‹ Voltaire: six conférencesChapitre 92 sur 257 · VOLTAIRE EN FAVEUR A LA COUR · texte numérisé non relu

VOLTAIRE EN FAVEUR A LA COUR

variantes, les passages et les chapitres supprimés par Voltaire, et de les comparer avec le reste, pour se persuader que les plus mauvais sont précisément (Je lui.

Pendant que le calme de Cirey mûrissait ces fruits de valeur très-différente. Voltaire d'ailleurs, pas plus que son amie, ne perdait la cour de vue. De même qu'elle s'asseyait de temps en temps à Versailles ou à Fontainebleau au jeu de la reine, de même il ne perdait aucune, occasion de se rendre favorable les différentes dames qui se succédèrent durant ces années dans les bonnes grâces du roi. Il adressa ses hommages, l'une après l'autre, à la marquise de Mailly, puis à sa sœur, la duchesse de Châteauroux; près de la marquise de Pompadour, dont le pouvoir fut de plus longue durée, il eut même cet avantage, d'appartenir à ses anciennes connaissances, du temps où elle était simplement madame d'Etiolés. Par ces relations, auxquelles il faut ajouter le duc de Richelieu, le digne compagnon de ces dames. Voltaire obtint enfin ce résultat, qu'aux fiançailles du dauphin avec une princesse d'Espagne, en 1745, il fut chargé du divertissement. La pièce, la Princesse de Navarre, mise en musique par le fameux Rameau, fut représentée à Versailles en février de cette année, avec toute la pompe d'une fête de la cour à cette époque, et valut à son auteur, dans une rapide succession, une série de faveurs royales : la nomination au poste d'historiographe de France, un fauteuil longtemps désiré à l'Académie française, et, au grand chagrin de maint seigneur de l'ancienne noblesse la charge de gentilhomme ordinaire du roi, qu'il put vendre plus tard en conservant le titre et le rang. Si heureux qu'il fût d'avoir atteint le but si longtemps

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