I. Lettre de Peterborough au Dr Towne
a. Lettre à l'abbé Blanc, i4 novembre 1788. Œuvres completes, XXXV, p, [xi.
il, dans une lettre à Thiériot, de surveiller mes affaires en France, vous pouvez être sûr que j'aurais passé à Londres le reste de mes jours. » D'autre part, il écrivait à son ami Keate, quelques années plus tard : « Si je n'avais fixé le lieu de ma retraite dans le libre coin de Genève, je vivrais certainement dans le libre coin de l'Angleterre. Je suis depuis trente ans le disciple de "hos penseurs ^ » Il n'oublia jamais les attentions dont il avait été comblé, ni la façon hospitalière dont il avait été reçu dans notre pays, et il ne laissait passer aucune occasion d'en témoigner sa reconnaissance. La qualité d'Anglais était toujours auprès de lui le meilleur titre d'introduction.
Lorsque Martin Sherloch lui rendit visite à Ferney en 1776, il trouva le vieillard, qui était alors âgé de quatre-vingt-treize ans, encore plein des souvenirs de son séjour en Angleterre.
Il avait fait arranger son jardin à l'anglaise, les livres dont il était entouré étaient les classiques anglais, le sujet sur lequel il revenait constamment dans la conversation était la nation anglaise^.
On a dit que son départ avait été précipité par une querelle avec son libraire, Prévost, et Desfontaines fit plus tard courir le bruit qu'il avait été fustigé d'importance avant son départ, par un membre