‹ Voltaire, philosopheChapitre 97 sur 135 · XXIV · texte numérisé non relu

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2. Cf. entre autres la lettre du 11 août 1757. 3: Cf. Pré face historique, XXV, 11, 12.

4. Cf. de quelle manière il la personnifie dans la Pucelle, XI, 293. — Dans les Dernières Remarques sur les Pensées'de Pascal,

tous les animaux se livrent les uns aux autres de perpétuels combats. Veut-on confondre Thomme avec la brute ? Et quel avantage tirerions-nous de la raison, si nos pires actes pouvaient se justifier par Texemple des animaux auxquels Dieu Ta refusée?

Reconnaissons cependant que la guerre règne et régna toujours chez presque toutes les nations. Devonsnous donc y voir, comme on le dit, une loi de la nature? Mais il n'est aucun progrès moral qui ne provienne d'une victoire de Thomme sur ses mauvais instincts naturels. Dans les temps primitifs, la guerre se faisait d'individus à individus; ensuite elle se fit entre les tribus diverses d'un peuple. Le régime de la justice ayant, de siècle en siècle, gagné sur celui de la violence, elle a fini par ne se faire qu'entre nations. Pourquoi le jour ne viendrait-il pas pour les nations elles-mêmes de régler leurs conflits sans elTusion de sang? Que les philosophes hâtent ce jour plus ou moins lointain*.

Selon Montesquieu, le droit de légitime défense peut, en certains cas, autoriser une agression; tel peuple, dit-il, si une paix trop longue doit mettre son voisin à même de le subjuguer, n'a, pour se prémunir, d'autre moyen que de lui déclarer la guerre. Dans le Dictionnaire philosophique. Voltaire proteste qu'une telle guerre n'est ni honnête ni utile -, et, dans

après avoir cité la phrase : « Se peut-il rien de plus plaisant qu'un homme ait le droit de me tuer parce qu'il demeure au delà de l'eau? » « Plaisant, écrit-il, n'est pas le mot propre; il fallait démence exécrable « (L, 378). — Cf. encore Y Ode sw la guerre des Russes contre les Turcs, XII, 492.

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