Le MÊME OUVRAGE. S. i. S. Ti, et S. i. (Nancy, J,'B
!• Cet auteur était, selon Voltaire, M. Huet. (Dictionnaire philosophique, article David.) Les bibliograpes anglais attribuent le livre à Peter Aooett. Voy. The Bibliographer'% hanual 0/ English Littérature , by W. Th. Lowodet. London^ 1839, II, 566.)
H. Leclerc, 1764, d'après Barbier, et une note mss. de Jamet). In-8 de 57 pp. (C. V. Ben).
Le titre porte : Soûl, hyperdrame hérol-^omique en cinq actes, par M, de V. — Les notes qu'on lit au bas des pages, dans rédition de 1763, ne se retrouvent pas dans cette édition.
249. SaQl et David, hyperdrame. D'après Tanglais intitulé : The man after God's own heart^ imprimé chez Robert Freeman, in Pater Noster Row, 1760.
Cette réimpression fait partie du recueil intitulé : l'Evangile de la raison, s. L etf. it., 1/63, in-8«, pp. 201-234 (BibL nat. D«. 7245).
c Dans les premières éditions de Saûî, dit Beuchot, des « notes au bas des pages renvoyaient aux passages de la Bible. « Dans VEvangile de la raison, on suppaima quelques-unes a de ces notes, mais on en ajouta quelques autres, qui ren* « voyaient au prétendu original anglais {Préface du nouvel «( éditeur),
VEvangile de la raison et les divers morceaux qu'il renferme ont été condamnés par décret de la cour de Rome du 8 juillet 1 763 (Catalogue des ouvrages mis à l'index, Paris, 1823, p. 243).
Une réimpression de VEvangile de la raison, s, /. 1768, in-24 (C. V. Beuchot, 1 167) contient une réimpression de :>aûl et David (pp. 3 à 88).
En 17^8, Saûl fut également réimprimé dans le t. V des Nouveaux Mélanges, etc., sous fe titre suivant : a Drame traduit de l'anglais de Mr Hut (pp, 199-236).
250. Le MÊME OUVRAGE. London{sic), Pierre Marteau^ 1767. In*8 de 64 pp. (C. V. Beuchot, 75 bis).
2;i. Le même ouvrage. 5. L s. n. et 5. i. (1768). In-8 de 56 pp. (C. V. Beuchot, 798 et C. V. Ben)*
Le titre porte : Saûl et David, tragédie en cinq actes. D'après r anglais intitulé : The man ajter Goa^s own Iieart, imprimé che^ Robert Freeman, in Pater noster Row. 1760,
I. VEvangile de ta raison parut à la fin de 1764, avtc 1« millésime 176}; (Voy. Mémoires secrets, 12 novembre 17640
^ Cette réimpression a paru à la suite de la traduction du livre de Peter Anneit, par d'Holbach.
Barbier cite une réimpression de 1774» à la suite d'une nouvelle édition de la traduction de d'Holbach (Dictionnaire dés ouvrages anonymes, éd, Daffis, t. II, col. 83^). — Il existe en effet une édition de Saûl et David, dont le titre se rapproche beaucoup de celui de Tédition de 1768 : cette réimpression a 43 pages (C. V. Ben).
253. Le même ouvrage. S. /. In-8 de 49 pp. (C. V. Beuchot, 801 )•
Le titre porte : Supplément au tome IX* et dernier du Théâtre. Saûi, drame traduit de l'anglais de Afr Hut.
Cette réimpression appartient à Tédition des Œuvres de Voltaire, de 1775, dite édition encadrée.
Pour VAvis qa\ est au verso du titre, voyez V Avertissement de Beuchot (Œuvres de Voltaire, éd. ùamier, t. IV du Théâtre, p. 571).
••- 2; 3. Le Droit pu Seigneur, comédie en vers par M. de Voltaire. Représentée pour la première fois sous le titre de VÉcueil du Sage, par les comédiens français ordinaires du roi, le 18 janvier 1762. Genève, les frères associés^ 176J. In-8 de 1 19 pp. (Bibl. de Pont-de-Veyle, 1190 et C. V. Ben).
Le Droit du Seigneur fut composé par Voltaire en 1760. Envoyé à d*Argental le 12 avril 1760, il n'eut pas d'abord le don de plaire aux « anges » (on sait que c*est ainsi que Voltaire appelait M. et M"* d'Argental). Les « anges » ne se décidèrent à faire grâce au « Droit du Seigneur » qu'au mois de juin 1761 (Voltaire àd'Argenul, i3 juin 1761).
Le nom sous lequel Voltaire voulait donner sa comédie a varié plus d*une fois dans ses lettres. Le Droit du Seigneur fut successivement Tœuvre de M. Hurtaud, de M. Legoux, de M. Picardet, de M. Picardin, (de Dijon), etc.. 11 semble que c'est sous ce dernier nom que la pièce fut présentée aux corné* diens {Mémoires secrets, t. I, pp* i5 et 16. Cf. Longchamp, Mémoires sur Voltaire, t I, p. 191).
Après l'avoir assex longtemps arrêté à la police, Crébillon ne voulut autoriser le Droit du Seigneur qu'à la condition qu'il y ferait des changements et y mettrait une scène de sa
fiaçon (Lettre de Favart au comte Durazzo, i3 novembre 1761. Mémoires et Correspondance de Favart ^ Paris, Collin, 1808, t. 1, p. 209).
