‹ Voltaire, philosopheChapitre 64 sur 135 · Lettre à Damilaville^ 28 nov · texte numérisé non relu

Lettre à Damilaville^ 28 nov

Examen et Discussion des Diables de Loiidun, légitime le meurtre d'Urbain Grandier'. En 1758, Tabbé de Caveyrac, dans V Apologie de Louis XIV et de son Conseil, justifie la révocation de Tédit de Nantes, la Saint-Barthélémy, les cruautés exercées contre les Albigeois, le supplice de Jean Huss, celui de Jérôme de Prague-. En 1762, Tabbé de Malvaut fait paraître VAccord de la Religion et de VHumanité (c'est une faute de l'imprimeur, dit Voltaire; lisez : de l'inhumanité), où, protestant qu'on ne doit pas sacrifier ane nation tout entière à quelques hérétiques, il conseille, soit de les pendre, soit de les envoyer sur es galères du roi; selon lui, la révocation de l'édit de Niantes n'a pas eu pour la France autant d'inconvénients que certains le prétendent, et l'extermination les religionnaires n'affaiblirait pas plus le royaume [u'une saignée n'affaiblit un malade bien constitué^.

En même temps, l'intolérance fait toujours de nou- 'elles victimes. Parlerons-nous de Calas, de Sirven, le La Barre? Beaucoup d'autres exemples contempoains, s'ils sont moins notoires, ne sont pas moins •dieux.

En 1730, la moitié du parlement de Provence ondamna au feu le jésuite Girard pour avoir insufflé ans la bouche d'une fille, nommée la Cadière, un émon d'impureté^. En 1750, la justice sacerdotale e l'évêque de Wurtzbourg prononça la même peine ontre une religieuse accusée de sorcellerie ^ Diderot

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