‹ Voltaire, sa vie et ses œuvres (volume 2)Chapitre 63 sur 80 · HISTOIRE DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

HISTOIRE DU PARLEMENT

On a donc besoin de revoir les causes défendues et gagnées devant le tribunal du Parlement ou de l'opinion par ce grand réviseur de procès; et, si on les remettait toutes sur le bureau, il en perdrait plus d'une au tribunal de la postérité. Nous pou-

(I) A d'Argeotal, 27 septembre 1669 et20 Janvier 1710.— (2) Dalembert à Voltaire, 26 décembre 1772; Voltaire à Dalembert, 1" Janvier 1773. — (3) Œumr** de Voltaire, U XLVH, p. ttl. — (*) A Condorcet, 4 janvier; à Dalembert, 4, 15 et 18 Janvier 177S.

vons lui abandonner Martin et Montbailly, saut ici encore» à trahir son secret

Martin était un agriculteur du Barois. En 1767, un voleur lui dérobason habit, et, sous cet habit, assassina un riche voyageur. L'habit déposait contre lui. Des traces de souliers, allant du lieu de l'assassinat à sa maison, étaient un nouvel indice. Puis le malheureux fut maladroit dans ses réponses. Bref, condamné i la roue, sans plus ample examen, par une sentence d'un juge subalterne que laTournelle confirma, il fut exécuté, et sa famille, dépouillée de tout avoir, s'enfuit en Autriche. Mais à peine étaitil détaché de la roue, que le véritable assassin, en prison pour nu autre crime, révéla, en s'accusant, son innocence (1).

Sollicité de s'entremettre encore dans cette affaire, Voltaire répondit d'abord : « Que voulez-vous que je fasse?... je suis assez embarrassé de la famille Sirven. » Il s'en occupa néanmoins, comme on le voit par sa correspondance (2). Il écrivit à son neveu d'Hornoy , conseiller au parlement de Paris , qu'il pria d'y travailler; et d'Hornoy n'ayant pas trouvé d'abord le temps favorable, il y revint en 1775, et ramassa des pièces qu'il lui devait fournir pour une tentative en révision (3). Nous ne voyons pas que l'affaire ait abouti.

Il fut plus heureux pour Montbailly. Cet homme, jardinier de son métier, vivait à Saint-Omer avec sa femme, dans la maison de sa mère, qui avait obtenu un dépôt de tabac. Il y avait entre eux de fréquentes altercations, occasionnées peut-être par l'ivrognerie de la mère, qui, la veille même de la catastrophe, avait voulu chasser sa belle-fille et son fils. Un matin de l'année 1770, elle est trouvée frappée d'apoplexie, et aussitôt on impute sa mort à la vengeance. Les premiers juges , toutefois , déclarèrent innocents Montbailly et sa femme; mais, poussé par la rumeur populaire, le procureur

(1) Voir, sur Martin, Dict. phtiosoph., art. Certitude; Œuvres, U XXVII, p. Ml; — la Méprise d'Arrêt; Œuvre», t. XL VI, p. 544; — Estât sur Us probabilités; Œuvres, t. XLVII, p. 39. — (2) A Dalembert, 15 août et 4 septembre; à Élto de Beaomoot, 17 août 1769. — (3) A Christin, 1" octobre 1775.

du roi appela au conseil d'Artois, qui condamna le mari à la roue, et la femme à la corde et au bûcher. Le mari fut aussitôt exécuté; mais la femme se trouvant grosse, son supplice fut renvoyé après Faccouchement. Cependant la famille obtint un nouveau sursis, et demanda ensuite la révision du procès. Voltaire lui vint en aide par la Méprise d'Arras (1) , ouvrage destiné surtout au public, et par un Mémoire qu'il dit avoir envoyé au chancelier Maupeou pour appuyer la demande en révision (2). Toujours est-il que Maupeou renvoya l'affaire devant un nouveau conseil établi dans Arras , qui mit la femme hors de cause et réhabilita la mémoire du mari.

On a dit, dans le temps (3), que les écrits de Voltaire en faveur de Montbailly n'étaient qu'un cadre à enchâsser ses invectives contre les magistrats et contre ses ennemis, et ses adulations au chancelier Maupeou .

