‹ VolutpéChapitre 4 sur 33 · I .„,,. .,Goo<^lc · texte numérisé non relu

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monde. Quelque charme croissant que je trouvasse à la cultiver, à la resserrer tous les jours, je m'aperçus vite que mon vœu définitif ne s'y laissait paâ enchaîner. Par delà l'horizon d'un astre si charmant, derrière la vapeur d'une si blanche nuée, mon âme inquiète entrovoyait une destinée encore, les orages et l'avenir. Je ne médisais pas sans doute que ma vie pût se passer de mademoiselle Amélie et se couronner de félicité sans elle; mais, tout en me prêtant à une agréable espérance d'union et à l'habitude insensible qui la devait nourrir, j'en ajournais dans ma pensée le terme jusqu'après des événements inconnus. Les vertus mêmes de cette noble personne, son régime égal d'ordre et de devoir, sa prudence naturelle qui s'enveloppait au besoin de quelque froideur, tout ce qui l'eût rendue actuellement souhaitable à qui l'eût méritée, opérait plutôt en sens contraire sur une imagination déjà lânLasque et pervertie. Cette paix dans le mariage, précédée d'un accord ininterrompu dans l'amour, ne répondait en rien au tumulte enivrant que j'avais invoqué. Pour me faire illusion à moi-même sur mes motife et m'en déguiser honnêtement le caprice déréglé, je m'objectais que mademoiselle de Liniers était très-riche par sa mère et par ses grands-parents, beaucoup trop riche pour moi qui, avec peu de bien de famille, n'avais d'ailleurs nulle consistance acquise encore, nulle distinction personnelle à lui offrir. Ainsi mon plus triste côté se décorait à mes propres yeux d'un voile de délicatesse, et, lorsque par instants ce voile recouvrait mal toute l'arrièrepensée, je ne manquais pas d'autres sophlsmes commodes à y joindre, et de bien des raisons également changeantes et mensongères.

H Ce que je souhaite, ce qu'il me faut pour me con- <i Armer vraiment ce que je suis, répondais-je un soir n de mai, le long de l'enclos du verger en fieurs, à ma- « demoiselle de Liniers, qui marchait nu-tête près de

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f moi et poussait devant elle la petite de Guémio, pros menant au hasard dans la brune chevelure de l'ena faut une main que la lune argentait ; — ce qu'il me « faut, c'est une occasion d'agir, une épreuve par où « je sache ce que je vaux et le donne à connalti'e aux « filtres ; c'est un pied dans ce monde d'événements et e de tourmentes, à bord de ce vaisseau de la France a d'oii nous sommes comme vomis. A quoi donc va se a passer notre jeunesse *? La terre tremble, les nations a se choquent sans relâche, et nous u'y sommes pas, et a nous ne pouvons en être, ni contre ni avec la France. « Un moment, et ce moment a été beau, le combat a s'est ouvert par nous : on se mesurait des deux parts; « Cazalès a parlé, Sombreuil a offert sa poitrine, on a fi pu mourir. Nous, trop jeunes alors de peu d'années, a pleins do sève aujourd'hui, que faire ? Les rois sont u tombés, et, du fond de l'exil, la voix des leurs ne « nous arrive plus. Nos pères, qui devaient nous con- « seiller, nous ont tous manqué en un même jour et « n'ont pas de tombe. L'oubli à notre égard a remplace 1 la haine, et ce n'est plus la hache, mais le dédain a qui nous retranche. Au tonnerre roulant des batailles I nous opposons ici des trames d'araignée et des chu- € choteries de complots. Oh t mademoiselle Amélie, (I dites, n'y a-t-il pas de honte de vivre sous ce doux « ciel quand, investis de spectacles gigantesques, on ■ ne peut exhaler sa part d'âme et de génie, dans auf cune mêlée, pour aucune cause, ni par sa parole ni par son sang? »

Et elle souriait avec tristesse à cet enthousiasme qui débordait, applaudissant dans son cœur à ce que sa lèTre appelait folie, et, chaque fois que revenait dans mon discours cet élan impétueux vers l'action et vers la gloire, elle répétait d'un ton plaintif, comme un refrain de chanson qu'elle se serait chantée à voix basse et sans y attacher trop de sens: Vom l'aurez, vous raurei

