OB08MA2S^E
Maïs pourquoi donc ces pleujs, ces regrets, cette fuite, ^^^AX^/,
Cette douleur si sombre en ses regards écrite? ^
966 Si c'était ce Français! . . . quel soupçon! quelle horreur!
Quelle lumière affreuse a passé dans mon cœupj
Hélas! je repoussais ma juste défiaïUîe°:cU/Cx(^v^3^
Un barbare, un esclave aurait cette insolence!
Cher ami, je verrais un cœur comme le mien 990 Réduit à redouter un esclave chrétien! V-v > -
Mais, parle; tu pouvais observer son visage.
Tu pouvais de ses yeux entendre le langage;
Ne me déguise rien : ^es feux sont-ils trahis?
Apprends-moi mon malheur ... tu trembles ... tu frémis°. .s ,. v 996 C'en est assez . . .
C0RA8MIN. Je crains d'irriter vos alarmes.
Il est vrai que ses yeux ont versé quelques larmes;
Mais, seigneur, après tout, je n'ai rien observé
Qui doive ...
OBOSHAKE. A cet affront je serais réservé !
Non; si Zaïre, ami, m'avait fait cette offense, 1000 Elle eût avec plus d'art trompé ma confiance.
Le déplaisir secret de son cœur agité.
Si ce cœur est perfide, aurait-il éclaté?
Écoute: garde- toi de soupçonner Zaïre.
Mais, dis-tu, ce Français gémit, pleure, soupire: 1006 Que m'importe après tout le sujet de ses pleurs?
Qui sait si Pamour même entre dans ses donlenrs? Et qu'ai-je à redouter d'un esclave infidèle, Qui demain pour jamais se va séparer d'elle?
COEA8MI2S^.
N'avez-vous pas, seigneur, permis, malgré nos lois.
Qu'il jouît de sa vue une seconde fois? loio
Qu'il revînt en ces lieux?
OBOSMANE. Qu'il revînt? lui, ce traître!
Qu'aux yeux de ma maîtresse il osât reparaître? Oui, je le lui rendrais, mais mourant, mais puni, y
Mais versant à ses yeux le sang qui m'a trahi, \,^ ^v^' Déchiré devant elle; et ma main dégouttante°/^vt'^^ 1015 ^ Confondrait dans son sang le sang de son amante . . . Excuse les transports de ce cœur offensé ; n est né violent, il aime, il est blessé.
Je connais mes fureurs, et je crains ma faiblesse; A des troubles honteux je sens que je m'abaisse. ^ » 1020 i Non, c'est trop sur Zaïre arr4ter° un soupçon ;rJL^^)^ Non, son cœur n'est point fait pour une trahison. Mais, ne crois pas non plus que le mien s'avilisse ^J^/; v^^*-- A souffrir des rigueurs, à gémir d'un caprice^" A me plaindre, à reprendra, à redonner ma foi: 1025 i
Les éclaircissements sont indignes de moi.
Il vaut mieux sur mes sens reprendre un juste empire; H vaut mieux oublier jusqu'au nom de Zaïre.
Allons, que le sérail soit fermé pour jamais; -à
Que la terreur habite aux portes du palais; loao
Que tout ressente ici le fifiin de l'esclavage. ' - "" . '
Des rois de l'Orient suivons l'antique usage. . ^ On peut, pour son esclave oubliant sa ûerté|
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Laisser tomber sur elle un regard de bonté; i036 Mais il est trop honteux de craindre une maîtresse; Aux mœurs de l'Occident laissons cette bassesse. Ce sexe dangereux, qui veut tout asservir, S'il règne dans l'Europe, ici doit obéir.