‹ Voltaire, Montesquieu et Rousseau en AngleterreChapitre 65 sur 103 · Pensées diverses ; Œuvres, vol. \II, p. i5G · texte numérisé non relu

Pensées diverses ; Œuvres, vol. \II, p. i5G

ses favoris ainsi que le prouve une lettre de Fontanelle qui lui demanda d'intervenir auprès d'elle en faveur d'une jeune artiste qui, ayant été brutalement renvoyée de l'Opéra de Paris, s'était réfugiée à Londres. « On dit que vous êtes fort bien avec la reine, je l'eusse presque deviné car il y a longtemps que je sais combien elle a du goût pour les gens d'esprit et combien elle est accoutumée à ceux du premier ordre ^ »

Avant d'être présenté à la cour, il avait été l'objet d'une distinction qui lui fit beaucoup de plaisir et qui était, à cette époque, convoitée non seulement par des hommes de lettres distingués mais même par des personnages royaux. Le 26 février 1780, il fut élu membre de la Royal Society. Il devait cette distinction en partie à l'influence de Chesterfield et du viceprésident Martin Folkes, et en partie à sa qualité de membre de l'Académie française. Ses principaux titres, très légitimes d'ailleurs, étaient les travaux scientifiques qu'il avait présentés à l'Académie de Bordeaux^. Il écrivit à son ami le Père Geratti, le 2 mars 1780 pour lui annoncer son élection : « Je fus reçu il y a trois jours membre de la Société royale de Londres ^ » Pendant le reste de son séjour en Angleterre, il assista régulièrement aux séances.

I. Fontenelle, Œuvres complètes (éd. Paris, 1818), vol. II, p. 566.

a. Sur la cause de l'écho. Sur l'usage des glandes rénales. Sur la cause de la pesanteur des corps. Observations sur l'Histoire na iurelle. Sur la cause de la transparence des corps.

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