Ibid., p
l'état de la religion et dit qu'elle était regardée avec mépris. En France, il passait lui-nnênne pour avoir trop peu de religion, en Angleterre au contraire il passait pour en avoir trop. « Pourtant, ajoute-t-il gravement, aucune nation n'a plus besoin de religion que les Anglais car ceux qui n'ont pas peur de se pendre doivent avoir peur d'être damnés \ »
Par un hasard assez curieux, il ne fait aucune allusion à la controverse déiste mais il remarque en pas sant que l'ouvrage de Whiston n'était pas fait pour améliorer les mœurs du peuple.
Montesquieu s'intéressait beaucoup, par goût nature), aux débats parlementaires et à la politique de son temps. Il avait déjà, dans la cent quatrième Lettre Persane, exprimé son admiration pour la théorie monarchique anglaise et pour l'esprit libre du peuple anglais. Il avait fait l'éloge de cette monarchie qui sortie du peuple pour servir le peuple ne pourrait, à son avis, se maintenir qu'en se souvenant de ses origines et de ce peuple qui ne considérait pas l'obéissance passive comme une vertu, car il estimait que l'origine du despotisme étant illégitime, le despotisme luimême ne pouvait être qu'illégitime.
Il assista aux séances des deux Chambres, il prit