L^approbation de Crébillon est du 26 novembre 1761 {Archives de la Comédie-Française : Manuscrits, Carton 49 : VEcueil du Sage, comédie en cinq actes et en vers).
Le catalogue de Soleinne cite du Droit du Seigneur une édition s, n, et s. d,f in-i2 de 78 pp. (t. II, no i68o) : d'autre part, Duchesne imprima la comédie de Voltaire en 1763 (Voltaire à Duchesne, i*"" janvier 1764) *. Cest probablement de l'édition de Duchesne que Voltaire veut parler, lorsqu'il se plaint i Thieriot d'une édition du Droit du Seigneur, imprimée à Paris « sur une mauvaise copie transcrite à la comédie» (23 auguste 1763).
En 1763, Voltaire avait fait imprimer sa comédie dans le t. X (seconde partie) de la Collection complète de ses œuvres (t. V des Ouvrages dramatiques, pp. 325-471). Une note après l'intitulé est ainsi conçue : « Elle a été jouée à Paris, sous le « nom de VEcueil du Sage, qui n'était pas son véritable « titre. I
L'édition séparée de Genève (1763) est conforme, quant au texte, à l'édition donnée par Voltaire. ^ Nous ne croyons pas que cette édition ait été imprimée à Genève.
La préface que Voltaire avait composée sous le nom de Picardet ou Picardm (Voltaire à d'Argental, 7 et 14 septembre 1761, et à Damilaviile, 21 janvier 1762) ne nous est pas parvenue.
254. L'ÉcuEiL DU Sage, comédie de M. de Voltaire, réduite à trois actes pour le service de la cour de Vienne, par M. Delaribadière. Vienne en Autriche» Dans (sic) l'imprimerie de Ghelen, 1764. In-8de 72 pp. (Bibl. Imp'* et Roy'* de Vienne et C. V. Ben).
On a vu qu'en 1761, une autre comédie de Voltaire,
I. Duchesne, Prault fils, Ledet, etc., ont imprimé séparément presque tous les ouvrages dramatiques de Voltaire; nous aurions pu« en dépouillant leurs Catalogues^ grossir démesurément la liste des éditions séparées des pièces de théâtre; mais comme le plus souvent ces Catalogues ne donnent rindicatioo ni de la date^ ni du format, nous avons préféré — et nous croyons qu^on nous en saura gré — ne signaler que les éditions que nous avons eues entre les mains ou celles dont il est fait mention dans les catalogues de La Valliëre, de Pompadour, de Pont-de-Veyle, de Soleinne, etc., etc.
VEchange^ avait été représentée sur le théâtre de la G>ur, i Vienne.
On lira peut-être avec intérêt quelques particularités touchant les comédiens français de la Cour de Vienne. Sous le régne de Marie-Thérèse, une troupe française obtint le privilège de donner des représentations au théâtre de la Cour [Burgtheater), Elle joua pour ses débuts, le 14 mai 1752, le Comte d'Essex, de Thomas Corneille. Cette troupe alternait avec une troupe italienne d'opéra. Le théâtre de la ville était réservé aux comédiens allemands. En 1763, à la mort de François I***, les théâtres furent fermés et la troupe française fut congédiée. Vais la noblesse la regrettait, et au mois de mai 1767, une nouvelle troupe reprit possession du théâtre de la Cour. Elle fut cependant renvoyée aussi, â cause des frais considérables de son entretien. La dernière représentation qu^elle donna eut lieu le 29 février 1772 ; on joua le Bourru bienfaisant de Goldoni, et le Mercure galant de Boursault. Nous empruntons ces détails à l'intéressant ouvrage de M. Wlassack (Chronik des K. K, Hof-Burgtheaters, :{u dessen sœcular feier im februar 1876 herausgegeben, Wien, Romer, 1876). — Sur les comédiens français de la Cour de Vienne, on peut consulter aussi la correspondance échangée de 1759 a 1770 entre Favart et le comte de Durazzo, surintendant des spectacles de la cour d'Autriche : Il y est question, à plusieurs reprises, de ce M. Delaribadière, qui mil en trois actes le Droit du Seigneur (Mémoires et Correspondance littéraires etc., de Favart. Paris, Collin, 1808, 1. 1 et II).
Quant aux changements faits par M. Delaribadière au Droit du Seigneur, voyez V Avertissement de Beuchot {Œuvres de Voltaire, éd. Gantier, t. V du Théâtre, p. 4).
Voltaire lui-même réduisit sa pièce en trois actes. Elle fut ainsi jouée le 12 juin 1779. Elle n'avait pas été remise au théâtre depuis la retraite de M"« Dangeville (Correspondance de Grimm, éd. Gantier, t. XII, p. 271).
255. Olimpie, tragédie nouvelle de M. de Voltaire, suivie de Remarques historiques. Francfort et Leipsic (s/c), 176}. In-8 de vi (pour le litre et VAvis de l'édiieur) et i j6 pp. (C. V. Beuchot, 606).
Beuchot (Œuvres de Voltaire, éd. Gantier, t. V du Théâtre, p. 95) cite une édition pet. in-8 de viii et i56 pp. avec l'adresse de Francfort et Leip:^ig, qu'il regarde comme l'édition originale d'Olympie. Nous n'avons pas retrouvé cette édition dans sa collection ; mais comme il ne fait pas mention de celle
en i36 pp. qui y figure, sous le n* 606, nous sommes porté à croire qu'il y a eu faute d'impression, et qu'il faut lire vi et i36, au lieu de viii et i56.