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Et mes idées, «xcitées par l'heure et par leur propre mouvement, se poussaient d'un flot continu et s'étendaient à mille objets. Car rien n'«st délicieux dans la jeunesse comme ce torrent de vœux et de regrets aux heures les plus oisives, dans lesquelles on introduit de la sorte un simulacre d'action qui en double et en justifie la jouissance. Un moment, l'amour du savoir, cdte soif des saintes lettres qui m'avait altéré dès l'enEance, me porta sur la dispersion des clolb-es ; je me supposais ouvrier infatigable durant soixante années dans ces studieux asiles ; je semblais en redemander pour moi l'étemel et mortifié labeur. Puis, me retournant d'un espoir jaloux vers des (suvres plus bruyantes ou plus t£ndres, la palme de poésie tentait mcm cœur, enflammait mon front : s Je croyais sentir en moi, disais-je, « beaucoup de choses qu'on n'avait pas rendues comme « cela encore. > Et ii oe vœu nouveau, elle, qui s'était tue à propos de cloître, reprenait plus vivement, assez moqueuse, je crois, et sans doute impatiente de me voir à ses cdtés tant de lointains désirs : Oh ! vous l'aurez, vota l'aurez.

Et, redescendant de l'idéal à une réflexion plus positive et aux détaiJs de considération mondaine, je voulus voir d'autres obstacles à mon début, à ma figure personnelle, dans mon peu de patrimoine et la mine presque entière des miens ; mais, cette fois, elle n'y pat tenir, et sur ce mot de brtune elle laissa échapper d'une manière charmante, comme si le refrain l'emportait: Ok! bien, notts F aurons/

Je l'entendis I la lune brillait, l'arôme des fleurs nous venait de dessus l'enclos ; au même instant la petite de Guémio s'écriait de joie k la vue d'un ver luisant dans un buisson ; toute cette soirée m'est encore présente. Pendant que mademoiselle Amélie caressait plus complaisammenl les boucles de cheveux de cette chère petite qui lui servait de contenance ^ de refuge, j'a-

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perçns â son doigt ane bague, présent de sa mire mourante, et dont la pierre scmtillait aous on ra^on. J'affectai de la remarquer, je la désirai voir, et pris de là occasioD de l'ôter à son doigt et de ressayer an mien : elle m' allait, je la lui rendis ; tout se Kt en silence. Vea d'instants après, Theore da départ étant venae, je sortais à cbeva), elle d'an pas léger me précédant à la barrière, qu'elle referma ensuite derrière moi ; et du dehors, par-dessus la baie que je côtoyai jasqu'à an certain détour, je lui jetai du geste un dernier saint.

Amour, naissant Amour, oo quoi que ce soit qui en approche ; voix incertaine qui soupire en nous et qui chante, mélodie ccHifiise qu'en souvenir d'Éden, une fois au moins dans la vie, le Créateur nons envoie sur les ailes de notre printemps I choix, aveu, promesse; bonheur accordé qui s'offrait alors, et dont je ne voulus pas : quel cœur un peu réfléchi ne s'est pas troublé, n'a pas reculé presque d'effroi au moment de vous presser et de vous saisir I A peine avais-je perdu de vue la couronne de hêtres de la Gastine, et le premier mouvement de course épuisé, entrant dans la broyée, je laissai retoDtber la bride, et par degrés la rêverie me gagna, a Quoi ! me oser, me disais-je, meèxet là, même dans aie bonheur! » etfkeeà face avec cette idée solennelle, je tressaillis d'en frisson par tout le corps. Un presaentim^it douloureux jusqu'à la défaillance s'élevait du fond demcm être, et, dans sa langueur hiea intelligible, m'avertisdatt d'attendre, et que pour moi l'heure des résolutions décisives n'avait pas sonné. Le monde, les voyages, les ba»ards norabrenz de la guerre et des cours, ces combinaisons mystérienses dont la jeunesse est prodigne, s'ofivraiwt à mes r^rds sous la perspective de rmèni, et s'assemblaient, nageaient en formes mobiles, selon les jeux de la pâle lumière, an contour des hal- ItCTs. J'aimais les émotions, les malheurs mfene à prévoir; je médisais : « Je reviendrai en ces lieux un jour,

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« après m'être mêlé aux affaires lointaines, après avoir et renouvelé mon âme bien des fois; riche decoraparai- « sons, mùr d'une précoce espérience, je repasserai ici. « Cette douce lune, comme ce soir, éclairera la bruyère, « et le bouquet de noisetiers, et quelque parc blana châtre de bergerie, là-bas, soua ie massif obscur; n lumière et tristesse, toitsces reQets d'aujourd'hui, fj^us « ces vestiges de moi-même y seront. — Mais Elle, la « retrouverai-je encore, m'aura-t-elle oublié ? n Et ces vicissitudes sans doute amères, que je me proposais avec de vagues pleurs, me souriaient à cette distance et me faisaient sentir la vie dans le présent. C'était par de tels dédales de pensées que m'égarait l'incouslance perfide, si chère aux cœurs humains.

