‹ Voltaire mourantChapitre 18 sur 33 · VOLTAIRE I:T DI-S BARREAUX · texte numérisé non relu

VOLTAIRE I:T DI-S BARREAUX

Laissons de côté la discussion grammaticale.

Voltaire et l'abbé d'Olivet sont-ils dans le vrai en retirant à Des Barreaux le sonnet du Pénitent pour le restituer à Tabbé de Lavau ? Cette attribution va à rencontre de celle généralement admise ; elle enlèverait tout titre poétique à l'amant de Marion de L'Orme si nous n'avions récemment reconstitué ses œuvres, éparses dans les recueils collectifs de la deuxième moitié du xvii^ siècle, dans le Recueil de Conrart et les manuscrits du temps \ On ne connaissait, en effet, de cet épicurien avant notre travail que ce sonnet justement célèbre, malgré l'opinion contraire de Voltaire et de Marmontel". Cette question de paternité littéraire élucidée, nous dirons un mot de Pierre Du May et des poésies latines de Des Barreaux.

En matière d'histoire littéraire, l'autorité de Voltaire est grande aux yeux des critiques éminents du xx^ siècle. Voici, par exemple, quelques passages d'un article de M. Emile Faguet consacré au livre de M. G. Michaut, professeur à la Sorbonne, sur la « Bérénice » de Racine :

(i) Jacques Vallée Des Barreaux l\^)(}()-iC,rj']]. Sa Vie et ses Poésies. Paris, Leclerc, 1907.

(2) Lettre de ^L Marmontel, auteur du Mercure, et Jugeuient de M. Marmoutel sur ce sonnet [Mercure, octobre 1758, p. /,o). Ce jugement de Marmontel est un chef-d'œuvre de niaiserie, nous l'avons reproduit à l'Appendice de notre Des Barreaux.

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