Olympie fut publiée avec un « Avis de l'éditeur » (Colini; cet « iiW5 », dans l'édition en i36 pp. occupe les pages m à VI.
Les a Remarques à Voccasion de cette pièce » sont imprimées à la suite de la tragédie (pp. 1 13 à i36).
Écrite en SIX jours (Voltaire à d'Argental, 20 octobre 1761), jouée d'abord à Ferney, le 24 mars 1762, puis sur le théAtre de Schwetzingen, à la cour de l'Électeur palatin, les 3o septembre et 7 octobre de la même année, Olympie fut représentée à Paris le 17 mars 1764. Elle devait y être donnée dés 1762 : mais M'** Dumesnil et M**« Clairon se disputèrent le rôle principal, et d'Argental fut obligé de retirer Olympie {Mémoires secrets, t. XVI, p, 129). En 1764, M"« Dumesnil joua Statira, et M"* Qairon Olympie,
Voltaire avait promis à J. Schouvalow de lui dédier Olym' pie (Voltaire à M.Jean Schouvalow, 14 novembre 1761).
256. La même tragédie. Franc/or/ et Leipsic, 1763. In-8 de vî, I f. non chiff. (pour le faux-titre), et 119 pp. (C. V. Beuchot, 76).
Avec les Remarques (pp, 97-119).
257. La même tragédie. Francfort et Leipsick, 176}. In-8 de 98, et XVI pp« (pour les Remarques). (C. V. Beuchot, 607.)
258. La même tragédie. Genève, 176}. In*8 de v pp. i p. non chiff. (pour les noms des Acteurs) et i J4 pp» (C. V. Beuchot, 609).
259. La même tragédie. Francfort et Leipsick^ de Vimprl-^ merie de Knoch et Esslinger^ 1763. In-12 de 91 pp» et XVI pp. pour les Remarques» (C» V. Beuchot, 608.)
a6o. La même TKKGthiEé Paris, Duchesne^ 1764. In-i2d^ 108 pp. (Bibl. de Pont-de-Veyle, 1190 et C. V* Ben).
Nouvelle édition revue et corrigée, et conforme à la repré«
sentation. L'approbation, du 18 mars 1764, est à la page 90. Les Remarques occupent les pp. 91-108.
Cette édition présente des variantes qui ont été données pour la première fois, en 1820, par M. Lequ'itn, d'après une édi' tion de 1774 (voyez plus loin, le n* 262).
Ni Beuchot, ni M. Lequien n'ont connu Tédition de 1764. C'est ce qui explique que Beuchot Tait confondue avec celle qui porte l'adresse de Francfort et Leip^igy Knoch et EssliH" ger, etc. L'édition de Duchesne donne le texte des comédiens.
261. La MÊME TRAGÉDIE. Pjns,Le;a/, 1771.In-8.de 55 pp. (Bibl. de Pont-de-Veyle, 1190).
262. La même tragédie. Paris^ veuve Duchesne^ IJJ4, In-B de 74 pp. (C. V. Beuchot, 61 1).
Réimpression de l'édition de 1764.
263. La même tragédie. Bruxelles et Lyon. 1774.111-8 de 67 pp. (C. V. Beuchot^ 610).
Le titre porte : Olympie, etc, représentée pour la première fois sur le théâtre de Schweti^ingen le 3o septembre 1764 (lisez 1762) et à Paris le ,„ décembre de la même année) (lisez le 17 mars 1764).
264. La même tragédie. S. n. el s. /., 1774. In-8. (Soleinne, t. II, n* 1682.)
265. Octave et le jeune Pompée ou le Triumvirat, avec des remarques sur les proscriptions. Amsterdam el Paris, Lacombe, 1767 (1766). In-8 de i f. de titre, viii (pour la Préface de réditeur)Qi 180 pp. Première édition. (C. V. Beuchot, $93.)
La Préface de l'éditeur est de Voltaire.
Le Triumvirat est suivi :
I* De Notes (de Voltaire^ relatives à sa tragédie, pp. 101 à 146).
2* D'un morceau intitulé : Du gouvernement et de la divini i* d'Auguste (pp. i47-i5o}.
2* D'un second morceau intitulé : Des conspirations centre les peuples ou des proscriptions (pp. 1 5 1 - 1 8o).
La brochure parut à la fin de 1766 (Mémoires secrets ^ 24 décembre 1766). La tragédie avait été représentée le 5 juillet 1764, sans qu'on sût à qui l'attribuer, c L'auteur de la tragédie c nouvelle est anonyme, écrit Orimm le i5 juillet 1764 : on « prétend que c'est un ex-jésuite qui s'appelle Marchand, et je c ne serais pas éloigné de croire cette pièce Touvrage d'un « homme de collège ». « D'autres, ajoute M. Tourneux attri- « huèrent le T'riMmWr^f à Chaba non ; d'autres à M" Guibert ; c mais personne ne songea à Voltaire ». {Correspondance de Grimnty éd, Gamier^ t. VI, p. 32). Poinsinet, qu'on avait soupçonné aussi d'avoir écrit le Triumvirat, c protesta que le « délit n'avait pas été commis par lui i (Voltaire à d'Argental, 12 juillet 1764).
Voltaire retira sa pièce, après la première représentation.
Le Triumvirat fut réimprimé, en 1767, dans le tome IV* des Nouveaux mélanges^ etc. ..(pp. 77 a 209); il y est précédé d'un V Avertissement i qui ti été reproduit presque textuellement par les éditeurs de Kehl, et de la v Préface de l'éditeur de Paris ».
