‹ Voltaire, Montesquieu et Rousseau en AngleterreChapitre 53 sur 103 · OEuvres, vol. VII, p · texte numérisé non relu

OEuvres, vol. VII, p

4. Pensées diverses. Œuvres completes (édit. Laboulaye), vol. VII, p. 169. Il est impossible de n'être pas frappé par l'analogie de la description que donne Montesquieu du caractère anglais et celle de Goldsmith dans The Traveller. Après s'être étendu sur la douceur du climat. Goldsmith continue ainsi :

Extremes are only in the master's mind Stern o'er each bosom Reason holds her state With daring aims irregularly great

Fierce in their native hardiness of soul

True to imagin'd right, above control,

While e'en the pheasant boasts these rights to sean

And learns to venerate himself as man.

Gf. aussi les remarques de Pollnitz, Memoirs, vol. II, p. 455.

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la naissance, des titres et dignités, des succès féminins, des faveurs que peuvent accorder les ministres; tout ce qu'ils désirent c'est que les hommes soient les hommes ; ils n'estiment que deux choses : la richesse et le mérite. Mais ils sont remplis d'envie et pensent moins à leur propre prospérité qu'à celle des autres, on trouve des traits caractéristiques de cet état d'esprit dans toutes les lois maritimes et commerciales *.

Il attribue à l'influence du climat deux autres traits particuliers du caractère anglais — l'abattement, le taedium vitœ qui les conduit si souvent au suicide et la mobilité, qu'il ne faut pas confondre avec la légèreté, qui les rend incapables de laisser longtemps les choses dans le même état ^

Il parle avec admiration de la vivacité d'esprit des Anglais. « Il est impossible, dit-il, d'être trop habile lorsqu'on traite avec les Anglais. Un homme qui n'a pas l'esprit aussi vif qu'eux ne pourra jamais les comprendre et sera toujours leur dupe. » Il ajoute que les ministres français de son temps ne connaissaient pas plus le peuple anglais que ne l'aurait fait un enfant et il donne comme exemples d'Hiberville et Kinski qui furent mystifiés, le premier par les Jacobites et le second parles représentants des Tories. Il remarque que, sous la surface agitée d'une société remuée par autant de factions que la nature humaine a de pas-

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