‹ Vosemnadt͡satyĭ vi͡ekChapitre 9 sur 15 · C-Terepäypre, 1794 г, воля · texte numérisé non relu

C-Terepäypre, 1794 г, воля

О выздоровлени графа Панина я извъстилъ васъ въ предыду- AXE моихъ письмахъ; теперь дополню, что онъ совершенно здоровъ, вызжаеть въ публику и быль у Двора, и думаю, это не замедлится отправлешемь къ своему министерскому посту. Сестра его живеть съ мужемъ своимъ довольно хорошо; въ какомъ же ‘обществв наиболье они время свое препровождають, сего теперь по причин$, что они живуть большею частно въ Царскомъ Сел или на дач графа Панина, узнать нельзя. Въ городф домъ у нихъ нанять на Моховой улиц, Gauss дому Рибопьерши, а изъ сего заключаю я, что прежнее мужа ся съ сею послфднею знакомство содфлаеть всегдашнее ихъ обращеше.

usnsonosy расхвалиль, и cie CXRSATS хля того тольже, чтобъ ‘польстить его усермю, по внушеяю котораго OS трудь се@ пре принималь. Но межлу нами двумя сказать вамъ лозжень, что 2 пималаго иъ пемь вашего подобия ве пахожу ни въ расаозожеии лица, ниже въ самыхъ чертахъ онаго; и посему ве только никому его пе показываль, но скрылъ подъ CUYXE, чтобы м киятния моя его не увидфла. Что до надинсн принадлежить, она есть точиое ваше изображеше, и вы. конечно, пе усумнитесь съ сей стороны въ искренности вашего яърнаго друга и брата. Я не хочу одиакоже, чтобы живописецъ HAUTE оскорбленъ былъ своимъ неулачиымь опытомъ, и для того прошу васъ отозваться ему, что отвфть мой вамь насчеть рисунка сходенъ съ письмомъ монмъ къ нему.

Alexandrovsky, 24 juillet 1704.

Puisque ma lettre du 12 juin où je vous ai parlé avec détail sur ma manière de vivre actuelle vous à fait tant de plaisir, rendez-moi donc justice, mon cher ami, que, si j'abrège ce que j'ai à vous dire, ce n'est ni paresse, ni mauvaise volonté qui en sont la cause, mais que l'étendue de mes occupations en est le seul et unique empéchement. Outre ma correspondance avec vous, quin'entre point en ligne de compte, je ne sais en vérité comment je suffis à remplir la tâche que je me suis imposée de ne laisser personne sans réponses et de ne pas même tarder à les faire. Je trouve dans cette obligation un devoir si essentiel que ce ne serait qu'à la dernière extrémité et réellement à contre-cœur que je le ferais, sija> mais je me voyais obligé de me laisser aller.

Vous avez bien raison, mon ami, en disant que notre manière de vivre est la plus agréable, et que le rassemblement de notre société est le cercle le mieux choisi de la capitale, La manière dont nous avons partagé notre temps nous donne réellement leloisir de: jouir à la fois du charme de la solitude et de toutes les distractions, du grand monde, — L'arrangement que nous avons fait dans les: chambres que nous occupons était d'un commun accord, et ma femme ne se trouve pas du tout la moins mal logée: elle a 4 pièces fort

grandes. Outre l'ancienne salle à manger de la princesse Viasemsky qui fait son salon et que j'ai meublé avec chaises, fauteuils, canapés et tables de ma maison de ville, l'agrément de son appartement est augmenté par le perron qui donne sur la rivière et qui est en sa propre et unique possession. Ce perron et le local de son domicile font que, le diner fini, tout le monde se rassemble chez elle, et le cercle du soir se tient dans son appartement. L'on ше en haut et l’on soupe dans la chambre où autrefois était le grand clavecin. Il est vrai que les fréquentes visites que j'ai à faire en ville diminuent un peu le charme de ce séjour; mais, que voulez-vous? le devoir l'exige, et comme c'est un devoir, je ne m'en plains point, et je n'y trouve pas même la moindre реше.

Je vous ai déjà dit, mon ami, que j'avais l'idée d'aller passer avec ma famille les quatre mois de la belle saison à mes terres d'Orel. Je l'effectuerai certainement si je reste à la place que j'occupe actuellement, ou si j'en reçois une dont l'occupation me permette une pareille absence; toute place où je ne serai pas chef m'en donnera le loisir, La promesse que vous me faites de venir me voir sera un nouveau motif et un motif bien puissant pour m'y engager. Je couche un peu en joue la place d'écuyer à la cour vacante depuis plusieurs mois. Si celle-là me tombe en partage, le plaisir du voyage sera annulé; mais n'ayant pas de grands moyens pour l'obtenir, je ne me flatte pas de l'avoir, et, par conséquent, je пе désespère point de vous voir à Préobrajenskoïé.

L'idée qui m'est venue de désirer un peu cette place est une suite d'une espèce de différent que j'ai avec mon chef, et qui, m'ayant 016 l'influence que j'avais dans les affaires qui étaient étrangères à ma place, ne m'a laissé que le désagrément d'un grand trawailet la fonction de secrétaire à remplir. Lui ayant communiqué шоп 1466, il cherche à se rapprocher avec moi, parce qu'il n'a регsonne qui puisse remplir tout ce dont je suis chargé. s je ne $25 pas encore si je dois céder ou chercher à effectuer l'idée qui m'est survenue de passer à la cour. Le poste de cette place, l'agrément Че le diriger en chef, le rang qu'il me donnera et surtout Dhonneur d'être auprès de mon souverain, font que je l'envisage

sous les couleurs les plus heureuses, malgré que je perdrais раг 1% un travail de 12 ans, l'expérience des affaires de finance, le but de parvenir au rang des employés dans les affaires les plus importantes de l’état.

Aujourd'hui, jour de nom de mon fils, M. Alexandre lui fait une surprise en jouant une comédie avec les autres enfants de notre colonie. La manière dont votre pupille exécute un rôle sensible arrache des larmes à tous les spectateurs qui ont vu les répétitions. La princesse Viasemsky, qui est chez le Duc, viendra au spectacle.

Alexandrovsky, 7 août 1794.

La commission où M. Miatleff vient d'être placé n'est pas du tout nouvelle; elle ne regarde que la banque où il est actuellement le chef, Elle était composée, il уа de cela huit ans, du comte Chouvalof, du comte Vorontsoff, du comte Bezborodko et du comte Zavadovsky. Actuellement, M. Майей a pris la place du comte Chouvaloff, et M. de Samoïloff a été nommé à celle du comte Vorontsoff.

Les nouveaux gentilshommes de chambre ont été nommés par la protection de M. le comte Zouboff: Zagriajsky, à cause de sort père qui sert avec distinction dans l’armée, Démidoff, par les peines que le général-procureur s'en est données, le prince Obolensky, par les sollicitations du comte Golovkine, Есиповъ, par la protection du comte Saltykoff Nicolas Ivanovitch, Solovoï, par sa propre prière. qu'il a présentée à М. le comte Zouboff.

Ma femme vous remercie, mon ami, de votre souvenir. Elleest charmée de vous avoir fait plaisir en vous envoyant Jes sonates; elle désire qu'elles vous plaisent quand vous les aurez entendues; c'était le but de ses soucis quand elle en faisait le choix.

M. de Calonne, que vous devez avoir vu en France danse voyage que vous avez fait avec le Grand-Duc, est vieux, d'une taille assez distinguée, quoique maigre, mais d'une figure assez pré venante en sa faveur, cheveux gris sur la nuque, chauve зак 1 devant de la tête, ressemblant beaucoup au prince Nassau её зе

coiffant de même. M. de Calonne est de ces personnes distinguées qu'on trouve rarement: réputé pour ses connaissances, il joint à cela l'amabilité la plus agréable, La facilité de s'énoncer et la connaissance du ton de la société le font rechercher par tout ce qu'il y a de mieux ici il est familièrement admis dans la société d'Alexandrovsky, et il a la pomme sur tous les individus qui la forment.

M. de Lambert, qui est actuellement à Pétersbourg, est un général à notre service; il a été, je crois, général-major à celui dé France. | est le père du jeune Lambert qui a été tué dans l'affaire que M. У. Kakhoysky a eue contre Kosciuszko l’année 1798, et où Palenbach а aussi 616 tué. Je ne puis vous rien dire à son sujet, parce que je ne le connais pas, et je n'ai pas eu l’occasion de le voir particulièrement. Nous n'avons aucune connaissance qu’il doive étre le successeur du comte d’Anhalt; si l'on doit croire à се que dit le public, c'est M. Koutousoff, l'ambassadeur, qui doit le remplacer,

Alexandrovsky, 14 août 1784.

J'avoue mon tort, ou plutôt mon trop de précipitation à dire que vous avez oublié la princesse Viasemsky eu donnant des noms aux allées de votre jardin de Nadéjdino. J'ai bien vu le nom d'Hélène, mais je l'ai pris pour celui de ma fille aînée.

St-Pétersbourg, 4 septembre 1794.

C'est de tout mon cœur, mon cher et digne ami, que je vous remercie pour la sincérité avec laquelle vous vous expliquez avec moi dans votre lettre du 12 du mois d'août en réponse à celle que jervous ai écrite du 24 de juillet. Je n'ai rien à opposer à la justesse de votre raisonnement sur la perte réelle que je ferais enquittant la place que Госсире actuellement; je conçois fort bien, et je les ai connus d'avance, tous les désavantages qu'une place de cour très passive pourra m'apporter; mais c'était un moment de mauvaise humeur qui m'a fait adopter cette idée. C'est cette position désagréable de travailler sous les ordres d'un chef qui vous

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restreint aux seules fonctions de votre place qui m'a fait envisager в travail sous le point de vue le plus désagréable, et l'oisiveté de la расе de premier écuyer comme La plus avantageuse et ls plus honorifique de toutes les places que je puis occuper actuellement. А. «её premier mouvement dont je vous parle, j'avais déjà fait une espèce de démarche pour faire connaitre mon idée, et c'est М. Разseck que j'avais employé, mais comme ce moyen n'est ni le plus court, ni le plus sûr pour obtenir de pareilles faveurs, je ne compte pas qu'elle fasse son effet. Actuellement que, d'accord avec vous, j'ai changé d'idée, je me munis de patience et je continue à servir là où je sers dans ce moment. Sans faire de nouvelles démarches et sans me permettre de m'effaroucher sur l'aridité du travail qui m'occupe depuis le matin jusqu'au soir, certainement je ne dirai plus mot pour chercher à changer de service, et soyez persuadé que je ое ferai aucune sollicitation; je vous en donne ma parole, et vous pouvez y croire. Si par hasard pourtant cela arrive d'après ma première démarche ou par la propre volonté de notre gracieuse Souveraine, je Гассериега! avec reconnaissance; mais vous, mon ami, пе supposez pas que j'y aie travaillé d'une manière ou d'autre après la parole donnée; soyez sûr que je n'agirai pas contre; le moindre soupçon de votre part m'offenserait.

La promesse que vous me faites de venir me voir à Préobrajenskoïé suffit pour me décider à ce voyage; ce ne sera qu'un em péchement insurmontable qui pourra m'éloïgner de l'exécution de cette idée. Dans peu, je vais songer à tout ce qui sera nécessaire: pour се voyage et pour le temps que j'aurai à у rester. L'inauguration de mon église devra se faire aussi en ma présence, ete'est pour cette époque que je vous invite, Aimant à vous imiter dans tout се qui dépend de moi, je vous demande la note de се que vous avez observé pendant l'inauguration de votre église à Nadéj= dino: ma fête sera la copie de la vôtre,

St-Pétersbourg, 25 septembre 1794.

Par la note des personnes qui ont été décorées le 22 de ce mois, vous у trouverez aussi mon nom, mon ami. Connaissant l’intérêt que vous prenez à tout ce qui me regarde, je m'empresse de vous en communiquer la nouvelle, Je ne vous dirai pas la satisfaction que m'a causée cette nouvelle marque de la bonté de notre Souveraine; vous devez le savoir vous-même, connaissant et mon attachement pour sa personne et mon zèle pour son service. Je me sens actuellement d'autant plus heureux et ma satisfaction est d'autant plus grande, que je sais par des notions très certaines que la confirmation à la recommandation que mon chef a faite de moi n'a eu aucune difficulté. Je vous annonce ceci, persuadé que cela vous causera encore plus de plaisir que la décoration même,

Dans l'après-diner du jour de couronnement de l’Impératrice, le colonel prince Gortchakoff, neveu du comte Souvoroff, a apporté la nouvelle que le comte Souvoroff, dans la route qu'il avait prise pour venir renforcer les troupes qui sont en Pologne, apprenant qu'il y avait un corps de 18.000 hommes, est allé droit à lui et l'a battu en deux fois. La relation de notre général est conçue en ces termes: „Осьмое число уменьшилъ я неприятеля тремя тысячами и убнлъ генерала; десятое совершенно его истребилъ, 2000 взялъ въ плнъ и 28 пушекъ“. Le courrier а été avancé en grade de brigadier le jour même.

Les nouvelles que l'on a de la Pologne sont très satisfaisantes: les troupes polonaises ont entièrement évacué la Lithuanie, et Pahlen, gouverneur de Riga, écrit que le prince Serge, qui est entré en Lithuanie, принимается съ x1B60ML-co1810,

Оть управляющаго гатчинскою экономею г. Борка получилъ ‚я письмо, требующее оть меня денегъ на постройку какого-то тамъ вамъ дома. Не зная ничего о семъ оть васъ н не имя денегъ вашихъ безь ихъ опредфленя, отвфчаль я, что xb10 cie до меня

| что я отвфтствовалъ, препровождаю при семъ вамъ кошю; RACE же, другъ мой, прошу меня рьшить и сказать, чтф за домъ TAMO вы строить хотите, и для чего таковыя новыя издержки вамъ тогда, когда вы расположились во многомъ уменьшить ваше эдфеь пребыване.

Письма и бумаги Изабейши я получиль; не имя время ей отвфчать, оставляю до другой почты. Брата ея я принять къ apré Ивановны, и кажется, что онъ, предиринявъ рышительно состоя- Mie воспитателя, съ усифхомъ должность спо отправлять будеть, ибо, кром% натуральной его способности и открытой головы, тихость нрава хорошую подаетъ мнф о news надежду. Скажите, пожалуйте, ИзабейшЪ, что письмо ея ему отдано.

Домъ въ l'araumb на пожалованномъ вамъ bcrb, конечно, вамъ строить должно. Я Карташову приказаль туда съфэдить и, осмотря хорошенько, прицфниться, во что все строен станеть, и вамъ дать знать. Отъ воли вашей зависить, когда строить начать, и какъ строеше производить. Ежели я могу вамъ быть годенъ, | употребите меня: я готовъ всегда волю вашу исполнить. Военныя наши дЬйств/я не такъ-то илохо идуть, какъ многим | кажется. На сихъ дняхъ оть князя Николая Васильевича прислан, сюда курьеръ, что генералъ-поручикъ Ферзенъ, встрётившись съ Костошкою при переправ своей чрезъ Вислу, его разбилъ и взялъ. we плфиь, а оть графа Суворова, что онъ, соединясь съ Дврфельдономь и съ Ферзеномъ, пошелъ въ Варшаву 7 числа; слБловауильно, скоро должно ожидать и дальифйшихь извзетевъ. Коmono изять въ илфнъ Ферзеномъ, доколВ съ корпусомъ графа Cynopons ие соединился; сл$довательно, n0OBAA с1я относится KE Иуильству князя Николая Васильевича. Костюшко имфлъ до 10 dure пойска, а пашихъ было до 13 тысячь. Сражеше было И Жаркое; раненыхт у насъ два только штабъ-офицера н н®- ‘офицеровь, число рядовыхъ убитыхъ и раненыхъ прости- АО 1200 человфкъ; у поляковъ же никто не спасся: 6000

положено na wbcrk, Corbe двухъ взято въ плфнъ, а остальные, разсыпавиие, передовыми нашими войсками подбираются. Въ числ плфнныхъ четыре генерала и 140 офицеровъ и штабъ-офи- ‹церовъ. Побфда— совершенная сама по себ, но saxmbe еще слёдстаями, посишающими окончить дВяшя бунтующихъ поляковъ. Кто занялъ Костюшкино мЪсто, cie еще яеизвЪстно.

St-Pétersbourg, В novembre 1704.

Le comte de Зоцуогой a fait de nouveau une action brillante, Ausecond jour de son arrivée près de Varsovie, il a pris Prague d'assaut; 15.000 hommes de troupes de ligne ont été faits prisonniers, plus de 100 canons sont tombés entre ses mains, et le reste des habitants et des troupes а été passé au fil de l'épée, И n'y a pas encore de nouvelle détaillée de cette affaire; on l'attend tous Тез jours et, bientôt après, celle de la prise de Varsovie, qui, j'espère, capitulera. M. de Souvorof, possesseur de Prague et si proche voisin de la ville, n'y restera pas tranquille, si les habitants et les insurgés ne se décident à demander sa protection; elle est bien nécessaire pour les sauver de la vengeance de nos soldats, si maltraités au mois d'avril de cette année.

Notre oncle séjournant toujours à Nesvij va, dit-on, se transporter à Grodno. La régie des affaires de l’intérieur du grandduché de Lithuanie lui est confiée comme nos gouvernements le sont aux généraux-gouverneurs. П а pour aides quatre conseillers qui seront à la tête des départements qui faisaient l'ancienne régie de cette province, savoir: le département des causes criminelles, celui des causes civiles, le département économique et celui de la police. Ses conseillers sont: Lutke, Volkof, fils de Dmitry Vassiliévitch, Rousзапой её Friesell, Le prince Repnine a reçu par ce moyen une augmentation de 6.000 r. d'argent de table,

En

cie начинаю, другъ мой сердечный, увфдомлешемъ

Александровны штатсъдамою. Присланное ею ко mb

Письмо мое начинаю поздравлешемъ васъ, другь мой сердечный, со всеобщею радостно о благополучномь Великой Княгини pasphmemn оть бремени и о произведеши намъ великой княжны Апиы Павловны. Во времени pasphmenis сего mnorie счетомъ ошиблись, однакоже оно не прежде своего времени послфховало, и тьмъ благополучие, что обыкновенная при родахъ болзнь не боле шести часовъ продолжалась.

Как изъ требуемыхъ вами французских книгь я отыскалъ, | оныя вс для пересылки къ вамъ отдалъь Карташову; четырехъ | же томонь инфолю архитектуры Блонделя найтить не могь, и ихъ въ продаж здЪсь вовсе иЪть; и для того не прикажете ли поискать въ МосквЪ? Буде же и тамъ не отыщуть, въ TAKOME случа должно будеть ихъ выписать, ежели они для ваеъ необходимы.