266. Les Scythes, tragédie, par M. de Voltaire. Nouvelle édition, corrigée et augmentée sur celle de Genève. PariSjLacombe, 1767. In-8 de xiv pp., i f, non chiff. et 78 pp. (Bibl. N»*. Y. Th. 16222 et C. V. Beuchot, 804).
Collation des feuillets préliminaires : i f. de titre, 2 ff. paginés III à VI (pour VÊpitre dédicatoire) ; 4 ft. paginés vu à xiv (pour la Préface) ; i t. non chiffré (pour le faux titre).
UÉ pitre dédicatoire e^ la Préface sont de Voltaire, Une note de la page xiv, dit : c Les tirets — qu'on trouvera dans « les vers indiquent les pauses, les silences, les tons ou adou« c cis, ou relevés, ou douloureux, que l'acteur doit employer, a en cas que cette faible tragédie soit jamais représentée».
Les Scythes occupent les pages i à 74 de la brochure. Puis vient (pp. 75-78) r« Avis au lecteur n dz.ns lequel Voltaire avertit le public que \2l plupart de ses tragédies^ imprimées à Paris, che^ Duchesne, au Temple du Goût, en 1764, ne sont point du tout conformes à l'original.
Cet Avis au lecteur a été réimprimé, avec quelques variantes, dans l'édition in-4» des Œuvres de Voltaire (t. V% daté de 1768).
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES 6q
Les Scythes parurent aussi en 1 767, dans le tome IV" des Nouveaux Mélanges^ etc, VÉpiti e dédicatoirCt la Pi éface et VAvis au lecteur sont imprimés en tête de la tragédie (pp.i à XVI).
Dans réditionde Pari5, l'approbation du 21 mars 1767, est au bas de la page 74.
Quelques exemplaires de Tédition de Pari5 portent sur. le frontispice l'indication du prix (3o sols). Parmi ces exemplaires, les uns sont du même tirage que ceux sur le frontispice desquels le prix n'est pas indiqué; pour les autres, la composition est différente, à partir de la page 60 (Bibl. Nat. Y. Th. 16,
Les Scythes furent représentés pour la première fois le 26 mars 1767.
Outre rédition insérée, en 1767, dans le tome IV» des Nou" veaux Mélanges^ etc.^ il doit exister une édition séparée des Scythes, imprimée à Genève, en 1767. Grimm annonce en effet, le i5 janvier 1767, que les Scythes sont imprimés, que Védition entière est arrivée à Paris, mais que d'Argental et Le Kain en ont arrêté la publication. Or, le tome IV» des ^Voiiveaux Mélanges est postérieur au i5 janvier, puisqu'il contient la lettre de Voltaire à Élie de Beaumont, du 20 mars 17O7 (voy. aussi le numéro suivant).
267. La même tragédie. Lyon, frères Périsse^ ^1^1 * In-8 de XXIV et 78 pp. (Bibl. N'*. Y. Th. 16,224).
Entre VÉpitre dédicatoire (pp. v à vin) et la Préface de Védition de Paris (pp. xvii à xxiii), se trouve la Préface des éditeurs de Lyon (pp. ix à xvi).
Cette Préface est intitulée dans l'édition in-4« des Œuvres de Voltaire (t. V, daté de 1768) : Préface des éditeurs qui nous ont précédé immédiatement. Beuchot, qui ne connaissait sans doute pas Tédition de Lyon, ou du moins qui ne Pavait pas eue entre les mains (elle n'est pas dans sa collection), s*est demandé quels pouvaient être ces éditeurs qui ont précédé immédiatement ceux de 1768.
La Préface des éditeurs de Lyon est l'œuvre de Voltaire : elle a été imprimée à Genève, et envoyée probablement à Lyon, pour être jointe à l'édition des frères Périsse, Charles Bordes donna ses soins à cette édition (Voltaire à Bordes, 10 juillet 1767).
Dans cette Préface des éditeurs de Lyon, Voltaire parle de huit éditions des Scythes parues en 1767.
Nous en connaissons au moins quatre : l'édition de Paris, celle de Lyon, celle de Bordeaux (voyez le numéro suivant), celle qui fait partie du tome IV des Nouveaux mélanges.
Les quatre autres sont vraisemblablement :
!• La première édition de Genève;
2* L'édition publiée à Genève par Pierre Peîlet (sans VÉpitre dédicatoire et sans la Préface)*,
3» L'édition de Hollande ; — toutes les trois citées par Voltaire dans sa a Pré/ace des éditeurs de Lyon »;
4<» Une édition sans lieu d'impression, in-8 de 7b pp., citée par Barbier, dans son Dictionnaire des ouvrages anonymes (voyez le n« aOg).
Quelques exemplaires de l'édition de Lyon portent sur le frontispice l'indication du prix (3o sols).
268. La même tragédie. Bordeaux, Jean ChappuiSy 1767. In-8 de xv pp., i p. non chiff. (pour les Personnages et VAverlissemeni) et 6} pp. (Bibl. de Pont-de-Veyle, 1190 et C.V. Ben).
Troisième édition, avec de nouveaux changements qui ont été envoyés par Vauteur à la direction de Bordeaux, et qui ne se trouvent dans aucune de celles qui ont paru jusques à ce jour. Représentée sur le Théâtre de la Comédie de cette ville, le j5 mai 7767.
Cette édition n'a ni la Préface des éditeurs de Lyon *, ni VA vis au lecteur.
