FAMILLE
en faveur du 21 novembre et de Paris. Son père, d'abord notaire au Châtelet, changea plus tard cette position contre celle de trésorier à la Chambre des comptes. Il apparaît comme un homme d'affaires intègre, honoré, lorsqu'il était notaire, de la confiance des premières familles, des Sully, des Saint-Simon, des Praslin. Sa mère, Marie- Marguerite Daumart, était une femme d'esprit et de manières distinguées, près de qui l'oti voyait souvent, en qualité d'amis de la maison, le poëte Rochebrune et le galant abbé de Châteauneuf, lequel fut parrain de François- Marie et eut une grande influence sur. sa première éducation. Entre cinq enfants, dont trois seulement vécurent, François-Marie était le plus jeune, et d'une telle faiblesse à sa naissance, que pendant la première semaine on attendait sa fin tous les jours. Son frère Armand était plus âgé de neuf ans et se développa dans une direction tout opposée ; aussi n'eut-il jamais avec Voltaire de rapports intimes. Sa sœur Marie se rapprochait plus de lui ; elle épousa dans la suite un certain Mignot, réviseur à la Chambre des comptes, et laissa un fils et deux filles que nous retrouverons plus tard dans l'histoire ultérieure de l'oncle.
Après la mort prématurée de la mère, en 1701, le père retint encore près de lui son fils, âgé alors de sept ans, et le confia trois ans plus tard au collège des Jésuites, Louisle-Grand. C'était un internat où les fils de la haute noblesse avaient chacun sa chambre, mais où ceux de la bourgeoisie occupaient une même chambre à cinq, sous la surveillance d'un préfet. Le préfet de Voltaire était un père Thoulié, qui, connu plus tard comme abbé d'Olivet, conserva avec l'élève d'autrefois, comme d'ailleurs les pro-