St-Pétersbourg, 22 janvier 1705.

Navré de tristesse, je vous annonce, mon cher ami, la nouvelle Ja mort de la petite grande-duchesse Olga Pavlovna, qui, après mois de souffrances, à succombé aux douleurs auxquelles за,

maladie l'a conduite, Une dentition difficile ayant engendré une espèce de marasme nous a enlevé ce joli enfant chéri de ses parents et de tous ceux qui la connaissaient,

C'est le 15 au soir qu'elle а rendu le dernier soupir, L’affliction du père et de la mère est, dit-on, à ne pas exprimer, L'on craignait beaucoup pour Mme la Grande-Duchesse, vu l'état de couches dans lequel elle se trouvait, et d'autant plus qu'elle n'avait pas encore les huit jours; mais heureusement, cela n'a eu aucune suite, et l'état de l'accouchée va aussi bien qu’on peut le désirer,

La cour a mis le deuil pour quatre semaines. Le transport du corps au couvent de Nevsky, le cérémonial observé pendant les six jours qu’il a été exposé et l'enterrement ont été calqués d'après ce qui a eu lieu l'année 1759 pour la mort de la jeune grandeduchesse Anna Pétrovna. En quoi consiste ce cérémonial, je vous envoie ci-joint la copie de l'annonce qui en a été faite, L’enterrement s'est fait le 20. La famille Impériale y а assisté avec les cinq premières classes de la noblesse qui y ont été admises. Ма maladie, ces insupportables rhumatismes dont je souffre depuis trois mois, ne m'ont pas permis de sortir. L'affluence de monde qui venait rendre ses derniers devoirs à la défunte était énorme: on ЧИ que 15 mille personnes par jour était la moindre quantité du compte exact qu'on en faisait journellement.

Съ наичувствительнйшимъ признашемъ читалъ я участ!е, вами ‘премлемое въ пожаловани меня тайнымъ совзтникомъ. Знавъ, сколь вы меня любите, не могу я усумниться о порадоваши вашем объ ономъ и не могу не чувствовать всю цфну вашихъ, no сему случаю употребленвыхъ изреченй. Примите признательность мою въ истинном ея вид и будьте увфрены, что до кончаня жизни моей незабвенно во мнЪ она останется.

200 ПИСЬМА КИЯЗЯ AXEROSE БОРИСОВИЧА КУРАЖВИА.

ифсколько уже мфсацевъ на носу у меня висить безо всякаго, однако, съ моей стороны объ опомъ стараша, и теперь, кажется, cie и исполниться скоро должно по слузаю прибавлене къ за пему Сенату одного департамента из очистку остакищихся хёль Gers pasphuenis. He хьлая никакихъ для сего полвиговъ, ожидаю я сего опредфлешя съ весьма спокойнымт, лухомъ и повинуюсь судьЙ, которая, какъ видно, вазначаеть меня быть и въ такомъ мфсть, гл прямой дфятельности оказать мн будеть неможно. Стараться о томъ, чтобъ cie пазначеше оть себя отдалить, я xbдать ие буду, ибо, rxb есть воля моей Государыни, туть я безмолиствень и съ благоговфемъ примаю все, оть ея щедроть на меня измяющее. Ежели помфщеше меня въ сенаторы mé схЪлавтся по расчету о дфятельномь настоящемь моемъ служении, огорчаться я не стану, ибо мфсто сенатора, другому данное, дороги mu ne заграждаетъ. Однако, признательно, другъ мой, скажу, что, сколь пи полезна собственно для меня теперешняя моя должность, но опа съ такими сопряжена неудовольствями и огорчешями, что, ежели бы я немножко попустиль себя, то бы né только долженъ быль желать другого какого-либо мЪфста, но приходить минуты, что и съ службою разстаться, кажется, составить облогчеше, Однако я къ слабости сей себя пе подвожу и чунствую обязанность мою заслуживать всв Th отлищи, которыми я превыше моихъ заслугь вагражденъ. Ободраю себя переносить Th непруятности, которыя часто оть насказовъ и оть слабомысля моего начальника на меня обращаются, и которыя, право, со многихъ сторон переносить тяжело,

Не сообщилъ я вамъ прздъ сюда герцога Курляндскаго, зная, что Apyrie вамъ о томъ писали. Ont живетъ въ домв бывшемъ вице-канцлера, нынз князя Реппина; долго здвсь, сказывають, не пробудеть. Графъ Остерманъ и Безбородко давали ему обзды. У Двора на масляницв были два катанья, къ которымъ пригла- Chan вофхъ бывшихъ въ маленькомъ ЭрмитажЪ; Герцогъ оба раза быль званъ. Karanse было очень весело. Первое—въ четвергь на масляницв: Ъздили на горы, противъ Таврическаго дворца построенныя, обБдали и ужинали въ семъ дворцф; второе—въ субботу: въ салазкахъ Ъздили въ ЧесменскЙ дворецъ и оттуда воротились чрезъ Спасскую на горы и пр?вхали потомъ въ Таврическ!й дворець, гдф ужинали, Горы нарочно были состроены для Двора, и катались одни въ свитВ бывшие.

Вчерась оставиви!й службу графъ Иванъ Петровичь Салты- KOBE сюда прЁхаль и помолвиль большую свою дочь за Петра Васильевича Мятлева. Скоро еще дв свадьбы будуть объявлены: первая —княжны Марьи Алексфевны Голицыной, фрейлины Великой Кпиягини, за графа Толстого, родного брата графа Дмитрия Александровича: другая —камеръюнкера графа Головкина, служащаго и въ морской службЪ, на Александра Григорьевича Демихова дочери; въ сей послБдней немало участвовала княгиня Елена Никитична.

Между здВшними новостями скажу вамъ, что княгиня Реппина на сихъ дняхъ Фдеть въ Гродну, —доказательство, что онъ, какъ слухъ было прошелъ, съ службою не разстается, чему я весьма радъ, и собственно для него, ибо несогласно бы было его правиww оставить служене, когда служба его угодна Государын%.

Не знаю, правду ли говорятъ здёсь, что войсками, кои были подъ командою графа Ивана Петровича Салтыкова, командовать будеть князь Александра Алексавдровичъь Прозоровеюй. МЪсто ‘его,—главнокомандующаго въ МосквЪ, HHKOMY еще не назначено; по крайней mbph, неизвЪстно оно.

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Совершенно справедливо судите вы, что во всякомъ преемникв князя Ивана Михайловича въ ПензЪ найтить можно настоящее доброжелательство, съ тою противъ настоящаго выгодою, что одинакимъ разномыслемъ оть стороны губернатора сопровождено HE булеть; и для того, хотя онъ и пишеть ко мн%, что кромЪ mbcra въ МосквЪ ни на какое Пензу онъ промфнять не хочеть, ne стапу я отговаривать начальника нашего о той надобности, которую онъ считаеть въ удалент Долгорукова оть Пензы по причинЪ случившагося съ нимъ оть Улыбышева, а теперь по расположению его шиканировать Заварицкаго въ невзносв къ первому числу слфлующей суммы, и еще меньше расположенъ я прихоть его’ удовлетворить, Въ письмЪ, которое къ нему сего дни пишу, говорю я нкоторымъ образомъь о сей его натяжкф, Хорош, я думаю, ON весьма съ якобинскими власами; когда не устыдился предъ вами въ таковомт уборЪ показаться, конечно, вездв ходить такъ изволить и еще больше умножаеть отвращете людей, до которыхъ ему дВло, и которые до него дфла имфють.

Вчерась получено здфсь nasberie о смерти графа Александра Николаевича Зубова. Старше два его сыпа по первому извзеню о его бользни отселева иофхали, но уже въ живыхъ не застали.

Брюкнеру о покупкВ и доставлеши вамъ новостей, въ книжныхъ лавкахъ продающихся, я поручилъ, и первый его опыть къ вамъ съ первою почтою отправлю. Теперь показалась зд8сь книга, La Vie de Dumouriez, но одинъ только экземиляръ; если можно будеть купить, куплю и къ вамъ тоть же часъ перешлю.

службы поручешя, ему двлаемыя; просиль себф помощника, который, бывъ собственно Ея Величествомъ выбразъ, имфлъ бы счасте пользоваться ея довфренностью. Государыня избрать изволила нашего Панина, и указъ уже объ немъ вышель, что ONE пере- ‘именованъ въ арм!о генералъ-майоромъ и посылается на помощь къ князю Репнину, который иметь его употребить по дёламъ, ему ввфреннымъ, а паче по княжеству Литовскому. Панину въ семъ указВ пожалована для отправлен службы сей власть губернаторская, также и жаловаше губернаторское ему опредфлено. Вскорф посл праздниковъ онъ отправляется со BOMBE своимъ домомъ. Такое неожиданное счаст!е въ полной м8 р онъ чувствуетъ, ибо радъ совершенно,

Крайне сожалья о сдфланной вами noreph смертно Филимонова, искалъ я намъ оную наградить принятемъ въ службу вашу такого, который бы вамъ быль и нуженъ, и прятенъ. Рекомендованнаго Вальсомъ годнымъ для сего я не нашелъ, ибо историческое искусство не могло бы быть притно въ сельскомъ пребываши, гдф ожедневно встрчаешь так!е виды, которые на стБнахъ У себя имфть желаешь; и для того рёшился я на рекомендованнаго Мартосомъ, съ которымъ уже и условился. Имфете вы его па три года за 2000 р., столъ, квартеру, свЪчи, услугу и прогоны во вс поЪздки, вами назначенныя; онъ же не только водяными, но и масляными красками писать вамъ будеть BC виды, кои вамъ угодно, и, He отговариваясь, обязывается здить для копироваши ихъ, куда отправить вы ни захотите, хотя бы то было и въ отдаленныхь губерняхъ. Мальчиковъ не двухъ, но сколько вы хотите, учить OM будеть; не одни ланшафты, или виды, писать онъ будеть, но и въ покояхъ потолки и стёны расписывать обязуется. Контракть посл праздниковъ съ инмъ закончу и 15 числа, снабдя его вофмъ потребнымъ, къ вамъ отправлю.

Каковы состоялись указы о нашемъ Панин, для ewbxbnin вашего, другь мой, препровождаю при семь копш. Оль па сихь дняхъ къ киязю Николаю Васильевичу отправляется и береть съ с0бою и жену, и вобхъ своихъ дьтей. Надобно, чтобъ я васъ, другъь мой, увфдомилъ о преобразоваши его со мною поведеня. Послёдняя его бользнь, въ которую я по разнымъ монмъ обязанностямъ счелъ за долгь за нимъ ходить и доказать ему онымъ непростительность холодности его со мною, кажется, привела его въ чувство и въ раскаянше. 0 прошедшемъ раскаивается, и теперь при доказательств всей своей противу меня благодарности откровенностью своею и поведешемъ со мною доказываеть еще чувства и признаны своего ко мнЪ, и должной привязанности, каковую всегда имфть ему слЪФдовало по многимъ обязанностямъ.

06% постройкф гатчинскаго дома—подрядчикъ есть, но нужно ваше pasphmenie и ассигноваше денегь. ВчериВ отдфлать co службами просить 30 тыс. руб., контора же гатчинская не дозволяеть вольныхъ подрядчиковъ рядить, & требуеть, чтобъ cie построеше исполнялось посредствомъ ея, а только, чтобъ деньги ей доставлали въ срокъ. Что же прикажете? Я пи придумать, ни рбшиться ие могу.

С.-Петербургь, 1705 г. anphas 33.

Дарьи Петровны. Пригласить я на него не только родпыхъ, но и всбхъ своихъ знакомыхъ, слёдовательно, бесфда будет не мала. Празднуя свадьбу спо, исполнилъ я нфсколько обязанность мою противу тетки нашей, много меня любящей, а посему и считаль себя къ тому принужденнымь; но какъ оно мн скучно и непрйятно, сего вамъ, другь мой, описать не могу; я молю Бога, чтобъ скорфе прошелъ нон ши! день; и завтракъ не начался еще, а mb уже скучно отъ него, и я усталъ.

С.-Петербургъ, 1795 г. anphan 29,

Конечно, къ удовольств о вашему сообщу я вамъ, другь мой, благополучное окончане дла Апраксина Степана Степановича. Ha сихъ дняхъ оть графа Николая Ивановича Салтыкова посланъ къ нему ордеръ явиться у графа Петра Александровича для служешя въ войскахъ, подъ его начальствомъ находящихся.

os записочки Катерины Ивановны Вадковской увидите вы, другь мой, что она деть. Путь ея направленъ въ Римъ для сестры, которую она оть умирающаго уже боле голу отца взять хочеть и сюда привезти намБрена. Причина ея поступка и оть- Фзла— дошедшее сюда извЪсте, что братъ ея оставилъ отца и сестру и сюда %Фдеть. Вадковская, стремясь къ единому спасенио своей сестры, оставляеть эдфсь мужа и дБтей, отца же для лучшаго его призрёв!я памфрена перевезти въ Bbny. Bob считають, что, она ежели застанеть его живого, то недолго продлится онъ. Подвигь ея почтителенъ и таковъ, каковой всегда я ожидать отъ ел ума и оть ея духа.

ЭЖдеть ли возвращен!е ваше для васъ удовольстве или огорчение, сего никакъ сказать мн не можно; вы сами знаете людей, KE которымъ вы %Ъдете, и знаете лучше моего, слфдовательно, и можете предвидёть приятность и огорчеши, которыя васъ ждуть; зтобъ время было безъ тучъ, сего я не предвижу. Насчеть время

иных и Со о посмотреть крыпости въ ватурЪ; сколь онъ этой пофздк% pars, а также и мундиру, того описать вамъ ше могу; знавши его, легко себф это представить можете,

Приступая къ обыкновенной сердечной моей съ вами, другъ мой, Gechxb, по содержанию писемъ вашихъ, оть 14 и20 апрбая изъ Нодеждина пущенныхъ, напередъ скажу вамъ причины, для чего письмо се пишу не своею рукою. Первая изъ нихъ есть забота и самая усталь оть попеченй моихъ въ разсужлени молодых, польскихъ князей Чарторижскихъ, недавно сюда пр вхавlux» и особенно мн оть киязя Николая Васильевича адресованныхъ. Вы знаете, что должно дёлать тогда, когда надо молодыхъ людей многимъ рекомендовать и CO многими прилично знакомить, и знаете, сколь много заботить меня то, чтобъ благоусиЙмиио кончить начатое, и чтобъ тёмъ удовлетворить желане князя Николая Васильевича, крайне въ нихъ интересующагося. Вторая причина, что я не очень здоровъ и чувствую въ ног боль;—почти обыкновенныя слёдстия моего ревматизма.

При отправлеши отсель къ вамъ новаго живописца, обильно M снабдил я его всбми матералами и инструментами, для работы нужными, и надЪюсь, что cie письмо у васъ уже его застанеть, почему и остается мн теперь желать, чтобъ вы, сердечный мой другъ, его способностями и его обфщашями съ удовольствемъ пользовались, въ чемь нётъ, кажется, и сомифшя; нужно только его обласкать.

Въ Орель, другь мой, не ‘bay: домашия обстоятельства не дозволили мнф выфхать ранфе, а теперь поздно уже съ хвостомъ моимъ подыматься; авось удастся будущ годъ и подоле четыpexe мфсяцевь пожить. Желаше мое побывать въ Преображенскомъ было совершенное, совершенно и огорчеше мое видЪфть себя принужденнымь остаться злЪсь. Жить я буду въ Александровскомъ, подобно прошлогоднему моему тамо житью, но только безъ Гурьева: жена его съ Долгоруковой было не поладила и оть скорости прежде мира наняла дачу Закревскаго; теперь и жалфеть, но поздно, да и намъ бы принять было неможно, потому что на ен мфсто взяли Кобенцеля.

Нарышкина фамнля съ сегодняшняго дни въ Tpoyph: Александра Алексавдровичъ умеръ ударомъ, индижестею причиненнымъ; третьяго дни Cie съ нимъ сдфлалось; объфлся устрицъ, и два послёдые дни своей жизни провелъ въ страдашяхъ.

Радуюсь весьма, другъ мой, что суждене ваше и участ въ сульбЬ дяди нашего Анраксива co мною одинаково. ГдВ онъ теперь, прхалъ ли къ графу Иетру Александровичу, куда онъ опредфленъ, и въ которомъ изъ пограничныхъ городовъ нашихъ пребыване свое uwbrs будеть, ничего eme неизвЪфстно; если что до моего свфдёнЫ дойдетъ, не премипу вамъ, другь мой, сообщить,

шить па сукпЪ, п ежели хорошо, то отдажь вышивать: ве om | кажу зруче. Къ призлу вашему Ффраки, конечно, готовы бузуть: ne безпокойтесь.

Алексзидровское. 1798 Е. bouts 18.

Соединяю я съ вами, другъ мой, сожальше мое о прекраmenin умнаго и любезнаго Чернышовыхъ рода. Онъ уже прекратился давно: cocroanie графа Ивана Григорьевича со времени послфлияго въ Рим съ нимъ приключеня таково, что OMS только что дышеть; слабость его столь велика, что не только сюда, пи въ Вфиу и никуда изъ того wbcra, rxb ons теперь больной ле жить, ни перевезти, ни перенести его не можно. Положене Вал: конской, найдя его эъ такомъ состояши, ничфмъ описано быть ne можеть. Лучше для иея и для вобхъ его ближнихь было бы то, чтобъ въ живыхъ она его не нашла, ибо мудрено будеть ей оставить его Gear хЬтей и увезти послёднюю отраду его, — мепьшую дочь, которую, какъ говорять, очень онъ любить. Сынокъ его праздиуеть эдёсь, навезъ пропасть вещей изъ Италм и Bu, щеголяеть въ нихъ и мномя даритъ; смотря на него, не скажешь, чтобъ отець быль при смерти боленъ.

лить имъ говорить. По пребыванно теперь въ Iaperows Сел, когда опи по воскресеньямъ туда прззжають, удостоены бывають приглашешемь къ столу въ галлере» и на колоннадь, а иногда внечеру и на Gars. Въ службу нашу вступить желають, ищуть и просять объ ономъ; графъ В[алерьянъ] Александровичь ихъ отмфнно любить и ходатай ихъ у графа Платона Александровича. Большй изъ nuxe имфеть сходство съ покойною княгинею Прасковьею Николаевною Голицыною; видно, что имфль отличное воспитан!е; il est très érudit et connaît une quantité de langues. Менышй ученьемъ оть большаго отсталъ, но вилно, что воспитанъ также хорошо; однимъ словомъ, наружность ихъ отвфчаеть во всемъ знатному ихъ ролу. БольшИй вездВ Фздить, и ему 25 лЬть; менышЙ изъ дому не выфзжаеть, однако ловокъ отуВнно; ему еще двадцатый годъ.