Un Avertissement, placé au bas des noms des Personnages, est ainsi conçu :
« On a cru devoir désigner par des guillemets les corrections, « les changements et les augmentations qui ont été envoyés « par M. de Voltaire à la direction de Bordeaux. Ils ne servi- « ront qu'à convaincre d'autant plus le public, suivant l'avis tt qu'on lui a ci-devant donné, que les éditions qui ont paru tt jusques à présent ne sont point correctes, et ne sont nuUe- « ment conformes aux représentations qui se donneront a sur le théâtre de cette ville.»
I. L'édition de Bordeaux est antérieure à l'édition de Lyon. (Voltaire à He KaiOf 14 auguste 1767.)
Les variantes de cette édition n'ont pas été recueillies par Beuchot.
269. La même tragédie, s, /., 1767. In-8 de 75 pp. (Bar^ bier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, éd. Daffls, t. IV, p. 444).
270. La MÊME TRAGÉDIE. Paris, Lacombe, 1768. In-8 d6 XXIV et 78 pp. (Bibl. de Pont-de-VeyIe, 1190 et C. V. Ben.)
Nouvelle édition corrigée et augmentée sur celles faites à Genève, à Paris et à Lyon. Avec VEpttre dédicatoire^ la Pré^ face de f éditeur (c'est la Préface des éditeurs de Lyon) et la Préface de la première édition de Paris,
271. Charlot, OU LA COMTESSE DE GiVRi. Pièce drama* tique représentée sur le théâtre de F*** (Ferney) au mois de septembre 1767. Genève et Paris, Merlin, 1767. In-8 de I f. non chiff. (pour le faux-titre) et 69 pp. (Bibl. N'» Y, 5731, C. et C. V. Beuchot, 149).
Il y a des exemplaires sans le nom de Genève, Barbier signale une édition sur le frontispice de laquelle est indiquée la date de la représentation à Ferney (26 septembre 1767) : au titre près, c'est l'édition de Merlin. Enfin, le Catalogue de Soleinne (t. II, n* 1680) cite une édition de Merlin (Genève ex Paris), in-8 de 91 pp.
Voltaire envoya Chariot à Damilaville le 18 septembre 1767. Merlin devait l'imprimer, sur-le-champ, sans privilège, et en tirer 730 exemplaires (Voltaire à Damilaville, 19 septembre 1767). — Dans une lettre du 2 octobre, adressée aussi à Damilaville, Voltaire parle d'un morceau sur Henri quatre que Merlin, dit-il, « pourra mettre à la tête de la seconde édition de Chariot » (Cf, Voltaire à Damilaville, 16 octobre 1767).
Chariot fut réimprimé, en 1768, dans le t. V des Nouveaux mélanges, etc.,, pp. 141-198.
La « Préfacer* qui est en tête de Pédition de 1767 n'a pas été conservée en 1 768.
Quérard cite une autre réimpression de 1771* In-8(BfWio- (graphie Voltairienne, n« 145).
^t VOLTAIRE
Joué à Ferney en 1767, puis sur le théâtre de Châtelaine, et enfin à Paris, sur le petit théâtre du comte d'Argental, Char» lot fut représenté par les comédiens italiens le mardi 4 juin 1782. M"« Vestris avait réclamé la pièce au nom de sa troupe, mais on lui répondit c que son indifférence à cet égard, depuis « dix ans que ce drame était imprimé, ayant fait présumer « qu^elle ne s'en souciait pas, la famille s'était déterminée à « la livrer à la troupe, sa rivale » (Mémoires secrets^ t. XX, p. 328.)
^ 272. Le Dépositaire^ comédie en vers et en cinq actes, par M. de Voltaire. Genève el Paris, Valade (de Timprim. de Louis Jorry), 1772. In-8 de 91 pp. (C. V. Beuchot, 197).
Le Dépositaire fut successivement envoyé à Thieriot (Voltaire à Thieriot, 4 mars et 28 avril 1769), à Diderot (Diderot à M*'* Voland, 2 septembre 1769), enfin à d'Argental (Voltaire à d'Argental, 20 janvier 1770»), pour être présenté aux comé* diens.
La pièce de Voltaire fut lue par Mole à rassemblée des comédiens, sans qu^on sût quel en était Fauteur*. Elle fut refusée [Mémoires secrets, 7 février 1770).
Reçue quelque temps après, elle allait être jouée, lorsque « des ordres supérieurs » en défendirent la représentation {Correspondance de Grimm, éd. Garnier, t. X, p. 6).
Cependant le Dépositaire fut joué à Lyon (Voltaire à d'Argental, 5 septembre 1772).
L^édition de Valade est sans préface; Tapprobation (p. 91) est du 6 juin 1772. «- Au bas de la liste des personnages, se trouve la note citée par Beuchot (Œuvres de Voltaire, éd, Garnier, t. V du Théâtre, p. 392).
273. La même comédie. Lausanne, François Grasset et 0«, 1772. In-8 de i f. (pour le faux-titre) et 116 pp. (C. V. Ben).
1. Cependant Grimm annonce l'envoi du Dépotitaire k d'Argental, dès le i*r décembre 1769. {Coirespondance littéraire, etc, ed, Garnier, t. VI II, p. 388.)
2 . Voltaire voulait Ciire passer le Dépositaire pour une pièce de Tabbé de Chflteaunenf. *
Première édition donnée par l'auteur. Elle est anonyme et contient une « Préface », qui est de Voltaire.