Il est certain qu'il était alors au fort de sa lutte contre l'ancien parlement, qui l'avait condamné tant de fois, et de ses apologies du parlement nouveau, dont il espérait toute licence. En mai 1769, il avait publié, sous le nom supposé de l'abbé Bigore, son Histoire du Parlement (3), qui fit autant contre ce corps que les mesures de Maupeou, ou du moins les prépara. Sans plan, sans conclusion, redite, dans un cadre nouveau, et sous prétexte parlementaire, de toutes les niaiseries historiques répandues ailleurs contre la barbarie du moyen âge, les usurpations des papes et du clergé, etc., ce livre, néanmoins, dans les circonstances, était une machine de guerre. Aussi le Parlement s'en émut-il au point de faire trembler l'auteur. Voltaire s'empressa donc de le désavouer, « avec sa candeur ordinaire, » par une lettre du 5 juillet, à Marin, secrétaire de la librairie, et une autre, du 9, à Lacombe, qu'il fit insérer dans le Mercure , et dont il recommanda d'envoyer des copies aux personnes intéressées, à l'abbé de Chauvelin, aux avocats généraux, aux membres du

(1) Œuvres, t. XLVI, p. 540. — (2) Comment hist., Œuvres; t. XLVIII, p. 371, et Fragment sur le procès de Montbailly; Œuvres, t. XLVII, p. 503 ; — voir encore Essai sur les probabilités, ibid., p. 40. — (3) Mémoires de Bachaumont, 17 novembre 1771, t. VI, p. 45. — (3) Œuvres de Voltaire, t. XXII.

Parlement que son neveu d'Hornoy jugerait favorables. Il le désavoua en accusant lâchement La Harpe de lui en avoir volé le manuscrit, qu'il avait livré lui-môme à, l'impression (1). Il le désavoua surtout en disant pis que pendre d'une « infâme rapsodie qu'un Fréron seul était capable de lui attribuer; » d'un livre dont plusieurs chapitres étaient « croqués, plats, faux, in* décents, remplis desolécismes, de barbarismes, d'impertinences qui devaient déplaire au roi ; » dont l'impression et l'attribution qu'on lui en faisait étaient « un grand mystère d'iniquité (2). »

Il se flattait « d'avoir prévenu les coups qu'on aurait pu lui porter du côté de la cour (3), » mais il était moins rassuré du côté du Parlement. Il consulta l'avocat Ghristin, au nom d'un « jeune avocat de province, présumé l'auteur de l'ouvrage, » sur la conduite qu'il avait à tenir dans le cas où il serait poursuivi (4). Il trembla longtemps. L'avocat général Séguier lui avait dit à Ferney que quatre conseillers le pressaient de requérir, et qu'il serait forcé de le faire (5). Et, en effet, le réquisitoire était prêt, lorsque les parlements furent supprimés.

Voltaire avait donc intérêt à hâter, à louer une mesure, bonne, suivant nous, en elle-même, mais qu'il ne favorisait que parce qu'elle était bonne pour lui. Ce n'était pas la couronne de France, c'était son livre et sa personne que le chancelier Maupeou venait de tirer du greffe (6).

L'affaire Morangiès était moins tragique que les précédentes.

(1) A d'Argental, 22 juillet 1769. — (2) A Richelieu, 10; à la Touraille, 19 {Recueil de 1856); à d'Argental, 22; à Cbenevières, 23; à Élie de Beaumont, 24 juillet (Recueil de 1856); à madame de Choiseul, 14 août 1769, etc., etc. Voir presque toutes les lettres de juillet et d'août à d'Argental, à Thieriot, à Morellet, à Ghabanon, à Dalembert , à madame du Defiand, etc. — (3) A d'Argental, 22 juillet 1769. — (4) A GhrisUn, 27 juillet 1769 (Recueil de 1856). — (5) A madame de Saint-Julien, 22 janvier 1772. — (6) Voltaire publia, à cette occasion, plusieurs petits écrits : Lettre d'un jeune abbé; — Avis important d'un gentilhomme; — Sentiments des six Conseds; — Remontrances dû grenier à sel; — Les Peuples au Parlement; — L'Équivoque (Œuvres, t. XLVI, pp. 484, 495, 499, 508,522, 534. — Les Mémoires de Bachaumont parlent, sous la date du 15 mal 1771 (t. V , p. 310), d'une lettre de Voltaire à Maupeou, — que Wagnlère (t. I, p. 325) dit vraie, mais non adressée au chancelier, — où était exaltée, avec le grand acte de Maupeou, son éloquence,élégante comme Racine, sublime comme Corneille, et où Fleury, à qui on ne devait que la Lorraine, Choiseul , à qui on ne devait que la Corse, étaient mis au-dessous de celui qui rendait au roi la France entière.

Le maréchal de camp, comte de Morangiès, fort mal dam ses affaires, obéré de dettes, s'était adressé, pour avoir de l'argent, à une courtière, qui le renvoya à un nommé du Jonquay, petit-fils d'une veuve Véron, à qui il signa des billets pour trois cent mille francs. Avait-il reçu, oui ou non, cette somme? Là était le procès. Il y avait invraisemblance des deux parts : invraisemblance qu'un homme de l'âge et du rang de Morangiès eût signé des billets sans en recevoir le montant ; invraisemblance que les du Jonquay et les Véron, qui vivaient petitement, eussent possédé une pareille somme. Au tribunal de la police, les Véron avouèrent qu'ils ne l'avaient pas donnée, ils furent mis en prison ; puis ils se rétractèrent, et prétendirent qu'ils n'avaient avoué que sousla pression de la violence. Emprisonné à son tour comme suborneur de témoins, Morangiès fut déchargé, le 28 mai 1772, de cette accusation, mais eondamné, et par corps, à payer les trois centu mille francs, et à l'amende. Il était résigné à subir son jugement sans appel, lorsque sa famille le détermina à tenter de nouveau la justice, et l'affaire fut portée au Parlement.