Дошедшее до васъ свЪдфн!е о случившемся съ отправленнымъ изъ провантской въ Кременчуг курьеромъ, похитившимтъ 200 тысячъ p., справедливо. Онъ ихъ перевелъь на заморске векселя и узхалъ было въ Гамбургь; но курьеромъ, оть генералъ-прокурора туда отправленнымъ, тамо пайденъ и сюда уже доставленъ; вся почти сумма съ нимъ найдена; убытокъ, который казна отъ сего понесатъ, будеть нечувствителень. Петръ Ивановичъ нангь туть ни- “bws не виновенъ, ибо сей курьеръ въ лва раза въ прошломъ году возилъ 800 тысячъ р.; слдовательно, считался по кавцелярм довфренною уже 0с0бою.

Anna Никитична весьма была огорчена кончиною своего мужа; теперь KE новому своему состоянию понемножку привыкаетъ; здоровье ея ничёмъ не было потревожено. По духовной Але- \сандра Александровича, давно уже сдфланной, имфетъ она безо зсякаго долгу половину имЪн, т.-е. 10 тысячъ душъ, которыми вольна по своему желанию распорядить; а въ ролъ Нарышкиныхъ возвращается остальная половина co всфмъ долгомъ. Разд ль сей 9ще не сдфланъ. Марина Осиповна оставляеть Анну Никитичну Lo всБмь имфемъ; исполнится ли cie или нфть, неизв®стноу

sb кажется, что имфийю, Ant Никитича отданному, не возвраaueses въ Нарышкиныхъ роть.

Изжфацене ваше о возобновляющейся въ васъ глазной боли крайне mean безпокоить. Бывъ сами оному причиной, непростительно вамъ поставлять себя въ такое страдательное положен. Век силою дружбы вашей ко миф убфждаю васъ, другь мой, ‘отстать оть привычки читать при свфчахъ.

Виля изъ письма вашего, другъ мой сердечный, оть 20 bonñ ко мн пущеннаго, причиненное вамъ удовольстве неожиданныхь къ вамъ прздомъ саратовскаго губернатора г. Нефедьева, судить и могу о вашемъ съ нимъ знакомствь и о желани, которое вы имфете, чтобъ онъ былъ доволенъ и счастлинъ; а потому и посиицаю вамъ сообщить, что отъ службы онъ уволен съ полнымъ

| жаловашемь: старость его лёть и слабость его дфлали тяжелым для nero выполнеше должности, на него возложенной. Мсто его. дано генералъ-майору Ланскому Василйо Сергфевичу, человЪку ‘особенныхъ достоинств, м отминой честности; миф и по себЪ, и no женВ его хоропйй весьма приятель. Ежели собственно для себя довольны вы были Ильею Гавриловичемъ, конечно, будете’ довольнфе Васимемъ СергБевичемъ, и потому, что часть собствениости вашей заключается въ саратовскомъ намфстничествв, я считаль надобнымъ васъ поздравить, получая его въ губернаторы.

Жена моя благодарить васъ, другь мой, за ваше объ ней цаиоминовеше. Портретовъ, вами заказанныхъ, она къ BAM пе отправила, потому что вы къ пей писали приготовить ихъ къ ва- Чому сюда upiksxy, а оть сего самаго и я не Фздиль къ Риту для требуемаго HMS одного сеанса, который онъ находить необходимымъ, Теперь въ первый удобный случай къ нему пофду и, у скоро портреты будуть готовы, TO къ вамъ ихъ отправлю. Я имью у себя теперь на рукахъ новаго ребенка: Панина, родинъ сбираясь отьфхать къ мужу, принуждена была

Go боюсь, чтобъ не умеръ. Хотя и увфренъ, что въ за нимъ они сомнёшя имфть не будуть, но родъ отвсе великъ; другого же дьлать не оставалось: мужъ тре-

ee къ себЪ, и чтобъ не сдЁлать ему неудовольствя въ иоздки своей, которая заочно во многихъ видахъ предможеть, рёшилась было она взять съ собою страждущаго ; узнавъ cie и видя, что, конечно, на дорог принуждена, ‚ его хоронить, уговориль я жену взяться за спо обузу мать уговорилъ оставить его намъ. Она поЪхала, а у меня; XYAB такъ, что изъяснить этого не можно; и

съ стороны нашей подвигъ, думаю, подтвердить холодному. Ц Панину, что напрасно разорвать онъ CO мною; воть предвидьть неможно, кто намъ дфлать будеть одолжеши.

ma боле вы мн изъясняете сожалВне ваше, что я не въ ь Александровскомъ, а въ чужомъ лЬто нонфшнее провоrbms болфе умножается мое объ ономъ сокрушене. Соcie искреннее и ежедневно умножающее; кромф удоволь- ‘которое каждый имфеть собственность свою видЪть, и кобы я наслаждался, потеря случая видфться съ вами, довольно огорчительна, чтобъ сожалёть, что недопуь до сего удовольствя, а по сему самому и причина, мн оное, довольно должна быть велика, нудить меня здфсь остаться. ‘облако слезъ, глаза мои покрывающихъ, прочелъ я, сообщенную вами мн надпись, означенную на.столбь, OMB на дорог6 моего имени, въ саду вашемъ сдфлан- ‘подвигь вашъ, доказывая мн истинную вашу ко

она vo pm Sn Do

met zou, в> зожеть MENT же быть привить, в CRIS призтательамсть есть сликобъ сотринить се ваше во MAÉ распоз- Abe, MULOTES CHU вы MORE Me пишите, потому зто чувство Ge ооъершенво в вазсесла вама воБормно. Въ васъ & виду рута, котораго пикфиъ заифаать инф вежожно, въ васъ я 8% хожу благолфтеля, къ которожь все уповая» ное полагаю.

Намфреше ваше строить каменный въ Надеждииь домъ похваляю я, ежели мифию мое о семь вамъ пужно; на вашемь ифсть лавно бы cie начать и, ие спыша съ MAMA въ TOXE излержками, теперь бы построеше его видфль ‘оконченнымь, пе ипраяда ли? а то теперь боюсь я того, чтобъ вы не заспшили и пе стфспили себя въ падобныхь вамъ для прожитку вашего допьгахъ,

Намфренйе мое их списывать родилось оть собственной вашей мысли и or» совфту, который вы мнЪ дали.

Поваго у пасъ здЪсь прИздъ принцессъ, которыхъ я еще не. пидаль, Dh, кто случай имфли ихъ видфть, сказывають, что [лучше] трудно. выборь схлать по красот: seb три красавицы, Матушка,

ихъ съ ними также прЁзхала, и вчерась Государыня ua всфхъ четырехь надфть изволила Екатерининскя ленты, пожаловавъ при томъ бралмантовые ордены и seb. Велик Князь для свидаши съ ними изъ Гатчина сего дви прЁвхалъ,

Кошя съ вашего портрета готова; кошя CE портрета моего ие удалась, и я припужденъ, дабы воля ваша была выполнена, дозволить Риту писать съ меня; портретъ начать сего дни и, судя по первому разу, будеть очень похожъ; готовъ будеть къ вашему сюда прЁзду.

Вы уже знаете, что Бакунина домъ для васъ навять неможно, ибо самъ хозяинъ его запимаеть, равнымтъ образомъ и Бецкого домъ Настасья Ивановна оставила для своего употребленя; домъ ея, что noyé branro сада, нанять Дурновымъ, камеръюнкеромт; оставиияся комнаты не имфютъ довольной принадлежности для вашего BB ономъ помфщен!я; домъ принцессы Барятинской въ наймы не ‘отдается; домъ Кушелева для васъ не удобенъ; слфдовательно, изъ BOXE тЬхъ, кои теперь нанять можно, не пахожу удобнзе домов графини Салогубовой и ДГарьи] Ив[ановны] Уваровой; uuсалъ я вамъ объ нихъ съ прошедшем почтою и ожидаю вашего phmenis.

St-Pétersbourg, 26 octobre 1705.

Nous avons aujourd'hui un bal masqué à la cour. J'y vais, parce Qquilfaut aller, mais le peu de désir que je sens de m'y trouver prouvé bien que je suis déjà vieux. C’est une dure réflexion, mais nepouvant rien у changer, il faut s'y résoudre; aussi, je ne m'y arrête point.

Le peu de moyens que la gouvernante de mes filles avait pour être avec des demoiselles qui doivent jouer un jour un rôle dans le monde m'ayant fait décider depuis longtemps à me pourvoir d'une autre, me fait effectuer ce projet actuellement. Une émigrée française nommée Mme de Laverne, arrivée depuis peu, ayant à peu près tout ce que je désire voir dans la dame qui doit achever leur éducation, va s'en occuper de demain qu'elle passe chez nous. Je désire qu’elle réussisse autant que son extérieur et le peu de temps que j'ai eu pour la connaître me le font espérer.

St-Pétersbourg, 22 novembre 1785.

Je suis bien charmé, mon ami, que vous ayez approuvé ma décision de remercier Mile Winkelman, et que vous sentiez comme moi qu’elle n'était pas faite pour achever l'éducation de mes filles. La personne qui Га remplacée, non seulement prévient beaucoup par son extérieur, mais captive aussi les suffrages de tous ceux qui la connaissent par son amabilité et ses connaissances, Ayant avec cela cet air modeste, timide et réservé que vous voulez que vos nièces aient, les petites n'auront qu'à limiter pour être des personnes distinguées dans le grand cerele des sociétés. Quand vous la verrez, vous en serez enchanté; elle est entièrement étrangère à ces airs et ces manières évaporées que nos femmes actuelles ré

cherchent tant.

St-Pétersbourg, 29 novembre 1795.

Rith [Wright] а fini mon portrait, que tout le monde trouve très ressemblant. 11 vous attendra chez moi; le vôtre est aussi prêt,

Le comte Nicolas а été très sensible à la commission que je lui ai faite de votre part, Il vous attend avec bien de l'impatience pour vous embrasser de tout son cœur, car il dit vous aimer beaucoup. Je ne vous dirai rien sur sa manière d’être ici, car j'ai bien peu sorti tous ces jours-ci, et cela m'a empêché de le savoir.

Работу мою по хлфбному сбору, столь долго и столь сильно меня запимавшую, я нфсколько уже тому дней совершенно окон- MIE, какъ видфли вы изъ предыдущихь моихъ увфдомленй, и сдвланные мною планы удостоены Высочайшей конфирмащи. Teперь не менфе займуть меня распоряжешя и исполненя по симъ планамъ; но это не сочту я себ за тягость, поелику, сверхъ лолжности, меня къ сему обязывающей, предвижу всегдашиюю удобность и легкость въ доставлеши по цфлому государетву прованта, оть единовременнаго сего труда зависяпия.

[St-Pétersbourg], 13 décembre 1795.

Llmpératrice ayant confirmé le plan que j'ai fait pour les dispositions du nouveau revenu en farine, а confirmé aussi l’établissement d'une nouvelle expédition qui, étant annexée à la mienne, зега sous mes ordres pareillement à celles des mines, du vin et du sel.

Pour avoir un homme à qui je puisse donner ma confiance pour сене nouvelle fonction, j'ai demandé Pchénichnelï pour conseiller. Те général-procureur а fait sa présentation, et, hier, l'oukase а étédonné. Je ne vous dirai rien du bonheur de М. Pchénichnef: est aux anges, et ne revient pas encore de l'étonnement de se woiroceuper une place qu'il ne pouvait jamais avoir en vue, et se

216 ПИСЬМА KNAIA ATEROBA

trouver plus riche de 1100 г. par an, une fois et demie plus qu'il n'avait avant. :

St-Pétérsbourg, 31 mars 1796.

liverses manières de raconter l'histoire du duel qu'a eu [Le prince Boris Golitsine m'ont donné la curiosité de savoir quelle était la vraie, et c'est la raison pourquoi je: vous en ai écrit, mon ami; mais puisque vous n’en savez pas beaucoup vous-même, je n’insiste point à vouloir l'upprendre, parce que je ne mets pas grand intérêt au héros de l'histoire. Mais ve qui m'a singulièrement étonné, c'est le récit que vous me faites Че la conduite de Stroganoff. Toutes ces réflexions que vous faites sur la désorganisation des têtes de nos jeunes gens пе sont qué trop vraies, et il est bien malheureux de voir un comte Stroganolf, fils du respectable vieillard que nous connaissons tous, savoir si peu se conduire dans la malheureuse situation dans laquelle il se trouve actuellement.

Je vous ai tant de fois prié de ne pas faire attention aux bruits qui se répandent à Moscou, cette commère inimitable, que je suis tout étonné que vous vous soyez arrété sur ce qu'on y dit que Steding а quitté Pétersbourg.

Votre Moltchanof, jusqu'à présent, se conduit fort bien. Je vais lui obtenir un sémestre jusqu'au nouvel an, temps où il pourra obtenir le grade de capitaine dans l'armée, et, pour le mois de juin, vous l'aurez à Nadéjdino, puisque vous ne voulez pas Pavoir avant. Pour qu'il soit occupé, je lui donne des papiers à copier Connaissant moi-méme combien l'oisiveté est la mère de tous les vices, j'aurai soin de ne pas Гу laisser. Que cela sera fait, vous ne pouvez en douter, puisque j'ai de quoi l'occuper.

St-Pétersbourg, 7 avril 1706.

Le mariage de Pléchtehée® n'est pas encore public ici, et c'est la raison que je ne puis vous dire si Sa Majesté а accordé за permission. Îl est à présumer qu'il a voulu premièrement avoir le

suffrage de son père, et que c’est cette demande qui a rendu la chose publique à Moscou. Par des nouvelles qui sont parvenues ici que Pléchtchéeff reste toutes les après-dinées chez Mme la Grande-Duchesse avec Mlle Vériguine, et où Monseigneur reste aussi tout le temps, je suppose que le suffrage de Leurs Altesses Impériales lui est accordé.

St-Pétersbourg, 15 avril 1706.

Aujourd'hui, semaine de la dévotion, tout le monde en est oceupé. La cour а passé au Palais Taurique. Monseigneur le Grand- Duc père est revenu de Gatchina l'après-diner du dimanche des Rameaux.

Le comte Zavadovsky, à la demande qu'il a faite, а reçu sa démission de la place qu'il avait à la banque. Le comte Nicolas Roumiantseff а été nommé à sa place et a séance au Sénat. L'ancien directeur m'a montré beaucoup d'amitié dans cette affaire et de désir que je le remplace; car il m'a averti de sa démarche, et m'a donné des conseils d'agir pour obtenir sa place. Je ne les ui pas négligés, mais je n'ai pas été assez heureux pour réussir. Dilleurs, les services du comte Nicolas, son âge et son ancienneté fui ont toujours donné le droit de marcher avant moi, et puisqu'il а désiré d'être employé dans le pays, je trouve que le choix qui en а été fait est un choix très juste. J'ai eu an autre rival pour cette place, c'est М, de Sabloukoff, qui а formellement demandé cette place, mais je vous avoue que je ne le craignais pas beaucoup.

Je ne vous dirai rien, mon ami, au sujet de votre réflexion sur 16 goût de la musique qu'ont nos femmes, parce que je ne suis pas de votre avis, et que je trouve cette occupation bien plus convenable, tant qu'on ne s'en fait pas un métier, que celles qu'avaient 103 dames du temps passé de se faire chercher dans la tête, et de Soccuper des plus petites histoires de la ville et de leur propre maison

S:-Péenbonrg, 25 vil

en AM voi: moins ocoepé pour NO ET ES de celui que j'ai ne convient pas pour l'habillement que vous exigez.

St-Pétersbourg, #8 avril 1706.

Puisque vous avez cédé à la prière de la princesse Bariatinsky de prendre à votre service le M. Fontaine qu'elle vous recommande, je vous l'expédierai avec Moltchanoff, après qu'il aura passé par toutes les formalités qu'il y a à observer ici pour tous les Français qui débarquent,

St-Pétersbourg, 5 mal 1796.

Ce que vous me dites du prince Repnine m'a fait une peur affreuse: une hernie de ce genre, à son âge, n'est pas une pla santerie, Je suppose pourtant qu'il n'y aura aucune suite 965аgréable, puisqu'ici, il n'y а aucune nouvelle de cet accident et que, de plus, je viens de recevoir des lettres de Panine du 25 avril qui ne m'en fait aucune mention. Dieu veuille que cela soit wrai et que nous le conservions, саг sa perte serait une perte réelle,

Comment avez-vous trouvé Arkhanguelskoïé du prince Nicolas Golitsine? dites-m'en quelque chose. Je connais cet endroit, j'en ai 616 enchanté toutes les fois que je m'y suis trouvé, je crois que vous lui rendrez justice aussi. Les bords de la rivière à une si petite distance de la capitale, de la manière dont on les voit là, sont des choses impayables. Ce qui mefait de lu peine, cest que vous у allez avant que les arbres ne soient verts; 1а variété des feuillages n'est pas à négliger pour le jugement que l'on doit porter d'une campagne.

L'existence actuelle de Vadkovsky est, je crois, assez retirée, се que vous pouvez vous représenter facilement. 11 m'a dit qu'iballait présenter за supplique pour demander à quitter le service, et avec une permission d'aller aux eaux avec sa femme et ses enfants.

Ne l'ayant point vu depuis quelque temps, j'ignore s'il a exécuté son projet et si sa demande lui est accordée. Je ne pourrais vous rien dire s'il а payé à la maison de son beau-père l'argent qu'il lui doit, et s'il a entièrement fini ses relations avec le comte [vane Saltykofï, car ce sont de ces affaires dont je n'ai aucune nouvelle, et mes connexions avec ces deux maisons ne sont pas assez sincères pour que je puisse en savoir quelque chose, Le comte Ivane est encore à Vienne, et l'on ne parle point que son arrivée ici soit prochaine,

Sans m'arrèter sur les idées noires qui vous accompagnent toutes les fois que vous vous mettez en route pour vos terres, ju ne puis ne pas répéter ici la reconnaissance qué mon cœur sent pour le bienfait que vous faites à ma famille et pour les attentions que vous avez sur la réussite de votre décision. D’après les connaissances que j'ai des affaires lestamentaires, il me semble que rien ne manque au papier que votre bonté pour moi m'a confié; je le communiquerai pourtant à nos amis qui connaissent mieux nos lois et nos formalités, et je vous dirai le jugement qu'ils en porteront.