En envoyant cette édition à Thieriot, le 2a juin 1772, Voltaire rinforroe que le Dépositaire « a déjà été imprimé deux € fois dans le pays étranger. »
Le Dépositaire fut réimprimé en 177a dans le tome Xll des Nouveaux mélanges, etc... (pp. i à 114), conformément au texte de Lausanne. Ce même texte a été suivi par les éditeurs de Kehl et par Beuchot; les variantes ont été recueillies d'après Tédition de Paris,
274. La même comédie. Lausanne^ François Grasset et O*, In-8 de 84 pp. (C. V. Beuchot, 196).
275. LAMÉMECOMÉDiE.Zx>nires, 177J. In-8devniet 112 pp. (C. V. Beuchot, 198).
- 276. Les Guèbres ou la tolérance, tragédie par M. D M*^^ S. L (Genève), 1769. In-8 de 116 pp. Première édition (C. V. Beuchot, jio).
Les Guèbres, que Voltaire trouvait fort supérieurs à Aliçire, furent écrits en douze jours (du i* au 12 août 1768.— Voltaire à d'Argental, 14 auguste 1768).
La pièce fut envoyée à d'Argental, qui ne manqua pas de faire ses critiques, auxquelles Voltaire se rendit « avec autant w d'empressement que de reconnaissance » (Voltaire à d'Argental, 18 novembre 1768). Il changea les trois premiers actes, adoucit le rôle inàme qu'y jouaient les prêtres de Pluton, appela sa tragédie : « les Deux Frères » (le titre primitif pouvant seul donner des soupçons), et pria d^Argental de faire lire son ouvrage, à la Comédie, par Le Kain. (Voltaire à d'Argental, 19 décembre 1768).
Ces premières corrections n'ayant point satisfait d'Argental, Voltaire passa huit jours à tout réformer, a Termes impro- « près, mots répétés, contradictions apparentes rectifiées, en- « trées et sorties mieux ménagées, additions nécessaires, rien « n'a été oublié » (Voltaire à d'Argental, 2 3 mai 1769).
En même temps. Voltaire annonçait à d'Argental qu'on allait prendre le parti de faire imprimer sa pièce à Genève : « L'auteur et l'éditeur me la dédient... Cette édition sera pour c les pays étrangers, et pour quelques provinces méridionales c de France. L'édition de Paris sera pour Paris, i
La première édition des Guèbres contient en effet :
i« Une Préface de l'éditeur (pp. 5 à lo). Cet éditeur est Voltaire lui-même.
a« Une Epitre dédicatoire à M. de Voltaire, etc, etc. (p. 1 1 à i5). Cette Epitre qui est de Voltaire, est signée : Gabriel Grasset et associés.
Les initiales D*** M*** qui figurent sur le frontispice de la brochure désignent Desmahis : Voltaire, après avoir songé à donner les Guèbres comme l'ouvrage posthume de Guimond de la Touche, les avait mis sur le compte de Desmahis, qui était mort en 1761 (Voltaire à Saurin, 3 auguste 1769).
Les Guèbres furent réimprimés, en 1769, dans le tomeVIIl des Nouveaux mélanges^ etc. (p. 7 à 91). ils y sont précédés :
I» lyun Discours historique à l'occasion de la tragédie des Guèbres^ dont il sera question sous le n« 278 ;
a» De la Pré/ace de l'éditeur (pp. 3 à 5). Les Guèbres n'ont jamais été représentés.
277. La même tragédie. S. /. (Paris)^ 1769. In-8 de 82 pp. (C. V. Beuchot, 309).
Cette édition a la Préface de Véditeur (pp. 3-5) ; mais on n'y trouve pas V Epitre dédicatoire.
Les fautes signalées dans VErrata de la première édition (p. 1 1 6) sont corrigées dans celle-ci.
278. La même tragédie. Rolerdam (sic) Reinier Leers {Genève, frères Cramer), 1769. In-8 de 2 ff. non chiff. pour le faux-titre et le titre, et 104 pp. Édition encadrée. (C. V. Beuchot, 312.)
Troisième édition. Avec un Discours préliminaire.
Dans cette édition, on ne retrouve ni VEpitre dédicatoire, ni la ^Préface de l'éditeur.
Le c Discours historique et critique à l'occasion de la tragédie des Guèbres » paraissait pour la première fois. 11 occupe les pages ta 19 de la brochure.
La dernière partie du Discours historique a été publiée pour la première fois par les éditeurs de Kehl, (t. V% pp. 324-323).
279. La même tragédie. Qenive^ 1769. In-8 de 60 pp. (C. V. Beuchol, 311).
Cette édition ne contient ni la Préface^ ni VEpStre dédiça» toire, ni le Discours historique.
Bcuchot (Œuvres de Voltaire, éd, Garnier, t. V du Théâtre, p. 569) parle des cinq éditions de 1769. Parmi ces Citions, il est probable qu*il comprend celle qui fait partie du tome Vill* des Nouveaux mélanges*
280. La même tragédie. RoUerdam^ ^77^* In-8. (Quérard, Bibliographie Voltairienne, n* 149.)
281. La même tragédie. Paris, Ruault, 1777. In-8 de 54 pp. (Bibl. de Pont-de-Veyle, IJ90).
^ 282. Le baron d*Otrante. Opéra Bufla, en trois actes.
Imprimé pour la première fois dans le tome IX* de l'édition de Kehl {pp. 275-302).
Le baron d'Otrante est tiré du conte de Voltaire : VÉdu^ cation tfun prince. Voltaire envoya son opéra à Grétry, qui devait le présenter aux comédiens italiens comme Touvrage d'un jeune poète de province.