C'est alors que Voltaire intervint. Il ne se dissimulait par les présomptions qui sortaient contre Morangiès de ses imprudences, de ses liaisons suspectes avec une courtière, de sa signature donnée, de ses lenteurs à réclamer légalement contre ses billets, de ses busses démarches; il avouait que Morangiès avait rendu son affaire si obscure, que de très-bons juges n'y comprenaient rien; qu'il avait tout fait pour paraître coupable; que les probabilités ici n'étaient rien, cent invraisemblances ne pouvant jamais prévaloir contre des billets (1). Il intervint pourtant, sur l'invitation du comte de Rochefort, qui, par amitié pour le père de Morangiès, lieutenant général, le pressa d'écrire (2). D'ailleurs, ses premières liaisons, et fort intimes, avaient été avec la mère et la famille de Morangiès, dont l'aïeule avait eu des bontés pour lui et pour tous les siens f3).

(1) A Rochefort, 8 et 13 juillet 1772 (Recueil de 1856). — (2) A Rochefort, 3 ma» 1773 {Recueil de 1856). —(3) A Mario, 27 avril; à Morangiès, 6 juillet; à Datembert, 13 juillet 1772 {Recueil de 1S56).

L'opinion ne lui était pas d'abord favorable. Les amis euxmêmes trouvaient qu'il manquait de prudence en se mêlant très-indiscrètement de ce vilain procès, sans motif, sans qualité et sans connaissance du fond de l'affaire (4).

D commença par consulter Beccaria, à qui il soumit les raisons pour et contre, insistant naturellement sur ce qui était favorable à Morangiès (2). Oubliant ensuite ce qu'il avait reconnu, que les probabilités n'étaient rien ici , il écrivit son Essai sur les probabilités en fait de justice, qu'il fit bientôt suivre de Nouvelles probabilités (3), où il appliquait à la justice un calcul qu'il n'entendait pas, et où il joignait, dit Grimm, au tort de raisonner comme un entant le tort plus grave de prendre fait et cause contre la partie adverse de Morangiès. Aussi, un des avocats des Véron, Falconnet, se retourna contre lui, lui demanda raison de son intrusion dans l'affaire, et le vainquit, au jugement de Grimm, par le raisonnement et par la plaisanterie. Voltaire dut faire une Déclaration et une Réponse (4) pour rendre compte de son entremise, qu'il expliqua de nouveau par son attachement à la famille Morangiès, dont son père avait été longtemps le conseil, et par la prière que Morangiès lui en avait faite. Mais, ajoutait-il, il était entré dans l'affaire sans préventions, et ne s'était déterminé qu'après avoir lu toutes les pièces. Se résumant ensuite, à la question de quel droit il s'immisçait dans cette affaire, l'avocat intrus répondait : « Du droit qu'a tout citoyen de défendre un citoyen; du droit que me

donne l'étude que j'ai faite des ordonnances de nos rois, et des lois de ma patrie; du droit que me donnent des prières auxquelles j'ai cédé; de la conviction intime où j'ai été, et où je suis jusqu'à ce moment, de l'innocence de M. le comte de Morangiès ; de mon indignation contre les artifices de la chicane, qui accablent si souvent l'innocence. »

Et il continua. Il rédigea un Précis du procès (8), où, sans

(1) Grimm, Corretp. litt., janvier, avril et août 1773; t. VIII, pp. 415, 468, 498. —(2) Œuvra de Voltaire, t. XLVII, p. 6. — (3) Œuvres de Voltaire, tXLVII, pp. 33 et 157. — (4) Œuvres de Voltaire, t. XLVII, pp. 209 et 222. — * (5) Œuvres de Voltaire, t XLVII, p. 245.

