‹ Voltaire, Montesquieu et Rousseau en AngleterreChapitre 58 sur 103 · I. Pari. Hist., VIII · texte numérisé non relu

I. Pari. Hist., VIII

MONTESQUIEU EN ANGLETERRE l4l

celui qui concernait le traitement de £200 alloué au médecin de la Tour. Les députés étaient tous intéressés, dit-il, et les membres de l'opposition en particulier au maintien d'un médecin compétent à la Tour, car certains d'entre eux ont eu fréquemment l'occasion d'y être envoyés, les uns pour avoir parlé trop librement, les autres pour corruption — ceci était une allusion à l'incarcération de Walpole en 1721. Montesquieu ne parle pas de ce passage du discours de Shippen, mais il mentionne un détail que nous ne trouvons pas dans la Parliamentaiy History. « Il dit ensuite qu'il n'aimoit pas les maximes hanovriennes. » Il a aussi raconté, ce que la Parliamentary History ne mentionne pas non plus, que l'excitation causée par le discours de Shippen et la crainte de voir la discussion s'envenimer furent telles que tout le monde cria « aux voix » afin d'arrêter le débat ' .

Les séances suivantes ou plutôt les séries de séances dont Montesquieu nous donne un compte rendu et auxquelles il semble avoir assisté, en partie du moins, furent consacrées à la discussion du Pension Bill. Ce bill fut peut-être la plus habile des manœuvres des Patriotes.

Walpole tirait sa force de l'appui que lui donnaient les titulaires de pensions accordées par la couronne ou de fonctions dépendant d'elle. Le bill présenté

I. Cf. les Notes sur l'Angleterre où Shippen est désigné sous le nom de Ghipin et Gobbctt. Parliamentary History (éd. 181 1),

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