Grétry nous apprend qu'il reçut le Baron d'Otrante, « pen* dant qu'on jouait encore le Huron. dans sa nouveauté ». Or, le Huron, tiré par Marmontel de VIngénu de Voltaire, et dont Grétry avait composé la musique, fut représenté le 20 août 1768 (et non 1769, comme le dit Beuchot). Cf. Voltaire à M"« de Saint-Julien, 3o septembre 176$.
Les comédiens italiens ne voulurent point recevoir le Baron d'Otrante : « cependant ils voyaient très bien dans cet ouvrage u un talent qui pouvait leur être utile, et ils m'engagèrent, « dit Grétry, à faire venir le jeune auteur anonyme à Paris ».
(Mémoires ou Essai sur la musique, Paris, Prault, 1789, pp. 189 et 190).
"«^ 283. Les deux Tonneaux, esquisse d*un opéra comique (en trois actes).
Imprimés pour la première fois dans le tome IX* de l'édition deXé^/(pp. 3o3-336).
Voltaire fit les Deux Tonneaux pour Gréiry : « Eût-on pu « croire, dit à ce propos l'auteur de Richard Cœur-de^Lion, « que dans le temps de mon arrivée à Paris, lorsque je quêtais c infructueusement dans cette grande ville des poèmes à mettre « en musique,... le premier poète de la France et de son siècle, « M. de Voltaire, me tenait la parole qu'il m^avait donnée, c sur laquelle je n'osais compter, et faisait pour moi des « opéras-comiques {Mémoires etc.,» pp. 188-189).
En 1772, Voltaire parle à M"« de Saint-Julien d'un opéracomique o dont un jeune homme est venu lui apporter Ves- « quisse ». c Je Tai trouvée, ajoute-t-il, très favorable à la « musique, et à des sortes de musique de toute espèce. c M"* Denis dit qu'il faut suivre de point en point toutes les « directions de l'auteur. 11 avait promis cet ouvrage à un autre c musicien que M. de Montcivrey; mais nous avons jugé qu'il « fallait lui donner la préférence sur tous les autres... (3oau- <( guste). »
M. Van der Straten croit qu'il s'agit, dans cette lettre, du Baron d'Otrante {Voltaire musicien, p. 30; une note de M. Avenel {Œuvres complètes de Voltaire, Paris, Aux bureaux du Siècle, t. VllI, p. 876), renvoie aux Deux Tonneaux,
284. SoPHONiSBE, tragédie de Mairet réparée à neuf. Paris, veuve Duchesne {de Vimpr. de la veuve Simon), 1770. In-8 de xii, 59 pp., plus 1 f. d'Errata pour fe nouvelle édition de Sophonislfe, Première édition. (C. V. Beuchot, 831 et C.V. Ben.)
Collation des feuillets préliminaires : 1 f. de titre; et 5 ff. paginés m à xii pour VEpître dédicatoireà Monseigneur le duc « de la Valltère et les Personnages,
L'approbation (du 3o avril 1 770) est au bas de la page 59. L'exemplaire de la collection Beuchot n'a pas le feuillet d'£rrata que renferme notre exemplaire.
Les éditeurs de Lausanne {François Grasset et C*) dans VAvis qu'ils ont placé en tête deSophonisbe (t. V* du Théâtre com^ plet de M, de Voltaire^ Lausanne, 1772, p. 293), disent que cette tragédie fut imprimée d'abord en 1769, à Lausanne, sous le^nom de M. Lantin.
Beuchot doute que cette édition de 1769 existe. Et en efiet, lorsqu'il est question pour la première fois, dans la Corres^ pondance de Grimm, de la tragédie de Mairet retouchée par Voltaire, c'est le i5 mai 1770 : Grimm en parle comme d'une
pièce que « le patriarche fait imprimer à Paris, en cachette, c et sans mettre personne dans son secret ». {Correspondance littéraire, etc.,ed, Garnier, t. IX, p. a5).
L'édition qui porte le nom de Duchesne tst annoncée dans le Catalogue hebdomadaire du 23 mai 1770, et rien, dit Beuchot, c ni dans le titre de la pièce, ni dans son annonce, n*indique que ce soit une nouvelle édition n.t^ependant Pintitulé de VErrata (Errata pour la nouvelle édition de Sophonisbe) pourrait faire naître quelques doutes à cet égard. Pour les dissiper, il suffira de citer le passage suivant des Mémoires secrets : « Il paraît c une nouvelle édition de Vancienne Sophonisbe de Mairet « réparée à neuf ». (20 juin 1770). '
La Sophonisbe a réparée à neuf t est du reste tout entière Tœuvre de Voltaire. « Il y aura des malins qui diront que « M. Lantifi ' se moque du monde, et qu'il n*y a pas un mot c dans Sophonisbe qui ressemble à celle de Mairet; mais il I faut laisser dire ces gens-là et ne pas s*en embarrasser » (Voltaire à d'Argental, 21 mai 1770).
Sophonisbe fut représentée pour la première fois, par les comédiens français, le i5 janvier 1774. Quoique mal accueillie le premier soir, elle eut, grâce à Le Kain, quatorze représentations (voy. Mémoires secrets ; 14 et 16 janvier 1774).
285. Sophonisbe, tragédie de Mairet, réparée à neuf, corrigée et augmentée. Nouvelle édition. S. /. {Genève), 1770. In-8. (C. V. Beuchot, 157.)
