libraire, quai de Gèvres, à Paris,
Non seulement Tédition avec le nom de Genève n*a pas été imprimée dans cette ville, mais c'est une édition t tronquée et corrompue, » (Voy. dans le -A/^rcwre de décembre 1768, pp. i55i56, la lettre de M. le C. d'A^""» à un éditeur,)
Dans le l 10 de la Princesse de Babylone (éd. en 182 pp., p. 143}, Voltaire, voulant être agréable à Madame GeofTrin, avait écrit : c II (Amazan) fut invité le soir même à souper « par une Dame dont Tesprit et les talents étaient connus hors « de sa patrie, et qui avait voyagé dans quelque pays où c Amazan avait passé. II goûta fort cette Dame et la société « rassemblée chez elle. La liberté y était décente, la gaité n*y « était point bruyante, la science n'y avait rien de rebutant, c et l'esprit rien d*apprêté. Il vit que le nom de bonne compac gnie n*est pas un vain nom, quoiqu'il soit souvent usurpé. »
Or, voici ce qu'on lit dans la contrefaçon de Paris :
a II fut invité le soir même à souper par une dame dont « Tesprit et les talents avaient plus de réputation hors de sa « patrie que dedans. Il goûta peu cette dame et la société rasc semblée che^ elle; parce que la liberté d'agir «y vendait au « prix de la liberté de penser. Toute la société n'avait qu'une « dme, à l'unisson de laquelle il fallait qu'un arrivant montât c d* abord la sienne pour y être bien reçu. C'est là qu'on distri- « buait des privilèges exclusifs d*esprit et de réputation ; mais • les assistants avaient seuls part à ces faveurs, »
L'auteur de la Lettre insérée dans le Mercure de décembre 1768 (et nous avons tout lieu de croire que cette lettre a été adressée à l'éditeur des Voyages et aventures d'une princesse babylonienne, etc..,, par d*Argental), a donc eu raison de dire : « Une personne respectable qui aime et honore les lettres et « les arts était désignée assez sensiblement dans un roman « moderne par un écrivain célèbre. L'éditeur des Voyages et « Aventures, e/c...,a noirci ce portrait et a tourné, sans avertir « le lecteur, en satire fausse et amère un éloge vrai et mé« c rite. •
L'éditeur a, en outre, ajouté p. 99 les mots suivants c ni dans Candide, » et retranché de la tin du roman l'invocation aux Muset, à Fréron, etc..
Enfin, il y a dans son édition des fautes grossières que Voltaire eût certainement corrigées: une foule inconnue au lieu
d'une foule importune (p. 87); un spectacle composé de Dames qui expriment les mouvements de l'ftme, au lieu de : composé de danses (p . 1 2 7), e/c. . . , etc, . .
1495. Là Princesse de Babilone. Londres {Dresde)) 1768. In-8 de 144 pp. (C. V. Beuchot, 698).
Le texte de cette réimpression est conforme à celui de l'édition en 182 pp. Cependant, on lit Candide, au lieu des Quatre Facardins, p. 85. On trouve in fine, p. 140, la Lettre de l'Ar» chevéque de Cantorbéry à l'Archevêque de Paris, C'est l'édition que Beuchot croyait sortie des presses de Cramer, Nous pensons qu'elle a été donnée à Dresde,
1496. Le MÊME OUVRAGE. A Romc, Avec la permission du Saint-Père, 1768. In-8 de i f. de titre et 104 pp. (C. V. Beuchot, 697).
Avec la Lettre de l'archevêque de Cantorbéry,
La Princesse de Babylone fut réimprimée en 1768, dans le tome VI des Nouveaux Mélanges, pp. 193-292 ; en 1771» dans le tome XVII de l'édition in-4% pp. 379-445; et en 1775, dans le tome XXII de l'édition encadrée, pp. 1-80.
Dans aucune de ces réimpressions le roman n'est divisé en zzu chapitres avec sommaires : ce qui est une preuve de plus que Voltaire est demeuré complètement étranger à l'édition publiée, en 1768, sous la rubrique de Genève,
1497. Le même OUVRAGE. S. /. In-8, 1772 {Catalogue des ouvrages de M. de Voltaire, etc, joint à un exemplaire des Lois de Minos (C. V. Beuchot, 535).
1498. Le MÊME OUVRAGE. Lille, les principaux libraires (impr. de Blocquel, à Lille), 1812. In-i8. Figg. (Bibl.
1499. Voyages de la princesse de Babylone et Aventures GALANTES DE SON CHER AmaZAN, PAR VOLTAIRE.
Nouvelle édition conforme à celle imprimée sous les yeux de lauteur. Paris, Plancher et Roulet, 181 5. In-i8. Fig. de MuUer; — Seconde édition. Id., ibidi, 181 5^
in-i8; — Troisième édition. Plancher, Delaanay, 1816. In.i8 (Bibl. N'% Y*).
Cet réimpressions sont divisées en xxii chapitres avec som^ maires. Mais le texte est celui de l'édition princeps.
Sur le frontispice de la Troisième édition, on lit : Vqya* ges, etc.», ornés d'une jolie gravure,
1500. Le même ouvrage. Paris, Maurier, 1835. In- 18. Bibliothèque nationale à 5 sous le volume,
1 501 . Le même ouvrage. Paris, Dubuisson; Marpon, 1865 . In-}2,
Bibliothèque nationale.
T. III des Romans de Voltaire (voy. plus loin).
1502. Le même ovwkkge, Paris, Jouaust, 1878. In-i6.
Petite bibliothèque artistique.
Eaux-fortes de Laguillermie.