A la dernière chasse dont je vous ai parlé, mon ami, j'avais eu l'occasion d'être présenté au marquis de Couaën, l'un des hommes les plus importants de la contrée, et que depuis longtemps je désirais conn^tre. A travers les distractions de cette folle journée, j'avais trouvé le moment de l'entretenir de cet état douloureui d'abaissement et d'inutilité où nous étions descendus ; mes facultés étouffées s'étaient plaintes en sa présence, et il m'avait témoigné, en m'écoutant, une distinction beaucoup plus attentive que ne le semblait demander mon âge, et qui m'avait tout d'abord gagné à lui. Il m'invita à l'aller voir souvent dans sa terre de Couaën, à deux lieues de Ift, et je ne tardai pas de le faire. Mon entrée dans les choses du monde data véritablement de ce jour. Une idée de respect et d'attente se rattachait par tout le pays à ce manoir de Couaën et à la personne du possesseur. Le lieu, en effet, semblait devenu centre de beaucoup de mouvements occultes et d'assemblées

fréquentes de la noblesse. A une courte distance de la mer, vers une côte fort brisée et fort déserte, on y était à portée de communications nocturnes avec les lies, et les pêcheurs que le gros temps avait poussés à ce rivage disaient avoir vu plus d'une fois dans le creus des rochers quelque embarcation qui n'appartenait à aucun des leurs. La vie du marquis lui-même prêtait aus con* jectures. Les longues absences qu'il avait faites dans sa première jeunesse ajoutaient à sa considération imposante et à l'espèce de réserve voilée sous laquelle on le jugeait. Il avait servi de bonne heure, s'était battu à Gibraltar ; puis les voyages t'avaient tenté ; on savait qu'il s'était arrêté longtemps en Irlande, oii il avait une branche de sa famille anciennement établie. Accouru, mais trop tard, au bruit de l'insurrection royaliste, il avait trouvé la première Vendée expirante dans son sang, et, reparti alors pour l'Irlande, il n'en était revenu que vers 97, amenant cette fois avec lui une jeune femme charmante, déjà mère, étrange et merveilleuse, disait-on, de beauté, qui, depuis trois ou quatre ans, déjà, vivait toute retirée en ce manoir, oii des intrigues politiques paraissaient s'ourdir, et où j'étais convié d'aller.

On arrivait au château de Couaën tantôt par de longs et étroits sentiers au bord des haies, tantôt par des espÈces de chemins couverts et creux, vrais ravins, séchés à peine en été, impraticables en hiver. Le domaine, qu'on n'apercevait qu'en y entrant, occupait un fond spacieux, d'une belle verdure, magnifiquement planté: derrière, & son autre foce, il était défendu des vents de mer par une côte assez élevée qui, durant près d'une lieue , se prolongeait en divers accidents jusqu'au rivage, et s'y rompait en falaise. Toute l'apparence du bâtiment annonçait un fort qui, dans les temps reculés, avait dû servir de refuge aux habitants du pays contre les coups de main des pirates. Une tour en brique, a.

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ronde, masûve, su toit pointu écaillé d'ardoises^ perçait d'abord au-dessus du rideaa de grands arbres, dont s'entoimieQt les jardins. La eour de la ferme travwsée, et i la seconde tisRière, la maison, {Rincipalemeot sar la gauche, était derant tous : on passait ane espèce de pont qui^ i vrai dire, n'en était plus on, puisque sur le eàté on avait la grille du jardin avec lequel il correspondait de plain-pied ; mai» à droite le fo^ mcHas comblé, eoDvcfti àmplemmt en loge à pourceaa on en dienil, attestait l'ancienne fonne. Au haut du pont, la vràle frandiie, qn'one tourelle dominait encore, on aiir»t dans, la cour intérieure, vaste, partagée en deux par une clôture rive, et ikint la ^Nremière moitié, dépendant dea domesticités, savait aux déchargea utiles ; dan& la moitié libre et séfiarée, un tapis de gazon ÏM^illant ae déroulait sous les fenêtres du corps de logis sans étage et de la grosse tour dn c<»n, au o»i>tre d'une|4ate-fiDrme à peu pris carrée, d'oii la vue découvrait toute cette cdte qui se dirigeait vers la mer, et l'avenue qui en garnissait la montée jusqu'au somm^ Eu approchant du bord de la plate-forme et des murs k hauteur d'appui, on. a'apercevùt qu'on était sur un rempart, — sur un rempart tapissé de pêchers- ti de vignes, régnant sur des prés, de» panières an bas de la côte, et sur des jardins, fossé» autrefoi», mais qu'on n'avait pas jugé à propos d'exhaosser eosuoe eem da devant, de sorte qve par cet endroit l'ordocoance [«îmitive a'élait œnservée. C'est bien moins pour vous, mon ami, qui n'avez pas vu ces lieux, ou qni, le» eassiei-vous viâtés, ne pourriex tnaintenant reasaiàr me? impressions et mes couleurs, que je len pareonrs avee ce» détails dout j'ai bestnii de m'excuser. N'allez pas non plus trop essayer de vous les rq)résenter d'après cela; laissez-en l'im^e flotter rai voua ; passez l^|Wem«it; la otoindre idée vobs en sera suffisante. Hais pour moi, voyez-vous, je n'ai jamais assez, quand j'y

