Pensées diverses, Œuvres, vol. VII, p
l32 MONTESQUIEU EN ANGLETERRE
mer personne, et ne compter sur personne. Quand je suis en France, je fais des amitiés avec tout le monde, en Angleterre, je n'en fais à personne, en Italie je fais des compliments à tout le monde, en Allemagne je bois avec tout le monde \ »
« Les Anglais, dit-il dans ses Pensées diverses -, sont si occupés qu'ils n'ont pas le temps d'être polis, ils vous font peu de politesses, mais jamais d'impolitesses '^ » . Il remarque l'originalité du caractère anglais.
« Les Anglais sont des génies singuliers ; ils n'imiteront pas même les anciens qu'ils admirent, leurs pièces ressemblent bien moins à des productions régulières de la nature, qu'à ces jeux dans lesquels elle a suivi des hasards heureux^. » Il note aussi chez eux l'absence de préjugés en faveur de la guerre, de