‹ Voltaire, Montesquieu et Rousseau en AngleterreChapitre 11 sur 103 · I . Voir la lettre à Thiériot · texte numérisé non relu

I . Voir la lettre à Thiériot

voya généreusement une somme dont le montant n'est pas spécifié, mais qui l'aida probablement à sortir de la situation embarrassée dans laquelle il se trouvait.

On a supposé que ce « gentleman » était le roi et comme dans la lettre où il racontait à Thiériot ce qui s'était passé, il lui disait « tout ce qui est roi ou touche à un roi effarouche ma philosophie républicaine et je ne veux pas boire la moindre goutte du breuvage de la servitude dans le pays de la liberté », il n'est pas étonnant que Voltaire n'ait pas tenu beaucoup à indiquer la source de cette libéralité opportune.

Dans la Préface de la Henriade qui se trouve dans l'édition des Œuvres diverses de Voltaire, il est dit en toutes lettres que le roi, apprenant la situation embarrassée dans laquelle il se trouvait, lui envoya « deux mille ecus » \ Voltaire dépeint sa situation à cette époque d'une façon si vivante et si intéressante qu'il est préférable de lui laisser la parole.

« Je me trouvais sans un sou, malade à mourir d'une fièvre violente, seul, sans aide au milieu d'une ville où je ne connaissais personne. Lord et Lady Bolingbroke étaient à la campagne. Je n'osais, dans une position si misérable, aller voir notre ambassadeur. Jamais je n'avais éprouvé une pareille détresse. Mais je suis prédestiné à faire l'épreuve de toutes les infortunes de l'existence. »

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