Ma femme ayant appris que la dernière polonaise de Kozlovsky était imprimée avec toutes les parties nécessaires pour l'exécuter avec un grand orchestre, vient de l’acheter, et va vous l'envoyer; се sera aujourd'hui, je crois, qu'elle l'exécutera,

St-Pétersbourg, 8 mai 1796.

Nous avons eu hier grand bal masqué chez le comte Bezborodko: 60 personnes était la nombre des convives; Leurs Altesses Impériales Vont honoré de leur présence. Cette féte réunissait l'élégance, Ла beauté, la richesse et le faste du vraiment beau. Les étrangers еп ont été étonnés au point d'aller bouches béantes de chambre en chambre. La maison est si grande et les salles si spacieuses, que 165 600 personnes ne faisaient pas foule dans les appartements.

Je suis entre les mains de ВИН pour mon portrait que vous voulez avoir. Dans peu, il sera fini, et, dans peu, vous l'aurez. Pour son voyage à Moscou, il n’y а rien de plus faux.

où Fontaine que vous attendez. Je désire que vous F es son talent vous fera plaisir; l'occupation de : | possibilité de lui en faire faire tant que bon vous. м

que vous soyez tenu à l'exécution vous Ne tardez pas avec votre réponse, pour qu'il qu'il ne perde patience à l'attendre,

Actuellement, vous devez être en route et jen charm | de vous éloigner d'un séjour où vous n'aviez que fatigue pour partage. Moscou est terrible pour ls vis ый ва |

eatore oisifs, et je vous avoue franchement que ces sont ceux qui me font détester ce séjour; le peu dé temps'que j'y ai passé m'a ne.

ville remplie de fainéants.

En vous envoyant un architecte pour embelir Nadéjiias Al vous plait tant, où vous bâtissez tant, et qui est l'endroit de vos distractions, vous avez ma réponse sur l’idée qui т chercher de la tranquillité sur les bords de l'Elbe où du Tibr Cette manière de vous répondre est une réponse réfléchie, «

croyez pas, je vous prie, que j'aie glissé sur cette intention de votre part; j'y ai mûrement et sainement réfléchi, trouvant que, si le séjour du beau site qui nous appartient ne nous plait pas, le beau d'autrui ne nous plaira pas davantage,

St-Pétersbourg, 19 mai 1796.

La cour est à Tsarskoïé-Sélo depuis quelques jours, Avant-hier, M. de Budberg, qui a été en Suède et qui est ici de retour depuis peu, a été nommé ambassadeur à Stockholm.

Пуа quelque jours que Sa Majesté а établi un comité pour l'exécution d'un plan de finances que le prince Zouboff а fait, et qui ust confirmé. Les membres de ce comité sont le comte Bezborodko, le comte Samoïloff, le prince Zoubof, le comte Nicolas Roumiantsef, М. Miatleff et M. Ророй. La chambre destinéo pour les assemblées est au Palais, celle où se tient le conseil, C'est le заmedi qui est le jour de l'assemblée.

Parmi les nouveautés d'ici, je vous аппопсега! la permission au prince Michel Andréïévitch Golitsine d'aller pour deux ans sur ses terres et dans l'étranger, et la démission de М Vadkovsky, qui l'a demandée. Zavadovsky part, dit-on, pour ses terres aussi; il a du mécontentement dans son intérieur; on dit que les incartades de за femme sont parvenues à sa connaissance. La Vadkovsky, à се que dit le public, ne finira pas sans quelque écart aussi; il y a une histoire scandaleuse sur son compte: c'est le comte Léon Razoumoysky qui Госсире, et le troisième jardin est le lieu des rendez-vous. C’est се qu'on dit; pour moi, je ne l'affirme pas, parce que je ne l'ai pas vu.

St-Pétersbourg, 27 mai 1796.

Jecrois que je vous ai dit que Vadkovsky a reçu sa démission. Та УШе dit que li manière dont il a été reçu après cela à Pavlowsky n'a pas été des plus agréables. Dans les promenades à che- У] Чи matin, c'est le prince Golitsine Michel Pétroviteh qui ассотаpagne toujours.

ne pas le faire, Je ne vous en aime pas moins pourtant, j'espère que vous en étes bien persuadé.

Le cadeau que Vsévolojsky vous а fait d'un cheval de selle m'a fait plaisir, parce que c'est ce qui vous manquait, et je vous invite, mon ami, à jouir (le cette espèce de promenade avec exactitude tous les jours: elle est nécessaire pour la santé, et ne devons-nous pas faire tout ce qu'il faut pour la conserver?

Mes Délices, 22 juin 1796.

Je suis bien charmé que le gouverneur de Penza ait réussi. Je désire de tout mon cœur qu'il jouisse toujours de l'amitié et de la confiance de la noblesse du gouvernement qui lui est confié; cela Jui donnera même les meilleurs moyens de remplir avec exactitude sa fonction. Pour ce qui regarde sa demande au sujet de la réparation de sa maison, je lui ai déjà écrit que le Sénat allait présenter un rapport à l'Impératrice au sujet de toutes les réparations qu'il y avait à faire avec les bâtiments de la couronne, et que sa maison у serait comprise, mais qu'il n’y avait nul moyen de faire une exception à la règle pour son habitation, et que, d'ailleurs, il nest pas à présumer qu'il ne trouve de quoi se loger dans une ville de gouvernement: la ville même doit loger son gouverneur, de sorte que cela ne doit lui rien coûter. Ma lettre partira la semaine qui vient; cela sera une seconde, car la première où je lui parlé du rapport du Sénat lui est déjà expédiée,

Le raisonnement que vous faites sur le compte de notre cousine Golitsine m'a fait beaucoup rire: on ne trouve plus, mon ami, cette tspèce de femmes qui sacrifent la jouissance du moment à la tranquillité de l'avenir, Si son mari trouve moyen de partir d'ici et si ses éréanciers lui donnent cette permission, ce sera certainement рошг аНег à Berlin ou à Vienne; jamais elle ne pourra résister à ünséour de deux ans à la campagne. La quantité d'étrangers quelle emmène avec soi, c'est-à-dire gens pour la société, est un échantillon que се -sémestre ne portera aucun secours aux dettes Чоп 3 sont obérés. Choiseul l'accompagnera, car il ne va plus à

Vienne: l'Impératrice а eu la bonté de lui donner З la province de la Volhynie, et il se trouve actuellement domicilié du [dans le] pays.

Tous ce que vous dites au sujet de la Vadkovsky est vrai, je l'avoue, mais elle n’est pas moins à réprim{and}er sur une conduite scan daleuse. La décence pardonne [couvre] les écarts; pourelle, еЦе зе livre aux derniers sans songer au premier [à la première]. Vadkovsky voudrait bien se défaire de sa maison et de son mobilier, mais il пе trouve point d'acheteurs et en trouvera difficilement, Son désir est de quitter la ville; la fin des comptes avec la maison Tchernyelioff l'en empêche, et le comte Saltykoff trouve des empéchements pour pouvoir les terminer,

Zavadovsky avait fait la paix avec sa femme, mais cela n'a раз été de durée; саг Madame s'étant de nouveau livrée à son АЪ6lard, l'orage а de nouveau éclaté. Si la chose n'est pas publique, c'est une retenue que le vieillard a pour la belle-mère et pour le maréchal Razoumovsky.

Hier, j'ai été à la cour. Le Grand-Duc est déménagé à Тзагskoïé-Sélo depuis quelques jours à cause de l'approche des couches de sa femme; mais il n'y reste que les nuits; la journée, И а passe à Pavlovsky.

St-Pétersbourg, 30 juin 1706.

J'ai à vous annoncer, mon ami, l'agréable nouvelle de l'heureuse délivrance de Mme la Grande-Duchesse: elle nous а donnéun grand-duc qui а été nommé Nicolas. La santé de la respectalile accouchée va on ne peut pas mieux. Le baptême, à ce que Won: dit, se fera dans huit jours. Hier, jour de St-Pierre, il уа ещ grand bal à Tsarskoïé-Sélo pour les cinq premières classes, quiont été féliciter Son Altesse Impériale Mgr le Grand-Duc. Le baptème se fera, dit-on, de la manière usitée; les quatre ou les cinq pres mières classes de la ville seront admises au diner et au bal qui aura lieu le même jour.

Le 28, jour de l'avènement au trône, il y а eu avancements. dans le militaire et différentes gratifications; je vous envoie cijoint,

la listé que j'ai prise à la chancellerie du général-procureur. Mon nom ne s'y trouve pas, quoique j'y aie participé aussi, parce que ma gratification а été en une bague de diamants de 7 à 8 mille roubles que Sa Majesté Impériale а eu la bonté de me faire remettre par le général-procureur. Cette gratification а été la suite de la recommandation que le comte Samoïlof а faite du travail que j'ai exécuté pour la perception et l'expédition du blé, dont la perception est nouvellement établie.

Tout ce que vous me dites, mon ami, du projet de votre voyage dans l'étranger commence à m'ébranler sur la constante décision que je m'étais prescrite de m'y opposer, si mon opposition était саpable de vous en retenir. Mais tout cela n'aurait et ne pourrait avoir lieu que quand les circonstances pourraient rendre la chose possible. Actuellement, les affaires politiques que la gazette nous annonce et que vous ne pouvez pas ignorer sont, à ce qu'il me semble, de nature à empécher un chacun de songer à quitter la Russie; au moins, c'est la raison qui a empêché Dolgorouky de remplir le projet de voyage qu'il avait formé.

Dans la situation qu'il vous serait possible d'aller voyager, je trouve que la manière dont vous voulez le faire est la meilleure. 40.000 г. de fonds avec 20.000 г. de revenus annuels pourront certainement suffire. Pour се qui regarde la régie de vos affaires domestiques, je m'en charge volontiers, parce qu'en m'y occupant, je remplis votre volonté,

Й est vrai que l'incendie occusionné par la foudre au port des galères était considérable; mais cela n'a pas du tout diminué notre force marine, car la plupart des bâtiments qui ont brûlé étaient des surnuméraires et hors du complet, qu'on va remplacer par une bâtisse extraordinaire qui se fait actuellement et qui sera certainement achevée dans six semaines de temps.

„Те ferai votre commission au prince Michel Pétrovitch, parce ques par l'estime qu'il а pour vous, cela lui fera grand plaisir. I faut pourtant que vous sachiez qu'il jouit d'une certaine préférence ewcomparaison de ses concurrents sans avoir aucune intimité et “distinction marquée.

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Aa à me nenrolle cumgarne фола: que Pétain prenez à ce qi me гирагфе, т we pronpiinle, Au j'ai ото à moe CALME, 14, AA Qi sara pré, je pen ml, Nice manibre dé vivre à Ш ve, ons точить Weancoup chez vues, sas hivations que nes voins nous font. Je n'ai, . perce que mes occupations sont de nature à ве pas тв de disgosur Muni temps fixe, car le temps queje mes cmnalmances, je suis obligé de le prendre à бони dus diners le lundi et le jeudi, et des princess Dolgorouky, des soupers pour la colonie le din Й y à des concerts; le reste du temps, on vient съел | Gourieft, plus chez moi, parce que le cercle de mes: en plus étendu. —La Litvinoff est souvent avec encore aux attentions d'un de ses voisins, elle les accueil tant, et le plaisir que cela lui fait est à remarquer.

I n'est rien de plus faux que notre cousin Nélédinsky ай recommencé ses sacrifices à Bacchus. Il a plus que jamais besoin de s'en retenir; car le comte Morkoff travaille pour lui faire avoir la place de secrétaire auprès du prince Zoubofï.

St-Pétersbourg, 21 juillet 1706.

Ces jours-ci, il y a eu nomination d'un chef de la flotte [de la mer] Noire. L'inspection de la marine du Midi a été confiée au prince Zou- Бой; le comte Nicolas Zoubof est fait premier écuyer de Sa Majesté; ét, le même jour, notre cousin Jacquot Lobanoff a eu la place de premier procureur du cinquième département du Sénat devenue vacante par la place de sénateur que lon а donnée à son beau-père.

П m'est impossible de vous taire, mon ami, le chagrin que j'ai de voir l'ennui que vous éprouvez à votre Nadtjdino. Où serezvous donc gai, si ce n'est là où vous avez tout créé et où la beauté de la nature satisfait la vue et augmente la jouissance qu'elle fait éprouver? Si l'envie que vous avez de voyager diminue le prix de votre possession, je me réfère au contenu de mes précédentes, où, vous ayant fait le tableau de l'état politique des pays où vous avez à aller, j'ai cru un voyage dans l'étranger impossible pour Je moment. Le moral ayant toujours une très grande influence sur notre physique, est certainement cause de la nouvelle indisposition que vous avez pensé avoir. C'est done au vrai médecin qu'il faut avoir recours, à votre raison, mon ami; elle seule peut vous mettre à l'abri des angoisses auxquelles vous vous abandonnez, et qui dérangent l'heureux système physique que vous avez.

Je ne-puis vous rien offrir de bon et de sûr pour votre équitation cette année, parce que les chevaux d'usage que j'ai à présent sont ou trop fringants ou peu sûrs; mais j'en ai deux jeunes que je dresse moi-même, qui paraissent être sages. S'ils réussissent, le meilleur sera pour vous, et je serai bien charmé de pouvoir vous procurer un meuble utile pour cet exercice si salutaire.

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Vous m'avez fait grand plaisir, mon ami, es consentant avec mo que l'horizon politique était encore trop à l'orage pour qu'on poisse se permettre Le désir d'aller parcourir des pays qui souffrent de tous les flésux de l'humanité, Me référant à tout се que je vous ai dit dans mes précédentes, je ne suis pas du tout de laris que vous у renonclez, si votre santé morale ou physique l'exige: fl n'y в rien du mieux que de songer au remède qui peut et doit nous secourir; И s'agit seulement, et je vous conjure de vous у arrêter, dé songer aux convenances de ce projet et d'attendre que la tranquillité revienne, л

Hien de plus agréable pour moi, mon ami, que la nouvelle de la continuation des sentiments d'attachement que votre ami vous témoigne, Je serais bien charmé que l'article de votre lettre où vous lui avez parlé trop sincèrement vous apporte une réponse agréable, ét non pas celle que j'appréhende; je vous serai bien obligé si vous m'en dites un mot.

J'ai eu bien plaisir à lire la description de la fête que vous avez donnée au prince Sergo. Elle а certainement dû étre belle, et les convives en ont dû être enchantés et reconnaissants. pour le soin que vous у avez employé. J'ai voulu la communiquer à 18 comtesse Skavronsky; mais elle 12 connaissait: ses sœurs, occupées du projet de son établissement, n’ont pas manqué de lui décrire l'attention que vous avez eue pour son chiffre, ignorant peutétre que vous n'ignorez pas ses engagements.

Je пе puis vous rien dire sur les différents que Vadkovsky"æ pour finir ses comptes avec le comte Saltykoff, parce qu'il y а 4 ln mésintelligence entre eux et que, par les récits qu'ils en font, où ne реше s'arrêter sur rien. Le mariage que va faire Tehernychoff uvoc la fille cadette de Samarine n'aidera pas à terminer la chose à l'amiable. Се qu'il y a de sûr, c’est que cela n'arrive pas Ай за fin, ot que l'on ignore la manière par laquelle cela pourra être. tormint,

Les affaires domestiques de Zavadovsky sont aussi une énigme

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Avec une méfiance et un mécontentement qui percent, il paraît être assez bien avec sa femme, parce que nous ne l'avons jamais vu caressant avec elle.

St-Pétersbourg, 4 août 1796,

Avant de vous répondre, mon ami, à la dernière lettre que vous m'avez écrite, je п’етргеззе de vous annoncer l'arrivée prochaine du roi de Suède ici; on l'attend vers le 15 de ce mois. La cour rentrera en ville pour ce temps. Son séjour ne durera pas plus longtemps que le 10 du mois de septembre. Les grands seigneurs de notre ville se préparent à donner des fêtes à cette оссаsion, où Sa Majesté fera l'honneur de venir. Le temps qu'il passera ici, il restera sous un autre nom et occupera la maison de son ambassadeur. Comme sa suite sera de seize personnes, à се que lon dit, qui ont voulu l'accompagner, on a pris plusieurs maisons du quai Anglais pour les loger. Nous allons actuellement être dans les fêtes; on ne les connaît pas encore; je ne manquerai pas, mon ami, de vous en faire part.

St-Pétersbourg, 10 août 1706.

Certainement, mon cher ami, la bague dont Sa Majesté Impériale ient de me gratifier ne quittera pas mon doigt, et je la porterai comme un souvenir aussi flatteur que précieux de la main qui me l'a donnée,

Radigues, ancien graveur, m'a apporté lu planche du portrait de la princesse Agrippine et une prétention de 175 г. que vous lui devez pour cet ouvrage avec une instance tourmentante pour étre payé. Je lui ai donné 100 г. à compte; dites, voulez-vous que 165 75 г. restants lui soient payés aussi? j'attends vos ordres à ce sujet.

St-Pétersbourg, 18 août 1796.

Le 13 de ce mois, le roi de Suède avec le Régent, sous le nom dé comtes Haga et Vasa, sont arrivés ici. L'afflluence de monde quil y avait dans les rues par lesquelles il a passé а été un spectacle très agréable.

ne

230 ПИСЬМА КИЯЗЯ ATEKCDA BOPHCOBHAA

; Le cérémonial qu'on a observé à sa première arrivée à la cour | et les fêtes qu'on lui donnera, vous le verrez dans la copie d'une | liste que le grand-maréchal de la cour а reçue, Les 9 jours où il | n'y а rien de désigné sont des jours destinés pour les fêtes que les grands seigneurs donneront et auxquelles Sa Majesté а promis dé venir; les préparatifs qu'ils font sont très grands, et cela devra être beau. Les fêtes qui ont eu lieu à la cour, nous avons eu l'honneur avec ma femme d'y assister. Le roi de Suède а une figure très distinguée, paraît étre très aimable, il est très causant, её а un maintien qui prouve sa naissance et la place qu'il occupe; Йа généralement plu ici au public et à la cour.

Mes Délices, 25 août 1796.

