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et cet exemple ne furent pas sans influence sur moi, et m'enhardissaient près de madame R. '
Mais je ne parvenais pas, quoique je fisse, à affranchir ma pensée de l'exil de Blois. Tous les deux ou trois jours, en revoyant au petit couvent madame de Cursy, quand je l'entendais, inquiète et bonne, m'entrelenir, comme d'habitude, de la sanlé et des mtrites de sa nièce, ne doutant pas que je os fusse le mâme, quel reproche cruel ces confiantes paroles étaient à mon inconstance ! Chaque lettre qu'il me fallait leur écrire ou que je recevais d'eux, ou que madame R. aussi recevait parfois, remettait m mouvement cette corde fbndamentale dont la plus faible vibration éteignait en moi tout le reste. Je leur parlais du procès de Georges, comme y assistant ; mais, ne pouvant en aucun cas exprimer par lettres mes libres sentiments à ce sujet, j'avais le droit d'être sommaire. Souvent, au milieu des démonstrations factices, il m'échappait, en écrivant, des signes d'affection eu détresse et des appels bien sincères. Cela m' arrivait surtout à la suite de cette comparaison inégale qui s'établissait malgré moi entre les deux âmes, et à l'idée des manques fréquents, et de ce je ne sais quoi de médiocrement profond et de frêle, que je découvrais déjà chez madame R. &)mbiea de fois, revenant, le soir, des quartiers bruyants avec l'aimable ami, confident trop complice de mes jlétestables progrès, sur ce Pont-des-Arts, alors tout nouveau, oU nous nous séparions, je m'écriai en lui désignant l'absente : < Ahl c'est Elle, c'est Elle encore que j'aime le mieux, et qui saurait le mieux aUnerl >
Il y a un Amour qui aime l'oubli, le silence, les bois, ou indifféremmeot ud lieu solitaire quelconque, dans la présence, ou dans la pensée de l'être aimé. Que lui importent, à cet amour vrai, l'ignorance oh l'on est de lui, les discours ou rinsouciance du monde, ses interprétations malignes, l'admiration du vulgaire ou les compassions fausses des égaux, les rivaux en gloire qui disent de l'amant qu'il s'alanguit et s'évapore, les rivales en beauté qui insinuent de l'amante qu'elle dépérit secrètement dans l'ennui et l'abandon? Que lui importent les soirées tourbillonnantes du plaisir, les midis resplendissants au gré du clairon des victoires, les spectacles toujours renouvelés où s'égare la curiosité de l'^prit ou des yeux? S'il est ignoré des autres, cet amour est compris et a sa couronne dans un cœur. S'il ignore le reste, il lit toute une science infaillible dans son abîme chéri. S'il se fixe durant des saisons, sans bouger, devant un regard, il y voit naître et passer des bois et des sources étincelantes et des paradis d'Asie. S'il fait un pas, s'il voyage, tout également s'enchante, mais parce qu'il voit tout à travers une même larme. Il ne m'a pas été donné de ressentir un tel amour, mon ami; mais il m'a été donné d'en savoir plus d'un trait et d'y croire. Deux amants qui l'aiment de véritable amour, a écrit un être simple qui avait le génie du cœur, au milieu du monde et des choses qui ne sont pour eux qu'une surface mouvante et sans réalité, ressemblent à deux beaux adolescents, aux épaules inclinées, les bras passés autour du cou l'un de l'autre, et regardant des images qu'ils suivent nonchalamment du doigt : ce ne sont pour eux que des images. Un tel amour existe, Dieu a permis qu'il s'ea
