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que l'assassinat du roi était une œuvre méritoire ( j que tous les prêtres en jugeaient ainsi. De mêm< i Jacques Clément et Balthazar Gérard se préparèrei j par la confession et la communion à tuer, celui-] i Henri III, celui-ci le prince d'Orange. Et combie r d'autres, prêtres ou laïques, ont versé le sang e sacrifiant leur humanité naturelle à ccqu'ils croyaiei j être leur devoir envers la Divinité ^ ! j
Beaucoup de croyants réprouvent ces crimes ( j prétendent que le catholicisme est un bon arbre qi a produit de mauvais fruits. Non pas; si les frui sont mauvais, l'arbre ne saurait être bon. C'est " catholicisme qui rend l'homme cruel. Un catholiqi croit posséder la vérité; il s'imagine que cette véril brille seulement pour lui, que tout le reste des homm( doit rôtir éternellement dans l'enfer : par quelle incoi séquence n'aurait-il pas en horreur ceux qui sont e horreur à son Dieu? On voit pourtant des catholique pitoyables; chez eux, la nature l'emporte sur la rel gion. Mais eux-mêmes, le plus souvent, se reprochai leur pitié comme une faiblesse^.
Un contemporain d'Henri IV ou de Louis XI pouvait encore expliquer les guerres de la Réforir par la politique, par des intérêts tout matériels, qi se dissimulaient sous la religion. Mais depuis lon^ temps, à l'époque de Voltaire, les querelles religieuse persistaient quand la politique n'y avait aucune plac» Et, si ce n'étaient pas, comme autrefois, les massacre de la guerre civile ou les assassinats en masse, ce
1. Avis au public sur les Parricides, etc., XLII, 396; RemarqUi de V Essai sur les Mœurs, XLI, J69; Dict. phil., Anecdotes, XXV