revieos, de m'appesaotir sur les contour» du tableau ; de m'atl£ster, comiBe l'aveugle pour les pierres de» murs, qu'il est là, toujours debout dan» ma méOKMre, et de calquer^ même m froides pacole», œs ligne», si peintes au dedans de mcu, de la maiscHk la mieux counue, du paysage le plus fidèle.

Je m'achemiBais daac un jour vera celte ealme demeure, curieux, érau, «Toe hb secret set^imeat que m» vie devait s'y otienUr et y reeevoir qudque impulâirm déiiale ; et comme, dans les embarras du ebemin, j'étais oUigé sauvent de ralentir le pas ou même de descendre, pour conduire k la main ma monture le long des clos, par-desBus les sautoirs, je souriais en pensant que c'était chcH^r une singulière route à deûein ds péo^rer dans le monde ; que celle de VessaiUcâ avait dû être plus large et plus commode pour nos p^cs, assurément. Mais cette contradictiCA méine, e« qu'il y avait d'inconcevable dans ce détour, d'alW chercher au îaad du. plus enfoui des vallons un point de départ à mcui essor, flattait une autre corde bien senaiUe cbea moi et répondait à l'une de mes (ffoEoedes feiblesses. Car si les glorieux, prâ^rent ouvertement le royal accès et l'éclat, les romaneai^es, les voluptueux aiment le mystère ; et, jusqu'en leurs instants d'ambâtloa et dan» leurs projets d'orgueil. Le mystère, le silence, les retraites de la nalore et l'ondirage, en s'y joignant, le» séduisent, et leur ramènent um&isémmt Aana nn iFoia> nage gracieux la présence cachée, l'apparitioD posàUe de ce (^ leur est plus cher encore que toste ambttkm, de ce qui enchante à leurs yeux toute gloire, da leur nymplie fugitive âalatée, et de leur Amùâe.

Arrivé à Couaën, j'y trouvai le marquis seul avec sa femme et deux beaux enfants iwès d'dle, dans le vaste et antique salon dont les fenêtres s'ouvraient d'un côté sur cette verdure de la plate-forme que je vous ai dite, et de l'autre donnaient, d'assex haut, sur les jardina

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que j'avais entrevus par la grille de gauche en entrant. Mon cœur battait, mes yeux regardaient à peine, quand le marquis venu à moi, et me nommant k sa femme, établit de prime-abord une conversation cordiale où je fus vite lancé. Puis, après la demi-heure d'installation, il m'offrit une promenade aus jardins, et m'en fît voir les bosquets, la distribution et les points de vue, avec intérêt et mesure. La tour me frappait le plus ; il m'y mena. Elle n'avait que deux étages habités : le premier, au niveau, ou de quelques marches seulement au-dessus du niveau du salon, auquel elle était contiguë, formait la jolie chambre de madame de Couaên, où je n'entrai pas, et que je ne fis qu'apercevoir de la poi-te ; il y avaitencore une autre chambre pour les enfants, et un cabinet profond ou office, tout entier creusé dans l'épaisseur du mur. Le second éLage se composait d'une seule grande et haute pièce, aux trois quarts ronde, avec un cabinet pris également en entier dans le mur : c'était la salle d'étude, la bibliothèque du marquis, sa chambre à coucher peut-élre, car un lit majestueux en meu}>lait l'un des coins. On avait vue de là sur trois cAt^, vue ouverte, seigneuriale et dominante sur la plate-forme du rempart et le revers de la montagne ; double vue close, ombragée, sur les jardins du milieu et sur ceux d'en bas. Les combles de la tour, espèce de grenier muni d'une porte robuste à triple verrou, enfermaient une légion de rats, que, de sa bibliothèque, le marquis pouvait entendre à toute heure. La cavité inférieure, qui devait exister sous la chambre de madame de Couaën, et les souterrains qui en avaient probablement dépendu, étaient tout à fait abolis. Voilà es que je sus, ce que je vis dès ce premier jour : je questionnais, je devinais, rien ne m'échappa ; j'eus toujours le goftt des intérieurs. D'autres ont les yeux touniés dès l'enfance vers les plaines admirables du ciel et ces steppes étoiles dont la contemplation les invite, et oit

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