Fait partie du tome III des Choses utiles et agréables (pp. 3 à 84). On trouve, après VEpftre dédicatoire, une lettre (de Voltaire) à M. le G... de G... (LeGouz de Gerland) du 28 juin 1770.
La Sophonisbe de Mairet est à la suite de celle de Voltaire, (pp. 85 à 166 du tome III des Choses utiles et agréables),
Sophonisbe fut aussi réimprimée, en 1770, dans le tome X * des Nouveaux mélanges, etc., (pp. 3 à 70).
Les fautes signalées dans VErrata de Tédition de Duchesne% sont corrigées dans les réimpressions de 1770.
I. Lantin, sur le compte duquel Voltaire mettait la Sophonisbe de Matre réparée à neuf est, dit Beuchot, Tauteur du conte de la Fourmi^ dont Voltaire a donné les 92 premiers v«rs dans le tome II* des Choses utiles et agréables.
286. La Sophonisbe de Mairet, faite en 1729. Première tragédie régulière en France. Revue et exactement corrigée. Nouvelle édition. S. /., 1773. In-8 de 64 pp. (C. V. Ben).
Cette édition n'a pas VEpUre dédicatoire au duc de la Vallière : cette Epftre ne se retrouve pas non plus, dans le tome V» du Théâtre complet de M, de Voltaire , etc. {Latt' tanne, Fr, Grasset 1772).
VA vis des éditeurs, placé en tête de 5op/roni56^, dans Tédition de 1772, a été reproduit par Beuchot {Œuvres de Vol' taire, éd. Gamier, tome VI« du Théâtre, p. 34, note i).
En réimpfim&nt Sophonisbe, les éditeurs de.Kehl ont suivi un texte qui n'est celui ni des premières éditions, ni de Tédition de 1772, ni de celle de 1773. Peut-être est-ce le texte des comédiens, quoique nous ne connaissions pas d'édition de Sophonisbe, « conforme à la représentation t.
287. Les Pélopides ou Atrée et Thieste; tragédie par M. de Voltaire. Genève^ et Paris, Valade, 1772. In-8 de 64 pp. et I f. non chiff. pour Tapprobation (du 7 février 1772). Première édition séparée. (C. V. Beuchot, 6}5.)
Les Pélopides parurent pour la première fois dans le tome III du Théâtre complet de M, de Voltaire, etc» (Lausanne, François Grasset et C; 1772, pp. 219-290).
Un Avertissement des éditeurs (p. 221) et une lettre de Voltaire à « un de ses amis », intitulée : « Fragment d'une lettre t (p* 223*225) précédent la tragédie*
Ce c Fragment S une lettre » se retrouve dans l'édition de Valade, qui contient aussi c VAvis deVéditeuK » suivant :
« La* nouvelle tragédie de M. de Voltaire que je donne au I public est entièrement conforme à celle qui se trouve dans « la grande collection de tous ses ouvrages que l'on imprime a à Lausanne, en Suisse, pour laquelle j*ai souscrit; j'espère, c avec toute la confiance possible, que le public me saura
t. II y a det exemplaires sans le Dom de Genève. (Voy. n« 388.)
« quelque gré de ce que je lui présente un des nouveaux c chefsKi'œuvre de cet auteur immortel et qu^à très juste titre « on peut appeler le prince et le Nestor de la littérature an- « cienne et moderne, t
La Correspondance de Grimm parle, dès le i*' janvier 1772, de I édition des Péiopides tirée par Valade de l'édition de Lâu» sonne, « On a remarqué, dit Grimm, que la pièce imprimée à c Paris a eu pour censeur Crébillon, fils du premier père c é'Atrée, et que ce censeur atteste n'avoir rien trouvé dans la « tragédie de M, de Voltaire qui ne lui ait paru devoir en « favoriser V impression» t — Ce sont là les propres termes de V Approbation de Crébillon. Or cette approbation est datée du 7 février 17721. Comment Grimm pouvait-ii citer textuellement, le I*' janvier 1772, une Approbation que Crébillon fils ne devait donner que le 7 février suivant ? Il y a là un anachronisme que nous signalons à M. Tourneux, le savant éditeur de la Correspondance de Grimm,
Les Péiopides ont été imprimés en 1772 dans le tome XII des Nouveaux Mélanges, etc..,, p. 1 15-184.
288. La même tragédie. Paris, Valade, 1772. In-8 de 64 pp. et I f. non chiff. pourTApprobation. (C. V. Ben.)
Dans cette édition, « l'Avis de l'éditeur, » imprimé au verso du titre, est ainsi conçu :
« Tout ce qui sort de la plume de M. de Voltaire est en « droit d'intéresser le public. Il vient de paraître une tragédie f( nouvelle dans l'édition de tous ses ouvrages qu'on imprime « actuellement à Lausanne, en Suisse, chez Fr, Grasset et c comp,; j'ai cru devoir imprimer cette pièce séparément. « Comme souscripteur de cette grande et riche collection, j'es* « père que M. de Voltaire ne me saura pas mauvais gré d'avoir « rais ce nouveau drame à portée d'être admiré par un plus c grand nombre de lecteurs, t
En réimprimant les Péiopides, les éditeurs de Kehl ont suivi un texte qu'ils avaient trouvé dans les papiers de Vol* taire; une autre version en a été donnée par Naigeon, dans l'édition stéréotype du Théâtre de Voltaire (Paris, Oidot an IX, in- 18, t. IX, pp. 149-202).