Lettres f am., XXX; Œuvres, vol. VII, p
2. En ce qui concerne les relations de Montesquieu avec Charles Yorke, cf. Campbell, Lioes of the Lord Chancellors, VII, -^5,
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coup, il exprima même l'admiration que lui avait causée la lecture de cet ouvrage en termes si flatteurs que Yorke transmit sa lettre à Warburton. Il accompagne cette lettre d'une note dans laquelle il parle de l'impression qu'avait faite Montesquieu sur lui et qui, à ce titre, est très intéressante.
« Son cœur est aussi bon que son intelligence, dans tout ce qu'il dit ou écrit, bien qu'il mêle de temps en temps un peu de clinquant français à la vivacité et la solidité de son talent et à son originalité d'expression * . »
Ce jugement nous paraît très juste.
Nous avons vu que la véritable opinion que Montesquieu avait des Anglais n'était pas précisément faite pour leur plaire, mais il était trop bien élevé et trop sincèrement touché des attentions qu'il recevait partout dans notre pays pour s'exprimer autrement qu'en termes très flatteurs.
Nous lisons dans les anecdotes de Spence :
« Monsieur de Montesquieu, l'auteur des Lettres Persanes est maintenant chez lord Waldegrave avec lequel il est arrivé en Angleterre. Il dit qu'il n'y a qu'en Angleterre qu'on trouve des hommes de réel bon sens^. »
Plusieurs années après, Montesquieu écrivait :
(( Les Anglais aiment les grands hommes de leur pays et dans cette nation extraordinaire il y a peu de gens qui n'aient pas de mérite personnel ^. »