Je ne puis encore vous envoyer le plan de ma nouvelle сатpagne, Mon dessinateur est tellement occupé par le duc de Serra Capriola, qu'il n'a pas un moment à lui, et, comme c’est un revenant-bon pour ce jeune homme, je lui laisse pleine liberté pour cet objet, Les brouillons sont déjà faits; il ne s'agit que de les mettre au net. Ce sera à notre rentrée en ville qu'il s'en occupera; s'il n'a pas le temps de faire des doubles pour vous, je vous епуегrai les originaux, Je vous avoue mon faible pour cette campagne: cet endroit est délicieux; j'y passe mon temps si agréablement, et je suis devenu tellement agricole, jardinier et architecte, querc'est toujours à regret que je la quitte pour aller en ville pour mes affaires: J'y vais pourtant tous les jours, car le devoir marche avant tout et je ne me pardonnerais pas de le négliger un instant»

Connaissant le désagrément qu'on éprouve à avoir chez $01 4апз une habitation où l'on veut vivre retiré des gens qui ne nous sont pas bien chers et avec lesquels on n’est charmé de se trouver que dans le grand monde seulement, je sens fort bien le plaisir que vous: avez eu de voir partir Mme Guédéonoff et de pouvoir reprendre

| votre train de vie accoutumé, et le nouveau chagrin que vous avez dû éprouver en voyant tomber chez vous les Saltykoff, Bélosselsky Matuchkine et Nagel. Heureusement, ce n’est que trois jours qu'ils

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ont passés chez vous. La Nagel, que je connais, а peut-être par sa, gaité réussi à diminuer l'ennui que ces convives devaient vous occasionner; mais comment a-t-elle pu quitter la Vadkovsky, qui ne pouvait se passer d'elle?

Votre Kadouchka, mon ami, avec son mari, jouent un bien plat rôle dans le monde. L'histoire de la direction des affaires du beaupère n'étant pas encore terminée, laisse du louche et fait naître des soupçons. Le tuteur est entièrement porté pour le fils; l'intérét qu'il a toujours pris à lui va s'augmenter encore par le mariage du jeune homme avec la fille cadette de Samarine. La permission du père est déjà arrivée, et la chose est publique; à ce moment, je viens de recevoir les cartes d'annonce.

Vous êtes bien bon, mon ami, de dire que l'intention de Bélosselsky dans les vers qu'il vous а envoyés vous а fait faire grâce à leur platitude; je trouve que la bétise même y est si forte, que Гоп ne peut у découvrir aucune intention; quel ridicule personnage !

St-Pétersbourg, 2 septembre 1796.

La continuation des fêtes pour le roi de Suède, dont le séjour ici durera, à ce que Гоп dit, jusqu'au 10 du courant, et le mauvais temps qui m'a surpris à la campagne, me forcent de la quitter, quoique les travaux ruraux et les plantations exigeraient que je prolonge mon séjour. Ce déménagement, mon ami, et les embarras qui y tiennent sont cause que je ne pourrai vous dire grand'chose aujourd'hui. Vous accusant la réception de votre dernière lettre, je vous dirai seulement que je me porte bien, ainsi que tous ceux à qui vous pouvez vous intéresser, La poste prochaine, je me réserve le plaisir de causer plus longtemps avec vous, de répondre à votre lettre et de vous parler un peu des fêtes que les particuliers ont données pour le roi de Suède, auxquelles Sa Majesté Impériale а fait l'honneur d'assister, Aujourd'hui, je vous communique les vers qui ont été chantés au bal du comte Samoïloff pendant qu'on jouait la polonaise; les vers sont de Nélédinsky, la musique de Kozlovsky. Quand cette polonaise sera à avoir, je vous

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lenverrai, mon ami, avec tous les accompagnements, connaïssant le plaisir que vous aurez de la faire exécuter par votre orchestre et vos chantres.

St-Pétersbourg, 8 septembre 1796,

La comtesse Panine a 646 fort longtemps sans trouver de quartier, et était réduite à rester dans quelques chambres de la maison Ribas, autrefois Betsky, que son père occupe. Actuellement, elle a la maison Menchikoff, où elle est très bien logée. Son mari est arrivé aussi, et a été fort bien reçu à la cour. La démarcation lui a valu l'ordre de l'Aigle Rouge et deux mille ducats. Il porte се cordon sur la veste sans plaque; je fais tout ce que je peux pour l'engager à le quitter; mais cet avis vient de son beau-père, et cet fait que je ne puis у réussir, Sa destination n'est pas encore dé: cidée; son désir est de rester dans le militaire, & moins qu'on пе veuille lui donner le poste de Londres, qui va, dit-on, être vacant par l'envie qu'a M. le comte de Vorontsoff de revenir dans son pays pour achever l'éducation de ses enfants. Je ne crois pourtant pas qu'il Гай, parce que Гоп travaille pour le faire donner à Kotchoubey,

Certainement, le prince Jacques, dans sa nomination à la place de premier procureur du Sénat, trouvera moyen de se distinguer, si la patience que Гоп doit avoir pour les affaires civiles peut lui donner l'application indispensable; j'espère qu'il l'aura, il шее promet toutes les fois qu'il m'écrit.

St-Pétersbourg, 15 septembre 1796.

Il m'est impossible de vous exprimer, mon ami, l'étonnement dans lequel vous m'avez mis en m'annonçant votre projet de venir Moscou. Й faut que votre séjour à vos terres et que votre Nadéjdino même vous soient devenus bien odieux pour que vous ауех pu vous у décider si promptement, et que vous oubliiez toutesles: considérations possibles qui vous ont toujours empêché de vous: établir à Moscou. Sans parler de l'ennui que vous y éprouvérez,

où restera donc le projet de ne раз venir ici cet hiver, et comment pourrez-vous ne pas le faire?

J'ai prévenu vos désirs en vous parlant des fêtes qui ont eu lieu iei pour le roi de Suède. Depuis que je vous en ai parlé, il y en я eu une superbe au palais Taurique, où le grand ermitage et les ministres étrangers ont eu la permission de venir. Le bal a eu lieu dans la grande salle, qui a été magnifiquement illuminée par des gobelets de couleur verte, et ornée par des festons et guirlandes en verres aussi de li même couleur. Un souper splendide pour 250 couverts a été dans l'emplacement du jardin d'hiver.

Pour répondre aux questions que vous me faites, je vous dirai que le bruit du mariage du vice-chancelier vous est parvenu d'ici. Ce bruit, parce qu'il est faux dans son principe, est tombé de lui même, Dans l'éloignement, il durera, parce que peu de choses prouvent le contraire.

Le Régent s'est fort bien rappelé de vous la seconde fois qu'il m'avait vu, её m'a demandé de vos nouvelles.

St-Pétersbourg, 22 septembre 1796.

Je vous suis sensiblement obligé, mon ami, pour l'attention que vous avez eue de m'écrire de Zoubrilovka, et je vous remercie beaucoup pour votre peine de me faire la description de la féte que le prince Serge Golitsine a donnée pour votre jour de nom. Elle а réellement dû être belle, agréable pour vous au-delà de toute expression, puisque c’est l'amitié qui a tout dirigé, et qu'elle = pris soin de méler le beau avec l'agréable,

Avant-hier matin, le roi de Suède a quitté Pétersbourg. La surveille, Ша pris congé de l’Impératrice. Le 19, il a donné un diner chez lui pour tous nos grands, et là ont été distribués les cadeaux Чи а faits au ministère, à plusieurs personnes de la cour, à сеих qui lui ont donné des fêtes et au grand-maitre de cérémonies. lawvoille de ce jour, pareils cadeaux ont été donnés de la part de Sa Majesté Impériale à toute sa suite. Les cadeaux ont été maguifiques de part et d'autre, et il y a eu des personnes qui, de

notre part, ont reçu pour 26.000 г. en 4 3; le

de la part du Воь а eu une tarts-36 1 <:

bague de 8 à 9 mille г. J'aurais désiré pouvoir vous faire ls description de ces cadeaux, mais vous savez que je ne sais jamais retenir ces sortes de choses.

St-Pétersbourg, 29 septembre 1706.

Après les fôtes et les assemblées que nous avons eues ici pendant le séjour du roi de Suède, nous nous trouvons actuellement dans un calme parfait. On a repris le train ordinaire des choses; la société même de la ville a diminué de beaucoup; car il ya beaucoup de monde qui est allé à la chasse pour plus de quinze jours, ce qui donne une espèce de vide auquel nous ne pouvons pas nous accoutumer, Je ne sais pas le temps que vous avez chez vous; pour ici, il est inconcevable: nous avons des jours d'été, l'air même est tel, qu'hier, vers les six heures, nous avons essayé un orage terrible avec une pluie d'orage à verse. Ц est угай дие cela п’а duré qu'une demi-heure, mais les éclairs étaient très fréquents et les coups de tonnerre très forts.

Je ne vous ai pas envoyé la dernière polonaise que Kozlowsky a composée pour le bal du comte Samoïloff' sur les paroles de № composition de Nélédinsky, parce que Nélédinsky Га envoyée” en partition au prince Etienne.

St-Pétersbourg, 20 octobre, 1796.

Si je ne vous ai pas encore envoyé les plans de ma campagné sur la Néva, c'est que j'ai envie de vous les donner joliment arrangés; ceux que j'ai n'étant que des brouillons, il m'est impossible de vous les offrir. Le jeune homme qui dessine chez moiest occupé actuellement pour les ministres de Naples et d'Angleterre, et, comme c'est un revenant-bon pour lui, je ne veux pas le lui ôter; sitôt qu'il aura fini avec eux, il s'occupera de ceux qui vous sont destinés. J'ai mille pardons à vous demander pour les por traits que vous voulez avoir aussi. N'ayant de moments libres que ceux qui ne peuvent pas convenir au peintre, cette affaire traîne.

Sitôt que j'aurai fini avec les arrangements de finances pour l'année prochaine qui m'oceupent actuellement depuis le matin jusque dans la nuit, je m'occuperai de cette allaire.

Le plan de votre manière de vivre est donc décidé: c'est à Moscou que vous passerez les hivers, et l'été à vos terres. Puisque vous le faites d'après votre goût et qu'il vous arrange, je vous félicite de pouvoir le faire. Pour moi, je n'en serais pas content, et j'aimerais mille fois mieux rester dans mon patrimoine que de vivre dans cette grande ville où l'on est toujours le sujet des commérages des oisifs.

Je garderai Moltchanof près de moi, si vous voulez absolument; mais je crains que cela ne soit pour lui un moyen de se gâter, N'ayant pas le temps de m'informer de ce qu'il fait et de soigner sa conduite, il a tout le temps de prendre des habitudes très communes ici à des jeunes gens sans guides. L’oceuper à des copies est assez impossible, parce que je ne puis confier des papiers de finances à des gens qui n'ont pas prêté le serment séparé que nous avons pour les employés dans les expéditions. Je ne vous promets pas de lui faire avoir le grade de capitaine à sa sortie des gardes; la chose est difficile. Il pourrait l'avoir, si vous permettez qu'il prenne le chemin du civil. L'emploi dans ce service sera même plus facile; il pourrait rester quelque temps dans mon expédition, ét puis potit procureur ou juge dans quelque gouvernement qui avoisine vos terres.

Vous m'avez demandé une fois un peintre de portrait; Реп ai trouvé un que j'ai fait travailler au portrait de Камасвой; j'ai ordonné de vous l'envoyer pour que vous puissiez juger de son talent. La prétention qu'il forme pour les paiements de ses honoraires, vous là trouverez dans la note ci-jointe, Leur modicité en comparaison du talent me fait croire que vous vous y déciderez. Son talent est distingué pour le pinceau; il a travaillé fort longtemps Sous Lampi; aussi le voit-on d'après son pinceau. Dites-moi si vous № voulez; il attend la réponse.

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Jeu (Ps

ar Pan чв оп m'e remis votre billet, j'étais chez l'Impératrice, Pour mieux décider la chose, je le lui ai présenté. Si réponse fat que vous veniez simplement sans faire aucune

démarche d'annonce ou de permission à demander.

Je suis bien charmé, mon ami, de pouvoir vous décider d'une manière aussi certaine. Puisque vous ne venez que зашей, je ne vous verrai pas, саг demain après-diner, je quitte Pavloyskye

Ce dimanche, à la campagne [été 1797].

Aucune langue, certainement, n'a de termes pour exprimét ce que je sens, en apprenant la bonté de Sa Majesté l'Iimpératrice pour moi dans la réflexion qu'Elle а bien voulu faire au sujet de la nomination du comte Roumiantseff au eomité des finances. Ne désirant que le bien, m'étant entièrement voué à tout ce qui peut augmenter la gloire du régime actuel de la Russie, | me serait Impossible de ne pas être amèrement aflligé si nous avions се com pagnon; vous savez tout autant que moi combien un brouillon embrouille, Ne connaissant dans le service aucun biais pourdésis gner des places importantes, je vous avoue que j'ai été surpris de la demande que vous me faites pour connaître mon avis à се sujet. Me connaissant, vous le saviez certainement d'avance, mon cher ami, et si vous vouliez en savoir quelque chose, ce n'était que pour plaisanter, j'en suis sûr, je veux bien le сгоге ам moins, D'ailleurs, le fourrer dans des secrets aussi importants, je crois, ne serait pas trop prudent non plus.

Ayez la bonté de me dire, mon cher ami, si je puis montrer à l'impératrice que je connais sa réponse: je voudrais me jeteni ses pieds pour l'en remercier avec toute la sensibilité dont 10 étre capable.

Je vous suis infiniment obligé, mon ami, pour les nouvelles'qué, vous ше donnez de la santé de Sa Majesté et pour les détails dans lesquels vous êtes entré en me répondant à mes questions”

По содержанйо письма вашего с1ятельства относительно вдовы бывшаго выборгскимъ оберъ-комендантомъ генералъ-лейтенанта барона Дельяига честь им ю сообщить, что, во исполнен даннаго мн Высочайшаго о r-#b Дельвигь noserbnis, сноснлся я съ рижскимъ губернаторомъ барономь Мейендорфомъ и, объяснивъ чрезъ его посредство, что деревня Дростевговъ, пожалованная мужу ея, отошла къ подполковнику Газентейстерну, имль я счасте Его Величеству Государю Императору поднесть докладъ объ утверждеи за г-жею Дельвигь въ вфчное и потомственное Baaxbnie пожалованной ей въ аренду на двЪнадцать льть въ Лифлянди мызы Алтлайценъ. Сей докладъ Высочайше конфирмованъ, и въ 16-ый день января данъ Сенату указъ, по выслушанйи коего и Brno о исполнеши въ рижекую казенную палату послать указъ, который и посланъ 21 сего мЪсаца.

На почтеннЪйшее письмо вашего с1ятельства о г. Aesecaph, поспинаю отвЪтотвовать вамъ, милостивый государь, что г. Дезесарь по Высочайшему именному повелфнио изъ службы выключенъ.

Ию честь сообщить вашему с!ятельству Высокомонаршее соизволеше, дабы еврей Леонтй Елкинъ, согласно предложению Conbra, въ цензоры былъ опредфленъ.

Ce mercredi [1788].

Jai rempli votre commission, mon bon ami. Sa Majesté l'Impératrice m'a chargé de vous dire que votre con- = duite ne peut pas être bien vue, et que vous avez l'air dm bouder, et que, si cela se remarque, cela pourra vous faire du tort qu'Elle, en son particulier, Elle а été mécontente de ce que

vous n'étes pas venu déjà dimanche passé, et que, si у

suivre un bon conseil, vous devez Рифы к:

la messe; qu'en général, Sa Majesté l'Empereur n'a rien contrée | vous, que plusieurs conversations qu'Ellé а eues à votre sujet le lui confirment et que vous devez être parfaitement tranquille des sujet. Le dernier mécontentement n'a été causé que par un manqué d'attention de votre part dans le service, qui [etil}ne peut pas durer, Au moment que je quittais son appartement, Elle а en la bonté de me dire encore que, si vous ne l'écoutez pas, alors ce sert l'impératrice qui se fâchera contre vous.

Trochtchinsky m'a communiqué que, dans le moment ди’ а présenté le protocole, il n'y а eu non seulement aucune conversttion à votre sujet, mais rien même qui puisse faire naître quelque soupçon à ce sujet.

J'ai oublié de vous dire que, dans la conversation avec Sa Majesté l'Impératrice, Elle а dit tout ce que[dont]je vous ai parlé pour les égards que vous devez avoir à la reconnaissance, et tout plein d'autres considérations, et des égards envers vous-même,

Je n'ai rien à ajouter à tout ceci, mon ami; car, malgré” que cela n'est point dans votre sang de bouder, ma conscience пе me dicte rien d'autre, et, si mes prières peuvent avoir quelque effet auprès de vous, j'oserai vous engager à remplir. soigneusement les ordres de l'Impératrice.

[18 janvier 1798].

M. Polética, qui est chez moi de la part de l'impératrice,-aume commission pour vous, qui est celle de vous souhaiter 14 bonne fûté ete vous dire qu'Elle désire vous voir à Газе de 95 ans, se rappelant très bien que vous avez 46 ans sonnés.

lAoût 1798].

Mon sort doit se décider aujourd'hui ou demain. Jai été се matin avoo le rapport; tout s'est passé comme de coutume Ай moment de venir diner, j'ai roçu l'ordre de me rendre“enwille

parce que ma présence у était nécessaire. Parti sur-le-champ, j'ai été tout droit chez le prince Bezborodko pour savoir ce qui en était. Dans la conversation, il а été assez sincère, parce qu'il m'a communiqué qu'Obresko® est venu hier pour lui demander des candidats pour les places que je régis; c'est Roumiantseff Serge, Lopoukhine, Trochtchinsky et le prince Jacques, dont les noms ont été envoyés. Je crois que Gagarine devra avoir un lot aussi; c'est, dit-on, une des banques qu'il régira. Je vous communique cette nouvelle, mon ami, pour que vous sachiez où j'en suis. Je reste en ville sans sortir de ma chambre jusqu'à се que la chose se décide; j'espère qu'elle ne trainera pas. Je vous avoue que, si je pouvais garder les deux banques et le département des apanages, je serais au comble de mes vœux, et vous me rendriez un service signalé si vous pouviez arranger cela avec le Prince. Au reste, je serai toujours très content et très heureux pourvu que je puisse servir, саг c'est ma marotte, et je servirai tant que l'on voudra de moi.

Comme, actuellement, j'aurai tout mon temps pour m'occuper de mes affaires, je suis à vos ordres pour faire le приказчикъ, si vous voulez.

Comment croyez-vous? garderai-je mes appointements en plein? Й ше semble que les derniers 6.000 г. étant une gratification, doivent aller comme pension.

