‹ Voltaire, Montesquieu et Rousseau en AngleterreChapitre 10 sur 103 · Œuvres completes, vol. XXXIII, p. iSg · texte numérisé non relu

Œuvres completes, vol. XXXIII, p. iSg

a 2 VOLTAIRE EN ANGLETERRE

era près leur nie ri le. Si, ajoiilait-il, il suivait ses inclinations, il se fixerait certainement dans ce pays pour s'y consacrer à l'étude et à la pensée. Mais sa santé était mauvaise et ses ressources modestes et il doutait fort qu'il lui fut possible dans ces conditions de se plonger dans le tourbillon de Londres et de Whitehall. Il ne tarda pas, pourtant, à prendre une décision et « à la fin de juillet » il était de retour en Angleterre très peu satisfait de son voyage secret en France qui avait été à la fois infructueux et onéreux * .

Il résulte d'une lettre à Mlle Bessières, en date du i5 octobre, qu'il se trouvait à Wandsworth, un mois après. Il dit en effet dans cette lettre qu'il venait de passer deux mois dans la retraite.

Il arriva en Angleterre dans un état de profond abattement qui fut rendu plus profond encore par sa mauvaise santé et les ennuis qu'il eut à subir à cette époque. Il avait emporté avec lui une lettre de change d'une valeur totale de huit à neuf mille livres françaises, et comme il n'avait pas un besoin immédiat d'argent, il avait tardé à présenter cet effet. Lorsqu'il le présenta au tiré, un juif nommé d'Acosta ou, comme il l'appelle dans sa lettre à Thiériot « Medina » ; celui-ci l'informa que trois jours auparavant il avait fait faillite et que l'argent était perdu.

La mésaventure de Voltaire étant parvenue aux oreilles d'un « gentleman » anglais, celui-ci lui en-

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