Coxc, Memoirs of Walpole, vol. i, p
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tesquieu se rapportent aux débats du mois de février lySo, époque à laquelle le bill fut présenté pour la première fois, ou à ceux de février lySi, quand le bill vint pour la seconde fois devant la Chambre des Communes.
Townshend, semble-t-il, prit la parole lors de la première occasion dans le sens indiqué par Montesquieu (cf. Coxe, Walpole, vol. I, p. 822), mais il est peu probable qu'il soit intervenu au cours de la seconde discussion, car il avait alors donné sa démission. En tout cas, Montesquieu cite quelques détails, y compris une partie du discours de Townshend à la Chambre des Lords, qu'on ne peut, autant que j'ai pu m'en rendre compte, trouver ailleurs. « Dans la dernière séance, milord Thousand (Townshend) dit : « Pourquoi nous chargeons-nous toujours de cette haine publique de rejeter toujours le bill ? Il faut augmenter les peines et faire le bill de manière que les communes le rejettent elles-mêmes : de façon que, par ces belles idées, les seigneurs augmentèrent la peine tant contre le corrupteur que le corrrompu, de dix à cinque cents livres, et mirent que se seroient les juges ordinaires qui jugeroient les élections et non la Chambre ; qu'on suivroit toujours le dernier préjugé dans chaque cour*. »
« Ce fut un bill extraordinaire, ajoute Montesquieu, car il passa contre la volonté des communes, des
I . Ce passage du discours de Towshend ne se trouve pas dans la Parliamentary History. Il est cité dans Notes sur l'Angleterre, Œuvres, vol. VII, p. 192.
lords et du roi. w II ne se rendait pas compte, évidemment, de la lactique de Walpole et il n'avait pu encore pénétrer dans les coulisses de la politique anglaise.
La séance de beaucoup la plus intéressante de celles auxquelles assista Montesquieu fut celle du 2 mars 1780, où fut discutée l'affaire de Dunkerque. On se rappelle que l'une des clauses des traités d' Utrecht et de la Haye prévoyait la démolition du port et des fortifications de Dunkerque.
Les Français étaient peu disposés à remplir cette condition et les travaux de démolition avaient été si souvent interrompus et on les avait menés si lentement qu'au cours du dernier règne, des protestations s'étaient fait entendre à plusieurs reprises à ce sujet.
Finalement, cependant, on annonça que les travaux de démolition étaient, ou du moins étaient supposés, terminés.
En 1729, quelqu'un informa Bolingbroke que les habitants de Dunkerque avaient reconstruit les fortifications détruites et réparé ce qui n'avait été détruit qu'en partie.
Cette information fut confirmée à Bolingbroke par son secrétaire, un ivrogne malhonnête et maladroit, qu'il envoya sur place pour y faire une enquête.
Bolingbroke vit tout de suite le parti qu'on pouvait tirer de ce renseignement et il s'empressa de le communiquer à l'opposition. Le Craftsman se mit à l'œuvre. On s'écria que les Français violaient les
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traités d'Utrecht et de La Haye et provoquaient l'Angleterre et on insinua que Walpole, qui était sympathique à nos ennemis héréditaires, était de connivence avec eux. Une adresse fut présentée au roi, le priant de pre&crire que les ordonnances, instructions, rapports et tous les autres documents concernant le port de Dunkerque depuis la démolition fussent soumis à la Chambre des Communes. Le lendemain de la présentation de cette adresse, le roi fit droit à la requête des pétitionnaires. Il s'ensuivit, à la Chambre des Communes, une discussion d'une violence inouïe. Elle dura depuis une heure de l'après-midi jusqu'au lendemain matin à trois heures. Walpole, qui connaissait la source des calomnies lancées contre lui par l'opposition et se rendait parfaitement compte de leur but, profita de cette occasion pour attaquer ouvertement Bolingbroke et flétrir ses trahisons et sa basse ingratitude.
Wyndham défendit son ami en établissant un parallèle entre Walpole et lui. Pelham répliqua à Wyndham et Bolingbroke fut, de nouveau, cloué au pilori.
« A mon avis, ce fut pour Sa Majesté et pour le ministère actuel, la journée la plus importante en ce qui concerne l'incident lui-même et ses conséquences intérieures et extérieures et je pense que cette séance produira l'effet d'un coup de tonnerre sur les adversaires que nous avons ici, ainsi que sur leurs amis de votre côté de l'eau*. »