Que je serais heureux si Гоп achetait ma maison pour le nouveau général-procureur! Elle а été bâtie et est reconstruite exprès pour une personne qui occupe cette place, Voilà un bienfait que le Prince ferait. Je serais content si j'avais 250.000 r. pour elle par la voie du comptoir d’escompte, par conséquent par la voie du payement des dettes de l'intérieur. Le Prince part demain matin pour Pavlovsky. Une lettre de votre part à mon sujet pour lui ferait beaucoup de bien et serait un bienfait de votre part pour celui qui est à jamais votre dévoué et fidèle ami et frère.

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ен, $4 № reste entre les mains de Dieu, tout ira bien. ри et maon: si vous vouliez venir chez nous en vous en allant, vous зака Den aimahle. Pardon de ne vous avoir répondu en ville: jvais het le miméral-procureur quand on m'a remis votre billet, 3%, № №, je suis parti à la campagne tout droit, d'où je vous écris: Adieu, mon ami. Dimanche donc, nous ве nous verrons разй в M put, $ vous y allez. Je vais de се раз voir mon seigle еб шой avai, avant de voir celui de Préchrajenshené. м:

3 Реесеечиы. #5 scene APR =

№ purs Guns са instant, mas вл; Я ея 6 beures. Je vous dis ph, 48 SAR S се met pour naajours! Quittast mes parents et des мн В der que Ppraave m'est pas à exprimer; je la sens, parce pes Vivemeet eue me зе № бы. Adiee, mon ami, Ад в ee dant pe vus м prié an set des maftres Adieu, Je eu conne, des хто finouns де lunes mafinuquest la vue.

Précinrctnt Socpiee FOR.

AS мА HN SAT, ue ce ann La out mien зат M ВИ Вх avan. Denain пани. Je compte Traverser NA Le do mureenc que pur <damper de GuuEx, ров,

j'ai déjà envoyé louer pour n'être pas obligé de lesattendre. Si je vois quelqu'un, cela ne sera que le prince Etienne,

Voilà 10 jours, mon ami, que je vous ai quitté, et voilà aussi 10 jours que je suis sans nouvelles de vous. Combien je désire en avoir, vous devez le juger par les sentiments d'amitié que je n'ai cessé d'avoir pour vous. Adieu, mon ami, au plaisir d'avoir de vos lettres peut-être demain à Moscou, sinon déjà à Orel.

Préobrajenskoïé, 11 octobre 1798.

Je vous remercie infiniment, mon cher ami, de votre lettre du 27 du mois passé; je l'ai reçue à mon passage par Moscou. Je suis arrivé ici bien portant, et j'ai trouvé, contre mon attente, de très bons chemins. Cela а fait qu'au lieu de trois semaines, comme je comptais, je me suis vu ici dans 15 jours.

Je ne vous dirai pas, mon ami, tout ce que j'ai éprouvé à l'approche de mon village; vous devez vous le représenter vousméme. Je vous dirai seulement que j'ai senti mon sang se glacer dans mes veines.

Me voici ici le troisième jour, et croiriez-vous que, malgré l'embarras que j'ai de pouvoir loger ma femme avec ses parents et les maîtres que je fais venir pour mes enfants, jusqu'à présent, je ne me suis occupé de rien encore ni ne puis m'occuper de rien; je sens une difficulté intellectuelle dans mon existence,

Demain doit arriver la poste à Orel; je suis dans la plus grande impatience de la recevoir pour avoir de vos nouvelles, mon ami. Quand vous serez à Moscou, ayez la bonté de voir le comte et Та comtesse Pouchkine pour leur exprimer de ma part tout ce que mon cœur peut sentir pour l'intérét qu'ils ont pris à mon sort.

J'adresse cette lettre à Moscou, comptant que vous êtes déjà en route depuis hier, comme vous l'avez décidé vous-même,

Adieu, mon ami, que le bon Dieu soit avec vous! c'est le désir de celui qui est à jamais tout à vous de cœur et d'âme,

ann. 0 frames наст que sans ae :

Nonous Je vous commande Фе peramur de Gamme vez Ш ое de ls munir dm fe L que Le terre qui fus ln dut de за femme sait. ребе. @ s'en à tré восив reve des papsans qu'ils 8 sppartioment, et Serie, je crois, га nue charité à mu que vous ferez, mon bonté de faire terminer cette абыте dans les | je vous en supple, mon ami -

Je n'ai rien à dire de votre idée de changer. savez certainement ce qui vous convient; mais je. en grâce de ne pas vous défaire de celle qui est ment, Aux bienfaits dont vous me comblez, ajoutez с mé donnerez le moyen de profiter du séjour de Majesté veut un jour, par grâce que chacun de nous. de ва main bienfaisante, m'accorder la permission Фу

Je crois qu'il sera plus commode à ma belle-sœur. nous, & cause dé |4 nourriture des gens. Au reste,

qu'elle voudra et ce qui lui sera le plus commode; vous sentez que la reconnaissance de ce qu'elle fait pour moi, de soi-même, me dicte la loi de m'accommoder à sa volonté.

J'ai eu aussi les mêmes nouvelles que vous au sujet de la conduite de Mme Аргахше et de ses parents à elle, Je vous demande une seule grâce, c'est de ne pas rompre avec notre oncle, quand même il aurait la faiblesse de faire chorus avec elle pour les propos qu'ils tiennent à notre sujet; c'est un devoir que vous devez à vous même et aux liens de notre parenté.

{Préobrajenskoté], 9 novembre 1798.

J'ai chargé le prince Etienne de deux commissions dont l'exécution m'intéresse. Comme toutes les deux n'iront que mieux si vous voulez vous employer à leur réussite, je m'adresse à votre amitié pour cet effet, mon ami; ayez la bonté de vous en occuper, La 1-ге, c’est un achat d'un petit village que je veux faire, que depuis longtemps je convoite. C’est un village appartenant à M. Yermoloff, gendre du prince Golitsine; il m'est d'autant plus nécessaire que nous пе sommes pas d'accord sur les limites qui nous séparent. La 2-е, dont vous rirez certainement, mais que je désirerais voir être exécutée, c’est la restitution d’un de mes piqueurs et d'une partie de ma chasse que j'ai donnés au prince Jean. Je sais qu'il fera des difficultés pour me rendre mes chiens; mais comme leur race m'est précieuse, puisque c’est celle que j'ai eue des mains du comte Pierre Ivanovitch, je vous supplie, mon ami, de vous employer aussi pour Ja réussite de cette commission; vous m'obligerez infiniment par là.

IPréobrajenskoïé], 10 décembre 1798

Та nouvelle que vous m'annoncez, mon ami, de la mort de la princesse Repnine m'a extrémement étonné. Connaissant fort bien Че се dernier moment ne nous est pas connu et que nous devons nous y'attendre à tous les instants de notre vie, je ne sais pourquo je ne ше suis jamais figuré que son mari lui survivrait et

PS

notre église de Гы c'est La lle да за иен que cela est de devoir.

Ne connaissant aucune particularité des cases de cette scène: tragique pour notre respectable vieillard, je vous prierai de me les faire dire au cas qu'elles parviennent à vous Le prince Вероше m'annonce lui-même sa perte; dites-moi, je vous prié, en a-t-jl écrit aux princes Etienne et Jean?

Je vous félicite de tout mon cœur, mon ami, avec l'acquisition de la maisou de Démidoff. Il est sûr que jamais achat de cette importance n'a été fait avec plus d'aisance et d'agrément pourl'acheteur, ét puis, l'agrément de la maison en elle-même, за beauté et, plus encore, la conservation de votre ancienne maison de famille me captivent, Ma prière ayant été pour l'accomplissement du дет nier, je me mets en devoir de vous en témoigner en particulier ma reconnaissance.

Bianchi difficilement résistera au train de vie uniforme etretiré que nous menons ici, il en a déjà été malade deux fois, Des maux de nerfs qu'il a tiennent à une espèce d'épilepsie, et je crois que, si on ne le soignait point, il deviendrait fou à lier. D'ailleurs vous connaissez sa bêtise: n'ayant aucune ressource à lui-même; com ment pourraitil résister à un asile retiré? И m'a dit qu'il пе voulait plus se marier, qu'il avait une descente, et qu'il eraignait 4е 4еvenir М. de Golovine: cette phrase prononcée dans la plus grande franchise de son âme ne prouve-t-elle pas ce qu'il est? П n'entoie, pas de réponse à sa promise, parce qu'il lui a déjà écrit et exposé les raisons pourquoi il ne pouvait pas l'épouser. En me priantide. vous les communiquer aussi, puisque vous avez ki bonté de ous intéresser à lui, il me charge de vous demander s'il пе ай раз. bien de refuser le mariage.

Vous me feriez le plus grand des plaisirs si vous aviez lihonté. d'ordonner au médecin qui soigne votre maison de faire Pacquisi.

ss

tion des médecines d’après la recette ci jointe et de me l'envoyer en la soignant: les дворовые et paysans ici criblés de vérole ont besoin d'un prompt secours.

IPréobrajenskoïé], 14 décembre 1798.

Vous avez dû étre sans lettre d'ici, mon ami, par la poste dernière, Une tempête et un chasse-neige affreux ont été la cause que j'ai été obligé d'arrêter son expédition; il n'y a pas eu moyen de risquer les gens en les envoyant à Orel. Le temps que nous avons enduré est tel que les vieillards ne s’en rappellent point. Il y a eu, il y a 26 ans de cela, quelque chose de ressemblant, mais cela n'a duré que deux jours, et nous, nous l'avons essuyé pendant quatre. Vous ne pouvez vous représenter ce que c'est: des fenêtres, Гоп ne voit rien; c'est un brouillard de neige enlevé en l'air qui empêche de distinguer les objets à une toise de distance; les habitations sont toutes enterrées dans la neige; la maison que j'ocсире en est toute couverte; je n'ai de jour que par le transparent que la neige offre, mais s'il faut lire ou écrire, c'est de la lumière qu'il faut apporter. Les habitants souffrent cruellement; je erois qu'il у aura beaucoup de monde gelé, à en juger par les chevaux et les vaches que l'on déterre morts dans les cours des paysans. Ce matin, où a trouvé au bas de mon avenue deux chevaux qui, étant pris par un tourbillon de neige, en ont été enterrés: les pieds de Тол et le museau de l'autre les ont fait reconnaitre, Jugez des pauvres voyageurs, et des paysans qui ne se trouvent pas aussi bien bâtis que les miens.

Mon bétail et mon écurie vont manquer de nourriture, parce qu'ilest impossible de parvenir aux magasins qui sont à une œertaine distance de ces Ctablissements; j'ai déjà donné l'ordre de les nourrir avec la paille qui est sur les toits de ces établissements, Miwgrande maison est à moitié enterrée; la galerie a pour quatre archines de neige en hauteur. Les gens préposés pour le service, étsurtout les cuisiniers et les chauffeurs de poëles, me font une реше infinie, car les uns doivent préparer le bois, et les autres

noir vue ba porte achetée depais vendredi.

Demain, 9 № cpl sa era Лой т воет, tent eu qques la nature à formé de neige pendant ces pus je vaux veiller aux routes que l'on pratiquera pour à munientiom néveaire, Le rapport que je recevrai dés | tie paysans et moi aurons faites en bétail et volaille, je vous le communiquent, mon ami, sitôt que les nouvelles que j'ai ordonné de rumsniller me seront parvenues; je suis persuadé que les рау- | dus auront hoaucoup souffert,

Dant toutu coté catastrophe, nous nous sommes tous heureuse mont ban portés; И n'y а вы que mon fils qui а souffert d'une Hu” «ion, ot cul бе a passé, Adieu, mon ami, que Dieu vous garde, | d'une dtuntion pareille à celle que nous venons @’еззнуег! я

Préobrajenskoté, 17 décembre 1798.

do по puis oncoro vous donner des notions sûres, mon ami, au ait du ln porte on hommes ot en chevaux que Tai ее |

tempête et le chasse-neige que nous avons essuyés. Jusqu'à présent, il ÿ a eu trois paysans à moi de gelés, dont un а été retrouvé, et, pour les deux autres, on est encore à leur recherche. Je suppose que c'est tout ce que j'aurai perdu, car les trois quarts des paysans envoyés pour chercher les poutres sont de retour, et le reste était dans les forêts, où la tempête n’était ni si sensible, ni si violente.

Quoiqu'il peine infiniment à mon cœur que c'est à un ouvrage commandé par moi que ces pauvres gens ont fini leurs jours, je remercie le Très-Haut avec ferveur de ce que le mal n'a pas été plus grand, car je ne puis ne pas vous répéter, mon ami, que c'était un temps effrayant pour ceux mêmes qui ont de bons gites et des provisions; deux jours de plus, j'en manquais certainement.— Il y й 8 chevaux de perdus que j'ai tout de suite payés.

Dans mes champs, auprès d'une meule de foin, опа trouvé un mari et une femme qui s'y étaient réfugiés. L'homme était gelé depuis deux jours, après avoir résisté pendant plus de 40 heures à la tempête qui l'avait surpris; la femme à demi gelée, c'est-à-dire, les mains et tout le bas jusqu'à la ceinture, Elle n'avait qu'un souffle de vie; le manque de nourriture lui ôtait le peu de force qu'elle avait: les soins que l’on en а chez moi et le talent du chirurgien qui m'accompagne ici la rendront totalement à la vie. Aujourd'hui, il est venu m'annoncer et son espérance et sa joie; elle subira quélques incisions, car la gangrène s'était déjà établie dans plusieurs endroits. Quel triste sort, mon ami, que ces gens ont subi, et quelle rigueur de temps à laquelle ils ont été exposés!

Quelle singularité qui arrive toujours avec Mme Аргахше! comment, encore des jumeaux! elle regagne bien le temps perdu. Ditesmoi, vous a-t-on annoncé ses couches, y avez-vous été? et comment êtes-vous ensemble, est-elle toujours en prétention à votre sujet?

IPréobrajenskoïé], 21 décembre 1708.

Comment pouvez-vous me demander, mon ami, que je vous laisse 1eSgarçons qui apprennent chez Krohn? Ce qui est à moi n'est-il pas toujours à votre disposition, et ne vous étes-vous pas dit à vous-

chez moi que quand eee С n'en voudrez plus. Mais comme pourtant la je désirerais les avoir reste toujours la mème, faisant chercher à Moscou à louer par mois où par an un corps de musique à vent qui sache un peu le violon pour jouer des menoets; ils mo seront d'une grande ressouree pour l'été, et puis pour le plus intéressant, qui est les leçons de danse, dont ma jeunesse ne peut pas se passer et que je vais leur donner, m'imposant се devoir avec plaisir, si désagréable qu'il soit

Je ne puis vous satisfaire en vous procurant l'agrément de fire la noce de Bianchi; il ne veut plus se marier, C'est une bête etuin fou, je crois que ва promise ne pourrait jamais être heureuse avec lui, ut qu'elle doit être fort contente d'en être débarrassée. Il me ser bien difficile de le garder longtemps ici: il perd ln tête d'ennuivet en est réollement malade; c'est une espèce d'hypochondrie qui l'atlaque, Dénué de tous moyens possibles qui peuvent servir decnnsolition, st avec un esprit comme le sien, il n'est pas étonnantiqu'il Wanuuie, [Pourtant], si je le perds, cela sera irréparable pour mes onfants, qui commencent à faire de très grands progrès dans lé chant,

Si je vous ai parlé du quartier de votre nouvelle maison emvous disant qu'il ne me plaisait pas, c'est que c'en est un de ceux ой l'on ne passe pas autrement que pour aller à la Слобода её ой, comme vous savez, personne ne loge. Par conséquent, votre maison sora dans un des quurtiers les plus éloignés, et ce n'est que”celæ que je trouve à redire, car, au reste, la maison en elle-mémeest suporbe, et cortainement il n'y en a pas deux pareilles; personne n'approuve plus que moi son achat et n'est plus charmé de vous en savoir le possesseur.

Préobrajenskoïé, 28 décembre 1798,

Vous allez vous moquer de moi, mais c'est une chose que je suis résolu de faire, et je me félicite d'y avoir songé. Voici ce dont il est question. Je viens de recevoir une superbe pelisse de martre zibeline d'Irkoutsk que j'ai fait faire sur les lieux; elle me coûte près de 4.800 r. La voyant être totalement inutile pour mon usage dans la situation dans laquelle je me trouve étre actuellement, et ne pouvant pas la garder pour mes filles, puisque le temps fait perdre la couleur au poil et, par conséquent, lui fait perdre sa beauté, je me suis décidé à m'en défaire. Achetez-la, si vous avez besoin d'une belle pelisse; il est impossible d'en trouver une meilleure; vous me payerez à la fin de l'année prochaine,

Acceptez ma plus sensible reconnaissance pour ce que vous me dites de votre ancienne maison de Moscou. Abstraction faite de l'emploi que je pourrais en faire au cas que je pusse avoir un jour la permission de quitter mes terres, la conservation d'une maison qui à appartenu à nos ancôtres est une chose si rare dans les familles actuellement et une chose qui fait tant de peine, que je пе puis que me féliciter d'avoir réussi auprès de vous, mon ami, pour vous етрёсвег de vous en défaire.

Vous avez grand tort de croire que Bianchi soit celui qui ait le meilleur caractère pour vivre et le plus facile à contenter; c'est tout le contraire. Tout mon monde est on ne peut pas plus accommodant, mais Bianchi est toujours dans les caprices, l'ennui le tue, et il va au point d'être déjà pointilleux, de manière qu'il faut se gêner même dans la conversation pour qu'il ne prenne pas quelque chose à son sujet et qu'il ne reçoive ses maux de nerfs, qui, influant sur l'humeur, influent infiniment sur la manière dont il donne lecon. Le besoin que j'en ai me force de passer par tout cela, et me voilà soumis aux caprices de се Bianchi que vous connaissez et qui cortainement ne mérite pas la moindre attention. Je le soignarai pourtant de mon mieux, саг il m'est indispensable; cela serait un meurtre si j'abandonnais les enfants dans le talent qu'ils ont déjà dans le chant.

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ul ent $, at il à tonte ma cnafanee Ja vous sais Мел obligé, mon ami, pour mi te

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саг ma réwiation est définitivement prise de

chez то À у 3 688 hennconp de тоне qu ин EP

mnt été obligés de s'en retourner chez вах.

