‹ Voltaire, Montesquieu et Rousseau en AngleterreChapitre 19 sur 103 · I. Lettre XXIII · texte numérisé non relu

I. Lettre XXIII

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Nul art n'est méprisé, tout succès a sa gloire. Le vainqueur de Tallard, le fils de la Victoire, Le sublime Dryden et le sage Addison, Et la charmante Oldfield, et l'immortel Newton,

Ont part au temple de mémoire; Et Lecouvreur à Londres aurait eu des tombeaux Parmi les beaux esprits, les rois et les héros. Quiconque a des talents à Londres est un grand homme.

— La Mort de Mlle Lecouvreur^.

Voltaire étudia les questions les plus diverses et nous observa sous toutes les faces. Il a laissé une peinture très vivante des courses de Newmarket auxquelles il tint à assister et il remarque en passant que des personnes de qualité n'avaient pas honte de faire le métier de cocher ou bien, oublieux de leur rang, de tricher comme des jockeys^.

Dans la onzième Lettre philosophique il discute avec le réel enthousiasme d'un philanthrope la question du vaccin contre la petite vérole qui venait d'être découvert et il fait un vif éloge de lady Mary Wortley Montagne qui avait eu le courage d'essayer les effets du vaccin sur son propre fils et de la reine Caroline qui avait suivi son exemple en faisant inoculer la jeune princesse de Galles.

A la fin de juillet, il obtint du gouvernement français la permission d'aller à Paris, mais il était stipulé qu'il ne pourrait y séjourner plus de neuf mois, à compter du jour de son arrivée. S'il dépassait cette

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