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renconirât çà et là des exemples sur terre ; que quelques belles âtnes en fussQQt atteintes, comme d'une foudre choisie qui éclate sur les temples par un temps serein. Il en est sorti de bieu tendres et souvent douloureuxi prodi^: Gàr'ce^ cétesteis pnoioiBTs/ne'lonibant que pour remonierblenUM,' au risque bmb cela' dèie pei'dre et- de s'-ilHieit'; ils nenaisscnlt qui oonditioit dé Hiouril"vtte«t <de Iber learsiTieliOMsi Jbéntission soit faite pab vons; Die» ducid/tt vos créBOtrss Cou-' Buméesl
Mais' il est UB atitre irmour plu» h i'nsage âe»4tiie8 blaséesflt amollies, et qui ussrpe commnâémniti'Is nom du premier;' Vain, agr^blé) miM degrtcastde malice^ qui s'accommode et aspire' à ttra» les ràfioé» ments de la soiàétëi et o'est qu'un préteite'i:âa»'ing^ nieus pour «i paroouriv les jouiBunces, aaifil>de'B0ls IreniblaDt et souvent ron>ps à travers la dédale 'da inonde. Cet amour- lâ- n'i$nore rien d'alentour; il ■iHa' <TDiète, i) épie aif contraine, ilfrissoiine «é 'flotte an vait dn deliors. Il prdfïi^ese montrera être, et'faire lllosioa ou envie aux autrte à -se posséder en «ffet. Au libu da ne< TOir en tout que des naages, il n'est hii-imdineiqpa'QiM image mobile, qu'il ëtate et protnènedevaDtd'aatrte pliis 00 meins pareillea^ qu'il se' ^tque (fëgailer ma d'e8)ieer. Hors dés regards de la foule et des oocaMwas igitées, ne' le cherchez paat ildésire saM' bat, il 'iavérité mis^ablement, et, se' supporiant mal, s'ingénie k se dislra:ire. Sëve, têrrenis et âattame, rajemtisBaiMnt perpétuel d'une même pensée, ardeur enndbUe di sacrifice, oubli cmnined même, mai? èperdunent consommé, il ne votisceanatt pas! Il n'est pts de l'amour.
Malheureuses sont les âmes que cette àémangtAium appauvrit et rcmge t Plus malheureuses encore celles qui, faites pour conceroir l'autre amour, et senlamt quelques vraies étincelles, ne leagantest pot; ^'un
D,<,nienl,,G00>^li:
éèl<^ 'touI^raoéniTM me ponsKère ëlectrisëe, et qui rêtonbent;- ien qui poartast; les Bottets médiocres et seeoKd^Ms n'eitolueiït pas un souvenir errant de la rij^fon brûlante I Ce sonTeiiirles suitetlescootrtsieau scindes inquiètes THBi(é&; cesT^nit^s les ressaisissent' an début îles pi<6||4ts neiUears. Biles veulent ainer,; dleÉTealentsefeira^roirel'ane à l'autre qu'elles s'ai-, ment, et «Iles ne ie peuvenL Hadatnfl H. et looi, dousétimsun peo de ces ânes, '
ISIfi'surtoat, G^ je Pose- [tira. — Je ivoudrais: vous la pdndre'Mi complet «ans &ik« injutle à sa dettes mé" iBoive, «t j'y psrvlendr»! avec jostice poursa aenBtbilitéi et latit>dft vertos airari>le9, ^si je sais être i narrajEieur Alèlei^Ge iqtri me piquaitic {dus dosa part, «pris sespreiaiëE«6 tristesses vaiiicuiea etaoKs sAo^évidcotesatisf; t^etiea ' âe-«aptiTer etid«i plaine, c'était quelque chose de tiiDOt-és'de méfiant, dedisumuM pac habitude et pat (Trànite, Un catièe qui doutaitde ses pu-fums. une tigfl qui doAtait ^ tous zéph^iis, ilaesoocce longtemps con^ trtnnte et restée atare. Si je ia«UM>liaiB de répondre à mes -lettres, qui s'entassaleart entre ses jnains, par quelqass pages femilières et ^aneluâeg, *èle me le promettait «t; le faisait à peine, liais je découvrais qu'elle di^ tmisait presque tout oe qu'elle avart d'abetrd écrit dans un'BQffment de passion; alledédiirah chaque matin au r^éil ses billets d'après minuit. Un jour, j'en surjwift un, non achevé, «t le lui awaéhaide toree; c'était; exi\ié' et comme délirant. Hais le samg-fFoid rmc^t vile et réSseiTaillwut. I* peu ^'tfUeine donnait de ce» Billets, elle'lrMivaitmoyMienoope'dtt.metesretfreraii fiir et i lAesure sOus ^aelqve prétexte. J'obéissais m frémissant et rougissais pour elle autûo* <P>fl pour Btoi de ce mesquin aKVont.'SoitsbatimeDtdOiBa^faiblesseet prévoyance de vertu, soit apprêt de coquetterie, sait plutôt mélange indéterminé de tout cela, elle me refusait constamment la facilité dtis entrevues en des lieux