IPréobrajenshoñé], 21 роще 1798.

lu jt de mon idée de savoir si vous faites bien devenir. А me voir, je m'empresse de vous dire qu'elle m'est venue 1 par la nouvelle que j'ai eue que les comtes Zouboff! n'ont pas la permission de voir leur frère. Mr n'avons pas défénu du nous voir, mais votre visite ne la ! voilh mes craintes et la cause de ce que je vous ai dit: Pour vous décider, mon ami, sur cet article, je ne le pourrais pas du vous étes plus В même de savoir ce qu'il est possible de faire, ou. de l'apprendre, si vous ne vous у décidez pas vous-même. Аи тез, pour се qui me regarde, vous savez mon amitié pour Vous; s navez donc aussi le désir que j'ai de vous voir et la joie"que J'aurai & vous embrasser, к.

{Préobrajenskoïé], 25 janvier 1709.

Je ne puis vous exprimer la joie que j'ai eue par la quo vous m'avoz donnée que Sa Majesté l'Empereur и”: >.

confirmé la possession des eaux de Rytchansk. Les chicunes qui se préparent de la part des possesseurs des pécheries qui nous reviennent ou qui nous ont été déjà adjugées vont s'arrêter. Le nouveau commandant doit étre frère ou cousin de Mme УаззШей. Comme son appui nous est indispensable pour retenir les marchands d'Astrakhan chicaneurs dans leurs bornes, Й serait nécessaire, mon ami, que vous écriviez à la princesse Viasemsky et à Vassilieff lui-même, si vous le croyez convenable, pour que ce prince Ouroussoff ne s'abuse pas sur le compte de ces marchands.

J'ai été bien charmé d'apprendre le mariage de la Orlof avec Novossiliseff;, c'est un homme qui a des qualités rares et rempli de mérites. Le père doit бе d'autant plus heureux de cette union que ses deux beaux-fils sont de vrais amis entr'eux; jugez donc de la liaison et de l'intimité dont ils jouiront dans leur intérieur.

IPréobrajenskoïé], 28 janvier 1790.

La confirmation que vous me faites, mon ami, de la décision de Sa Majesté l'Empereur au sujet des eaux de Rytchansk me pénètre de la plus parfaite reconnaissance pour la bonté de notre Maitre.

La lettre que M. le général-procureur vous а écrite étant un avis pour nous, mon ami, d'être exacts à donner au couvent ce qui lui a été assigné par vous, vous avez on ne peut pas mieux fait d'avoir fait de nouvelles prescriptions pour l'exactitude des payements que nous ayons à faire à l'archevéque, Mais il me semble que, pour plus de sûreté et pour nous mettre à l'abri de nouvelles plaintes de Son Eminence, il faudrait qu'à chaque payement, il donne quittance au comptoir de ce qu'il a reçu, en stipulant d'une manière très énoncée que ce qu'il reçoit, il le reçoit à compte de со де nous lui avons assigné—et combien—et qui a eu le bonheur Wétre sanctionné par За Majesté l'Empereur; cette précaution, mon Ami; croyez-moi, n'est pas de trop.

IPrébrajenskoïé], 1-ег février 1799.

Vous avez eu la bonté d'écrire à Тагаззой de m'envoyer du poisson de nos pécheries d'Astrakhan. Pour quelle espèce et pour combien avez-vous donné vos ordres, et quand est-ce que je pourrai les recevoir? Je vous demanderai, mon ami, la bonté de me le dire; cela m'est nécessaire, parce que, dans quelques jours, les transports du même poisson du Don vont se faire par un de mes villages, et je voudrais savoir à quoi m'en tenir pour ne pas en acheter plus qu'il ne faut.

IPréobrajenskoïé], 15 mars 1709.

Vous avez désiré de voir le dessin d'une petité maison gothique que je veux bâtir ici; le voici fait par М. Гама, Alexandre n'ayant pas appris l'architecture, n'aurait pas réussi en le faisant.

[Préobrajenskoté], 14 avril 1700.

Aujourd'hui, j'ai fini mes dévotions. Nous les avons faites tous ensemble, et avec tout le soin et toute l'attention que сев exige, J'ai été on ne peut pas plus content de mon confesseur; c'est un prêtre d'Alexandrovka que j'ai choisi pour cela. Sa moralité etsw sagesse inspirent beaucoup de vénération pour lui; il neressemhle en rien à tous les prêtres que Гоп а hors des capitales. Etant en fonction, il ne voit que son devoir et la place qu'il occupe; nulle complaisance done, Je sais qu'il a embarrassé bien du monde/par les questions qu'il a faites à confesse, questions qui étaient …rès bien placées. J'ai un saint respect pour lui. Tout plein Че Расе religieux que je viens de faire et ne me permettant point de m'occuper de quoi que cela soit qui pût m'en distraire, je finirai ici ma lettre, mon ami, me remettant aux réflexions que 10 зо de mon âme m'inspire.

(Préobrajenskoïé], 20 avril 1790.

La lettre que j'ai écrite du temps que vous avez passé chez moi m'a apporté une réponse de la part de M. Spéransky, qui m'annonce un désir ardent de la part de son chef de me rendre le service que je dois tant désirer; il lui a ordonné de tenir une note prête pour le temps des fiançailles de la grande-duchesse Hélène.

IPréobrajenskoïé], 28 avril 1709.

Je suis très flatté, mon ami, que le plan gothique vous а plu. Bâtissez-le, je vous prie, auprès de quelque bois où vous dirigerez vos promenades, et nommez-le Aaexcmess doms, en ressouvenir de votre frère qui est tout à vous de cœur et d'âme.

Voici le plan de ma chapelle. N'ayant personne qui puisse le copier et ne voulant retarder la bâtisse que vous voulez en faire, je vous envoie l'unique que j'ai. Faites-moi le plaisir de le mettre au net et de me l'envoyer; j'ai une collection de tous les bâtiments que je fais faire, et je serais fâché que celui-ci me manque.

Sélo-Kourakino, 6 mai 1799,

Malgré que cela n’est pas aujourd'hui le jour de poste auquel je vous écris ordinairement, je ne puis expédier mes lettres sans vous communiquer l'heureuse nouvelle que j'ai reçue hier du prince Lopoukhine. Par une lettre qu'il m'a envoyée par poste, il me tuarque la bonté que Sa Majesté l'Empereur а eue de m'accorder la permission de vivre à Moscou или 10 ножелаю. Je n'ai pas besoin Че уоцз dire tout ce que sent mon âme et toute la sensibilité dont elle est remplie. Au reste, vous me connaissez, mon ami, vous savez donc tout ce que шоп cœur éprouve de reconnaissance.

Celw sera à Moscou actuellement que nous nous verrons, mon слег ami; vous n'aurez plus besoin de faire ce grand détour que ous projetiez pour passer ici.

C'est de vos hontés dont je vais profiter; cela sera votre maison

que j'occuperai avec ma famille. Ne voudriez-vous [раз] avoir la bonté de donner vos ordres en conséquence et de permettre que l'on m'envoie l'inventaire des meubles, pour que je puisse, à vue de pays, savoir ce qu'il faudra que j'augmente?

Mon projet actuellement est, si rien n’y apporte obstacle, de venir pour peu de temps à Moscou à moi tout seul pour préparer et arranger tout ce qui est nécessaire pour mon établissement, après, revenir ici et repartir déjà avec tout mon monde. Ces allées et venues seront, je suppose, cause qu'avant le mois de septembre, je ne pourrai pas m'y voir établi.

La joie règne dans toute ma famille. Ce qui me fait de la peine, c'est que Mme Оцуагой m'a quitté la veille du jour que j'ai requ la lettre du prince Lopoukhine; elle sera encore huit jours sans la savoir.

Moscou, 18 mai 1700,

Aussitôt qu'un refroidissement assez tenace que j'ai eu tous ces jours m'a quitté, je me suis mis en route pour venir ici arranger ce qui est nécessaire pour mon établissement avec toute ma maison: C'est hier l'après-diner que je suis arrivé bien portant, mon ami Comme c'était un jour de bal à l'assemblée de noblesse, je вари faire, comme je le voulais, ma visite aux chefs de la ville; je ni été que chez notre tante la princesse Lobanoff, et le reste du temps, je l'ai passé à la maison avec mon hôte. Actuellement,.jà vais me mettre en voiture pour aller chez le comte Saltykoff et М. d'Arkharof Ivane Pétrovitch. De là, je passerai à Vorontsoro pour y diner; le prince Repnine y est, dit-on, depuis huit jours déjà»

J'ai laissé à Kourakino ma femme et les petits bien portants: Ils m'y attenderont pour venir ici; vous savez que toute cett® bagarre ne pourra pas se remuer si je ne Suis pas présenta déménagement.

Je me suis logé dans les entresols; Гу ai deux chambres: её Гу suis fort bien. Point d'entrée chez moi, саг je ne recevrai personne} la moitié de la porte-cochère est fermée pour que les indiscrets soient plus convaincus de mon désir de ne recevoir qui que сел зо,

Moscou, 25 mai 1709.

Tous ces jours-ci, j'ai été occupé, mon ami, de la manière dont je m'établirai dans votre maison, c’est-à-dire, de la manière dont je profiterai de la bonté que vous avez de me permettre de Госсирег. Avant que d'entrer dans les détails de ee que je compte y faire, acceptez, mon ami, les remerciments les plus sensibles et les plus vrais pour cette amitié et cette bonté de votre part, L'embarras où j'aurais été Че me loger ici avec tout mon monde me fait d'autant plus sentir cette complaisante amitié que vous ne cessez de me témoigner dans toutes les occasions possibles; aussi soyez bien persuadé que j'en sens tout le prix et que la reconnaissance que je vous en ai ne ше quittera jamais.

En faisant loger ma femme dans les appartements que vous oceupiez, je prends pour moi la seconde chambre de compagnie et се qui faisait le réduit de votre garderobe. Mes filles avec leur appartenance, je les place aux entresols; mon fils, dans la petite maison d'un marchand que vous avez achetée et qui tenait ли jardin; les étages d'en haut des deux ailes en pierre seront occupés par les étrangers qui m'accompagnent, et le reste, par les domestiques russes. Ne voulant prendre avec moi que le nécessaire, je me trouverai placé assez au large et très bien, Il n'y а que le seul inconvénient de faire loger mon fils hors du corps de logis, mais la distance est si petite que je ne le vois pas comme cela.

Plus j'examine cette maison, plus je suis enchanté de ses détails et de l'esprit qu'on а mis à l'arranger: tout le nécessaire est excellent, surtout les écuries et les appartenances. Acceptez ici encore, mon ami, ma plus parfaite reconnaissance pour la bonté que vous avez de me la prêter, En changement de disposition intérieure, je n'en fais aucun qu'un ро@е que je fais mettre dans 1а стап@е salle, qui, devant m'être d'un usage journalier, exigerait ne meilleure température. Cela fera encore ce bien, que la chambre quest dessous deviendra chambre à habiter, et non un magasin humidité comme elle est actuellement, et qui la communique aux Appartements attenants.

Lo ve on prises “ww à meme + l'amfilennt ee cours Le prime Elemme 2 Me бывшие de les прений sur Que Je ve жа me Catant den mmamant. Qu'E medium be музы: per № de coréen кр (eme 2 през enfants Là. je een jusqu'en pont ГЛ maman nu = Dasnn 2€ зреть. me ones ce pe Member pour mr кз дети de ln cm que Se Jeopers Emgeonr cent de micurier Le ae œurerx ples rte année à ms terre cm rs Le grutemge ретеблйе que je enmgte + aller pour le dwile uso. Le prune Eïvone me promet qe. pue Le ain die puillee, ant secs pré

В = voobs memgérher d'armmger ane des miles de cette прай: Слить, d'os part. sons me Голаит dune ut entire, et que, de Panère, À у aurait print de prmililiné de me placer зак се, pe Pat м БИ an relax, peransbé de vatre amitié, mem ami, que Vans ne me metirez pus dus be стей emburras de chercher à homer ne maine ici et que vous me pardnanerez себе conduite du ма part, Tracquilisez ni L-deusns. je vous prie.

Le primes Hopaine part anjoerdhai pour visiter за terre de Niÿny, & mins que la nocvelle qu'on vient de recevoir 1 de huurense délivrance de Mme la grande-duchesse Elisabeth, qui я secoiché d'unk file Marie, ne l'en empêche; саг, demain, И у я Те Пит, et grand diner chez le comte ЗаКукой, où je”serai du nu vous dis rien de positif au sujet du prince Repnine, parce que мт mjour à Vorontsovo me prive du plaisir de le хо вет,

d'u 644 ben content de savoir que Moltchanoff est venu. vous Joindre, И vous wera certainement d'une très grande ressource» de lo roupouté pour le sacrifice qu'il fait à la гесоппайззапее её pour la danger qu'il а affronté en venant chez vous:

L'annonce que j'ai faite de la vente de ma maison пе m'apponte nuidun achotour, ОБЕ comme je serais heureux si je pouvais la vondrat d'al souloment l'agrément actuellement de la savoir toute loudus ullu mo rapporte au-delà de 13.000 г,, et ma campagnes. 1,000 du loyur pour lu maison, outre le foin et le Бо dont Де а dun vontos, C'ost lo prince Bélosselsky qui l'a louée.

Moscou, 1-er juin 189.

Je serai de retour ici avant vous, mon ami. Outre que le temps que je me prescris pour cela est plus proche, votre maison, difficilement, sera prête pour vous recevoir. Par ce que j'ai vu de démoli en passant devant elle, je puis juger de ce qu'il y a à bâtir, et j'ai une très grande appréhension que le terme que vous prescrivez ne soit trop court. Je ne parle pas encore des arrangements intérieurs; car, vous connaissant, je connais très bien le désir que vous avez d'entrer dans une maison que vous devez habiter en la trouvant totalement prête. J'en ai parlé au prince Etienne, qui m'a dit espérer de l'achever; mais, entre nous soit dit, j'en doute.

Je me suis préparé d'avance à 50 ou 60 mille roubles de dépenses pour la bâtisse que je dois absolument faire à ma terre; mais le moyen de m'en passer, surtout quand on se destine à у passer chaque année huit mois de l'année!

Те savais d'avance, mon ami, que les charrues à l'anglaise n'iraient pas chez vous. Nos gens étant des ennemis jurés de toute innowation, surtout quand elle demande ou plus de peine, ou plus de soin, font semblant de ne pas la comprendre, pour empêcher l'in troduction de son usage. Il en a été de même chez moi; Ророй luiméme est venu avec des représentations à ce sujet; je l'ai envoyé paître, en lui promettant sa destitution si cela n’allait pas. J'ai été moi-même sur les lieux pendant huit jours matin et soir, et cela est allé de manière à étonner les paysans mêmes. Je suis persuadé qu'ils mimiteront dans un an, car ils en verront le grand avantage et la différence de la récolte.

Quel dommage, mon ami, que cet incendie que vous avez eul Voilà се que je crains toujours pour tout ce que nous bâtissons à nos terres: l'ignorance de nos gens dans la manière Фу porter du Secours vous fait consumer en un instant се qui a coûté plusieurs années de peines et de travail. Il est sûr que c'est un bonheur que vous vous y étes trouvé avec tout votre monde; sans eux, les progrès dé la flamme auraient peut-être consumé tout le côté du bourg qui se trouvait sous le vent.

En

Je quitte Moscou се matin. Allant jour et nuit, après-demain, j'espère souper avec tous les miens. Représentez-vous la joie que nous aurons de nous voir; l'amitié que j'ai pour ma femme et la tendresse pour mes enfants doivent vous représenter ce tableau.

Kourakino, 14 juin 1799.

Le beau temps que nous avons ici fait que je ne me vois dans les chambres que pour le moment du diner et du coucher. Le reste, je le passe dans l'emplacement que j'avais destiné au jardin, où, avec 20 ouvriers, je travaille moi-même à la création d'un jardin anglais que je fais d'après toutes les règles de cet art et du goût reçu. Le peu d'ouvriers que j'emploie est un calcul de ma part pour pouvoir faire tout sous mes propres yeux et pour avoir après la satisfaction de me dire que le tout est de mon propre ouvrage, D'après ce qui est fait et ce que je projette, j'ose dire que cela sera: joli, et ce joli sera d'autant mieux senti, que c'est le seul jardin vraiment dans le goût anglais qui existera dans les environs d'ici.

Le beau temps, quoique très propice pour mes ouvrages au jar= din, mon occupation favorite, je ne le vois pas de même pour mes travaux agricoles: la sécheresse fait retarder la végétation, et nous: n'espérons pas avoir une bonne récolte en foin et blé d'été. Mes ensemencements de prairies factices ne réussiront pas, je crois; mais comme cela n'est pas faute de soin ou de savoir, cela ne ше reculera pas [пе me fera pas reculer] dans l'entreprise que j'ai faite: de chercher à établir dans mes terres d'ici les nouvelles découvertes et les principes de M. Schoubert.

Kourakino, 28 juin 1700.

Quand nous nous verrons, je vous parlerai de mon entrevueà. Moscou avec Mme Аргахше. Notre oncle et sa belle-mère, je пе les а! pas vus: le premier était à Lgovo; la belle princesse п’а pas voulu se montrer, et moi, je n'avais pas un grand désir dede mander à la voir.

Je suis extrémement occupé à présent pour le dernier arrangement de ma nouvelle église; je désire en faire l'inauguration avant mon départ d'ici. Cherchant toujours à éviter tout ce qui peut avoir un air de faste, cela ne sera qu'un protopope d'Orel qui fera la cérémonie.

Kourakino, 26 juillet 1799.

J'ai eu une fièvre catarrhale de refroidissement qui aurait pu devenir quelque chose de bien sérieux si l'on n'y avait pas tout de suite porté secours. Je me suis senti si bien, que je n'ai pas remis la cérémonie de l'inauguration de ma nouvelle église, qui a eu lieu le 24, et j'y ai non seulement présidé, mais j'ai méme assisté à toutes les prières, qui ont été assez longues, Il est vrai que j'ai été fatigué, mais le repos de la nuit m'a remis au point que, de nouveau, je suis dans mon jardin depuis le matin.