approfondir la cause, il la sut rendre intéressante pour une infinité de lecteurs, qui, autrement, ne s'en seraient pas mis en peine ; en sorte que, par ses brochures, il fit plus que Linguet lui-même, l'habile avocat de Morangiès. Mais son moyen le plus adroit, ajoute Grimm, fut de représenter cette cause comme la cause de la noblesse entière, et beaucoup de gens l'épousèrent, en effet, pour se donner l'air gentilhomme ; la noblesse de Provence se cotisa même pour payer les dettes de son compatriote. Dans une quatrième Lettre (1) à la noblesse du Gévaudan, il annonça le résultat du procès : par sentence du 3 septembre 1773, le Parlement avait prononcé en dernier ressort contre les Véron. Cet arrêt, rendu contre les conclusions du rapporteur, était contradictoire, et Voltaire lui-même en convient; de plus, il était dû à un incident singulier. L'un des juges, ami de Morangiès, ayant déclaré que son opinion était de condamner l'une des deux parties aux galères, les neuf conseillers clercs se retirèrent pour ne point participer à une telle sentence, ce qui réduisit à dix-huit le nombre des juges siégeants. Or, avec les conseillers clercs, la majorité eût été pour les Véron. Curieux chapitre à ajouter aux Probabilités en fait de justice!

Aussi travailla-t-on à foire casser l'arrêt du Parlement par le Conseil du roi (2). A défaut du Conseil, la postérité pourrait se charger de cette œuvre, car rien de moins prouvé que l'innocence de Morangiès. En 1825, Delacroix, un autre avocat de Du Jonquay, publia des Observations impartiales, où il soutenait encore la culpabilité du comte. Il racontait la fin de la Véron, jurant, à son lit de mort, sur la sainte hostie, qu'elle avait remis les trois cent mille francs. Quant à Morangiès, il épousait, à quelque temps de là, la femme de son cuisinier encore vivant; séparé juridiquement de cette femme, il la reprit pendant la Révolution, et la présenta comme sa légitime épouse. En tout cas, ce Morangiès était pour Voltaire un client peu honorable.

(i) Voir ces quatre Lettres, Œuvres de Voltaire, t. XLVII, pp. 263, 273, 284 et 292. — Voltaire, après coup, publia son onuihme écrit dans l'affaire Morangiès, sous le titre de Fragment sur la justice; ibid., p. 494. — (2) A Ximénè», 15 octobre 1773.

Laily valait mieux, malgré ses défauts. Voltaire s'en inquiéta beaucoup dans ses lettres de 1 766, année de la mort horrible du général. Il l'avait connu en 1746, lorsque, sous les yeux de Richelieu, il travaillait avec lui chez d'Argenson au projet de descente sur les côtes d'Angleterre proposé par l'ami des Stuarts (1). Ne le croyant pas coupable de trahison, il demanda pièces et mémoires pour réviser son procès; mais, sur quel ton ! et comme il gâtait d'avance son dévouement de 1773 et son billet de 1778! Le 13 juin 1766, il écrivait à Dalembert : « Vous souciez- vous beaucoup du bâillon de Lally , et de son gros cou , que le fils aîné de M. l'Exécuteur a coupé fort maladroitement pour son coup d'essai?... Je sais bien que c'était un homme très-violent, qui trouvait aisément le secret de se faire haïr de tout le monde; mais je parierais mon petit cou qu'il n'était point traître. » Se soucie-t-on beaucoup du rôle de Voltaire, après une telle entrée en scène?

Suivons-le, néanmoins. Le 28 avril 1773, il écrit au jeune Lally-Tollendal : « Je m'offre à être votre secrétaire , malgré mon âge de quatre-vingts ans, et malgré les suites très-douloureuses d'une maladie qui m'a mis au bord du tombeau. Ce sera une consolation pour moi que mon dernier travail soit pour la défense de la vérité. »

Les Lally lui envoyèrent leurs papiers, et il se mit à étudier un procès énorme, qui avait duré trois ans. Comme le public, en effet, se souciait peu d'un tel procès, il fit un petit précis des révolutions de l'Inde (2), à la fin duquel la catastrophe de Lally venait naturellement; c'était le travail qui lui avait le plus coûté de sa vie (3). Là, il faisait d'une pierre deux coups; et, pendant qu'il plaidait pour Lally, il plaidait contre les Jésuites, calomniateurs, prétendait-il, du général, et contre le christianisme, à qui il assignait encore une origine indienne.

Le 21 mai 1778, le roi ayant cassé l'arrêt du 6 mai 1766, il écrivait, Je 26, à Lally-Tollendal : « Le mourant ressuscite en

(I) A Gaillard, 23 janvier 1769 ; à Lally-Tollendal, 28 avril 1773. — (2) Fragments historiques sur l'Inde et sur le général Lally; Œuvres ds Voltaire, U XLVII, p. 295. —(3) A madame du Deffaod, 30 juillet 1773.

apprenant cette grande nouvelle; il embrasse bien tendrement H. de Lally; il voit que le roi est le défenseur de la justice : il mourra content. »

C'est le dernier acte du grand Perrin-Dandin, réviseur de tous les procès. Il avait alors transporté à Paris ses assises de Perney. Quatre jours après, il était cité lui-même aux assises de Dieu.

Mais, auparavant, il avait eu le temps de condamner des moines, et de faire exécuter un peuple.

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