Cf. notamment Siècle de Louis XIV, XIX
2. Cf. Lettre à cVAlemhert, 15 mars 1769 : « Il semble qu'il y ait des corps faits pour être les dépositaires de la barbarie et pour combattre le sens commun. Le Parlement commença son son cercle d'imbécillité en confisquant, sous Louis XI, les pre- I y/ miers livres imprimés qu'on apporta d'Allemagne, en prenant ' ^^ les imprimeurs pour des sorciers; il a gravement condamné VEncyclopédie et l'inoculation. Un jeune homme, qui serait ilevenu un excellent officier, a été martyrisé pour n'avoir pas
de Bourbon, le Parlement de Paris enregistrait un Jédil contre les protestants plus rigoureux encore que I celui de 1685; et, pendant tout le xviii*' siècle, les assemblées parlementaires furent pour la plupart des foyers d'intolérance. Après l'expulsion des jésuites, elles redoublèrent de zèle contre les hérétiques et les philosophes, ne fût-ce que pour la justifier./C'est ce que Voltaire avait bien prévu. « Nous sommes défaits des renards, écrivait-il en 1763, et nous tomberons dans les mains des loups » [Lettre au marquis d'Argence, 2 mars) K Comment donc s'étonner qu'il ait approuvé le coup d'État par lequel Maupeou substituait aux Parlements de nouveaux conseils-? Pour lui, les parlementaires sont des tyrans et des persécuteurs.. Et, quand on s'apprête à les rétablir sur leurs anciens sièges, il proteste contre le retour de ceux qui ont assassiné avec le poignard de la justice le brave et malheureux comte de Lally, qui ont souillé leurs mains du sang de La Barre, qui ont roué Galas ^
ôté son chapeau, en temps de pluie, devant une procession de capucins... Comment les hommes se laissent-ils gouverner par de tels monstres? »