Tout ce que je voudrais vous dire pour vous expliquer où est eat endroit où je travaille moi-même à faire un jardin anglais serait inutile, car vous n’y avez certainement pas prété attention; mais ce que je puis vous en dire, c'est que, quoique petit, il sera charmant et totalement dans le vrai goût de ce qu'il veut représenter, Car, avec beaucoup d'ombre artistement ménagée pour toutes les situations du soleil pendant la journée, j'y ai un très joli étang rempli de poissons à prendre 60 dans une heure avec la ligne; j'y ai des canaux qui, remplis d'eau de niveau avec le gazon qui les borde, ornent cet endroit, surtout par la manière dont ils le longent en serpentant; j'y ai deux chutes d'eau très belles qui ne tarissent jamais, et que j'ai arrangées en forme de nappes. La quantité de clump de fleurs lui donne, à ce jardin, un air si gai et si riche, que tout le monde en est enchanté; ce sont des fleurs des champs dont je l'ai orné, et elles sont d'autant plus agréalles, que c’est toute l'année et pour toujours qu'elles fleuriront. Avant de partir, j'en ferai tracer un plan pour vous, mon ami, et, puisque vous me le demandez, je vous l'enverrai avec bien grand plaisir: c'est le faible de l'homme de communiquer се à quoi Топ attache du prix.

htperaprheeennatc" $ т que m'en dit tous les jours Ророй, s'astl fait connaissance avec lui. J'espère bien у être l'an d'après la permission que vous m'en avez donnée.

Connaissant votre désir de vendre Ittovo et vos deux ce surle chemin de Péterhoff, je suis bien fâché de encore sur les bras. П faut pourtant espérer que vous vous en déferez. Que fait donc ce baron allemand? pourquoi n'arez-vous, pas saisi le moment du désir qu'il avait de vous l'acheter? Cela, serait bien dommage s'il allait changer d'avis. Dites-moi, mon ami, pourquoi la chose ne s'est pas arrangée.

Kourakino, 2 août 170:

Nous sommes ici tous occupés, à n'avoir pas un instant à nous, à faire la récolte de cette année. Le foin a eu de la реше être fini; des pluies qui ont duré huit jours m'ont 2446 la moîtié de № potite quantité qu'il у avait à rassembler. Mais il n'est pas pourtant pordu pour cela; faute d'autre, il sera mangé et servira beaucoup, pour soutenir la disette de fourrage dans laquelle nous nous'trouvons. aotuellement. Le seigle, le froment, Гауоше et les pavots sont. mûrs à la lois; il faut les rassembler, et le pauvre boureur пе. sait par quoi commencer. C’est an tableau réellement intéressant, que de voir vieux, grands et petits, groupés dans les свашрз, зе. romuer comme des fourmis Je vous fais ce tableau, mon ami, parte умы je suis que vous aimez vous-même l'agriculture et $ We mottrex au nombre de ces laboureurs. Réellement, зах Qu'il faut me compter: depuis que la récolte est Je suis aux champs depuis le matin jusqu'au soir avec ls” do labourours à moi que j'ai; je préside à tous leurs ouvrages üt je ne lus quitte qu'au coucher du saleil . М

J'aurai cette année une assez jolie récolte: j'ai 30 arpents de, solgle qui est superbe, 12 de froment qui est aussi fortbean, 6de,

pavots passables, 12 de chanvre très beau, 20 de blé surrazin magnifique, 9 de blé millet aussi très beau, et 82 d'avoine qui n'a pas totalement manqué, car j'espère avoir 4 grains; c'est beaucoup en comparaison de mes voisins. Les prés artificiels ne m'ont pas réussi, mais les semences ont germé, et j'espère que l'année prochaine récompensera ce qui m'a manqué cette année; c'est la sécheresse qui en a été cause. Quand nous nous verrons, je vous communiquerai mes projets pour les ensemencements de l'année prochaine, et vous verrez que, sans employer aucun de mes paysans qui payent leur tribut en argent, je pourrai me faire quatre à cinq mille roubles de revenu et beaucoup de satisfaction en introduisant le nouveau système de l'économie rurale.

de vous ai déjà communiqué que l'inauguration de mon église а eu lieu le 24 de ce mois, jour de nom de mon fils; je suis au comble de ma satisfaction d'avoir pu la faire avant mon départ.

Kourakino, 28 août 1799,

Le jour de votre nom, mon ami, j'irai prier Dieu pour vous à la chapelle d'Alexandrovsky, que je munis pour ce jour d'un assortiment complet et fort Бели de plusieurs habits de prêtres avec leur attirail et dépendances, J'y prierai Dieu avec ferveur, car c’est pour mon ami que je porterai mes vœux au Très-Haut. Tout de suite après je commencerai à faire les préparatifs pour mon départ d'ici.

Kourakino, 4 juin 1800,

omme je savais que le prince Repnine avait quitté Moscou pour faire un voyage à ses terres de Nijny et que son intention était de vous voir, puisqu'il se trouverait dans

votre voisinage, je suis bien charmé de savoir qu'il a rempli son projet et que vous avez eu le plaisir de le voir, mon ami. Connaissant votre attachement pour lui, je me représente facilement la satisfaction que vous en avez eue, Ne me reprochez pas, je vous prie, le silence que j'ai gardé envers vous à ce sujet; c’est

la discrétion qui m'a empéché de vous en parler, puisque je supposais que, si c'était une surprise qu'il voulait vous faire, il désirerait que vous l'ignorassiez entièrement, ou que, s'il voulait vous en avertir, il vous en ferait part lui-même. Les nouvelles que vous me donnez de sa santé m'ont fait le plus grand plaisir du monde, et puisque c’est à ce voyage qu'il doit le recouvrement. de ses forces après la maladie très sérieuse qu'il a faite après Pâques, je suis bien charmé qu'il écoute les médecins et qu'il se soit décidé à se séparer pour quelque temps de son Vorontsovo, qui n'est qu'un endroit malsain par les marais dont il est entouré et qui composent tout le local du lieu. Parlez-moi, mon ami, du séjour qu'il fera chez vous et de l'effet que feront sur lui les beautés 10cales de Nadéjdino et toutes celles que vous y avez créées.

Kourakino, П juin 1800.

Votre dernière lettre du 26 mai m'a bien affecté, mon ami, par les reproches que vous me faites de ce que je ne suis pas encore venu vous voir à Nadéjdino, et par la comparaison que vous у avez ajoutée de la visite que le prince Repnine vous а rendue. Ле п’ай rien à vous objecter sur tout ce que vous me dites à ce sujet, mon ami; c'est avec un serrement de cœur que j'ai lu tout cela etque je me rappelle tous les obstacles qui, jusqu'à présent, ont été cause de ce que je n'ai pas été encore chez vous. Rendez-moi plus: de justice que vous ne semblez le faire; soyez persuadé que je dé sire bien ardemment vous voir, et que si, jusqu'à présent, jé пе l'ai pas fait, c'est bien à regret pour mon cœur. Désirant toujours vous plaire, soyez persuadé encore que je sais apprécier le désir que vous m'en témoignez. Dans une de mes précédentes lettres, jet vous ai exposé l'état de mes affaires ici et tous les établissements que j'ai entrepris; je vous ai laissé juge vous-même de la nécessité de ma présence auprès de tout cela, et j'attends de votre jus» tice une réponse conforme à tout ce que je vous ai fait connaître Croyez, mon ami, et soyez certain que non seulement je désire vous voir à Nadéjdino, mais que cela me serait absolument néves-

saire pour cette satisfaction interne qu'on sent, mais qu'on ne saurait exprimer.

Je ne puis pas étre de votre avis sur le reproche que vous me faites que je m’asservis trop aux soins que je donne à ma terre d'ici. Etant ici, mon ami, je veux tout connaitre par moi-même, La science de l'agriculteur est une science plus profonde qu'on ne le pense; de tout ce que j'ai appris en ma vie, je n'ai rien trouvé de plus difficile, et comme, dans l’assiduité, rien ne m'a jamais effarouché, je reste constant à vaincre tout ce qui s'oppose à l'ardeur où je me vois pour cette occupation. Quand j'aurai mis en expérience et amalgamé au sol et à la température de l'air d'ici tout ce que les experts prescrivent, et que, de tout cela, je me formerai un système d'agriculture pour les terres d'ici, je me compterai heureux au supréme degré, parce que, par mes soins, par mes peines et, j'ose dire, par de bien grandes dépenses, je servirai d'exemple à mes voisins et à ceux qui voudront m'imiter pour pouvoir doubler leur revenu et ne devoir cela qu'à leur soin et au sol qu'ils occupent, sans s'occuper de fermes et de livraisons. Sentez-vous, mon mmi, ce bonheur dont je vous parle? J'aurai encore bien des peines et des soucis, cela est vrai; mais il faut travailler, surtout ne pas s'effaroucher si l'on ne réussit pas tout de suite, car, souvent, l'expérience manque par de l'extraordinaire dans les saisons, témoin le printemps d'aujourd'hui.

Je ne m'attendais pas à autre chose, mon ami, qu'à une approbation complète de la part du prince Repnine pour tous les bâtiments que vous avez créés à Nadéjdino et pour tout ce que vous у avez, connaissant son goût, je savais d'avance qu'il en serait en-

chanté.

Kourakino, 26 juin 1800.

J'ai de nouveaux témoignages de remerciments à vous faire, mon cher ami, pour les marques de vos bontés pour mon fils et pour Vintérét que vous avez exprimé à la nouvelle de son rétablissement et dont vous me parlez dans votre lettre du 7 de ce mois. Me référant toujours à la bonté divine pour tout ce qui me regarde,

ато et de pouvoir vous présenter un autre Boris La perte de cat етот qui, jusqu'à présent, fait là seale expéramce фе toute notre famille, devrait, comme de raison, porter da chintement ane se lement зах disprsitions que voas avez faites paar votre бес, mais. тёти pour vatre propre indépendance, si vous ne mettez point dans | le смей les enfants que nos deax autres frères pourraisat ms donner, le raisonnement que vous faites à се sujet, je le trours | on ne peut pas plus juste.

Kourskino, 30 jeillet 1800

L'idée que vous avez d'acquérir une petite campagne près de Moneou pour qu'à votre séjour d'automne dans cette capitale, ous. puissiez un peu jouir de ses environs superbes, est excellente, et, я J'avais mon avis à donner sur le choix à faire entre le jardin. dé Mans Lobkoif et la potite campagne de Stolypine, je parlerais pour În derniére & cause de sa proximité avec votre maison de) Уи; enr Й me semble que le bois de Pérovo tient à la Slobode А l'aéquiition que vous en ferez, mon ami, je vous en féliciterai би out men cœur,

La duscription que vous me faites, mon ami, de votre logement dans votru maison d'été me porte [fait] envie. Ici, il ne m'est раз poaalblu d'avoir li méme joulssance; je n'ai que mon petit jardin, qui} tout joli qu'il st, no permet pas par son local d'y avoirune habi= tation, Je no vous parle pas de ce jardin depuis que je зщ 161, parou que je no m'en oceupe point; les travaux économiques, ле. blnsoment dun aillis, et ma propre économie, jusqu'à présent, m'ont prit tout mon tumps, ét ce по sera qu'après la récolte que je my romottral, D'ailleurs, ln cruelle sécheresse n'a pas épargné се petit établimemont: toutes les plantations d'arbres fruitiers et d'arbres do Гого, lo potager de fruits et même le gazon, sans périr entiè= rement, présentent un spectacle bien peu gai, et l'on a de lu peine

à voir ses travaux en aussi mauvais état. [| n'est pas pourtant abandonné; les jardiniers travaillent à la terre d'après le plan que j'en ai tracé l’année passée, et ils ont encore assez de quoi s'occuper jusqu'au moment que je pourrai у employer mes propres soins.

Je vous renvoie ici, mon ami, les deux lettres de Slessareff et de Féodoroff. Si vous voulez avoir mon avis sur les réponses que vous leur avez faites, je vous dirai que rien de plus juste et de plus nécessaire que la décision que vous avez faite de porter vos plaintes au Sénat sur la malveillante inactivité de la chambre des finances. Mais il faut bien travailler ce papier pour faire voir et débrouiller du chaos de toute cette affaire combien l'intrigue et la mauvaise disposition des gens trouvent moyen de cacher sous des dehors trompeurs, par des ordres qui ont l'air d’être dans la loi et dans Vordre, le système de leur malveillance de nous porter chicane, et de diminuer ce dont la bonté de notre Souverain nous а gratifiés. П serait même indubitable d'exposer qu'en nous chicanant et en ne voulant pas établir les limites de nos possessions, ils manquent à leur propre devoir de soigner ce qui appartient à ln couronne, puisque cette possession dont nous jouissons ne nous étant donnée qu'à vie, est une propriété de la couronne que la chambre de finances doit soigner.

Kourakino, 7 août 1800,

Je dois donc vous féliciter avec la nouvelle acquisition d'une campagne auprès de Moscou. C'est de tout mon cœur que je le fais, mon ami, désirant qu’elle réponde à ve que vous voulez d'elle, Je suis seulement fâché qu'elle ne soit pas du côté de la ville où зе trouve votre maison: traverser tout Moscou par le pavé est bien

désagréable.

Kourakino, 28 septembre 1800.

Je suis bien charmé pour votre commodité, mon ami, que le jardin dans le faubourg de Moscou appartenant à Mme Samarine que vous achetez soit du côte de la Slobode. Ce local me rend déjà cetrendroit très agréable, puisqu'il le sera pour vous, car tout

ous ou 5355 “arnie de l'obornn de nus Mes Tout ce qu'elle утех ex dit, et ut ee qu'elle x à mur sujet. réversible sur Mme de Saucy. +5 п que cols est Гы de granles espérances роже №. dun que себ fra à mes enfants, et обе me Éacer que Ва persoene vous couvwmirz ami Пу su peu de обе ринг ke manière d'étre, cr culs m'est раз ane enarermaste, c'est sur Le pied d'amse dans le maisue que Man Same dit se trouver chez moi Cette ие Wu est раз qe poor mai, poisque c'est pour mes enfants, et puis, quelques semaines d'avalées, ce shabétee- je m'y Бабашегы certibwment, et bientée.

Ecusbns, 2 octobre IS

Duprès се que voes me dites de votre départ pour Moscou, {\ wiresse déjà celle-ci; car je vous suppose arrivé et établi dans votre bel hôtel Dounez-m'en des nouvelles, mon ami: tout yest-il fit d'après vos désirs, у étes-vous bien et êtes-vous content Фу dire?

Lorsque vous me disiez qu'Apraxise était dans vos cantons ét qu'il était inteotionné de passer à 500 retour par Nadéjdino, jene ИМ pas cru, et votre seconde lettre m'annonce réellement la chose; M Je auis done un devin.

Kourakine, 9 octobre 1900. —

Rüellemunt, vous jouez de guignon avec votre maison de уе. Cunmantt méme à présent, et après toutes les précautions ebtous, lt autaigements que vous avez pris, elle n'est pas achevée рошг | voire виде? Heureusement que votre nouvelle maison dans le ЦАО peut vous convenir et que le jardin, vous ‘occupant pan

sa nouveauté, vous fera passer avec moins d'impatience le temps que vous aurez à attendre celui de pouvoir entrer en ville. Au sujet de cette maison, dites-moi, je vous prie, estce celle de Sto- 1урше qui, auparavant, а appartenu à la princesse Golitsine, mère de ma belle-mère? Si c'est elle, elle doit être bien près du palais et peu éloignée de votre maison de ville. Mme Golovine dit qu'il у avait depuis 30 ans des arbres superbes et des chênes qui, n'étant que d'une rangée, par la longueur de leurs branches, formaient déjà alors une allée couverte et qui vous garantissait de l’ardeur du soleil. Si c'est celle-là, d'après ce qu'elle m'en dit, je vous félicite de tout mon cœur avec cette acquisition.

Kourakino, 26 octobre 1800.

Vous voila donc établi dans votre maison de ville; j'en suis charmé pour vous, mon ami, parce que les ouvrages à аспеуег dans le belétage n'en iront que mieux et plus vite. Me mettant à votre place, je me représente facilement l'impatience que vous avez à ne раз la voir achevée jusqu'à présent, et surtout après les peines que vous vous en étes données et les fortes dépenses qu'elle vous occasionné, Tenéz-vous à quatre, mon ami, pour l'embellissement de votre maison du faubourg; craignez-vous vous-même pour cet objet; rappelez-vous de Zabava. Je vous avoue que ces chemins de ciment ét de gravier, le projet de deux pavillons et d'un temple ouvert, me font peur: се sont des commencements de dépenses qui en entrainéront d'autres et qui, sous peu, vous les feront hausser à une somme sensible, même pour votre fortune,

Acceptez mes plus grands remerciments, mon ami, pour la nouvelle assurance que vous me donnez de ne pas cesser de donner wos soins à nos affaires d'Astrakhan. Certainement, jamais elles ne pourront étre mieux régies que par vous; la peine que vous vous en donnez en est une preuve certaine, et permettez qu'ici, je réitère tout ce que mon cœur sent de reconnaissance. Les ordres que vous venez de donner à Slessareff au sujet de nos ватаги et des ménagements à garder envers le corps des marchands d’Astrakhan

même que, s'ils donnent moins que donner la préférence, comme vous le dites Sr ben | disant à Slessareff de ne rien conclure sans votre ordre. Puisque vous me demandez des nouvelles de la dame ыы |

avec mes filles, il faut que vous n'ayez pas encore геси ma lettre et celle de ma femme à ce sujet. Comment voulez-vous, mon ami, qu'une circonstance aussi intéressante ne nous rappelle pas au devoir M de vous en parler? C'est huit jours après son arrivée que nous vous en avons écrit. Nous avons certainement tout lieu de nous féliciter de la posséder: elle а non seulement répondu, mais surpassé l'attente que nous en avions. Son caractère est exemplairement doux,

| et elle а déjà toute l'amitié de mes filles. En mon particulier, Ге suis d'autant plus heureux, que j'aurai de quoi être tranquille toutes fois qu'il ne me sera pas possible d'être moi-même avec elles: Je la considère non comme gouvernante, mais comme une amie

| que nous avons dans la maison, et c'est sa position envers шез

filles et tous ceux qui sont avec moi: cela а été un arrangement

fait d'avance, et qui, d'après ce qu'elle est réellement et d'après

l'ordre dont elle а l'honneur d'être chevalier, ne pourrait étre autre:

Vous serez, je crois, de mon avis aussi.

Kourakino, 30 octobre 1800.

Agréez mes bien sensibles remerciments, mon cher ami, pour visite que vous avez faite à Mme Ouvaroff. Toute attention devotre part pour elle, qui est réellement mon amie, sera une/nonvelle; prouve de votre amitié pour moi, et je ne saurais пе раз у @те

tement sensible. Tout ce que vous dites à son égard est bien Axa: sa moralité est exemplaire, et je l'en aime d'autant plus qu a nu certainement rien à se reprocher dans sa conduite sous tous! apports possibles.

"| rien à vous dire, mon ami, sur le raisonnement que vous sujet de votre intention à prendre Serdohine chez vous:

vous en êtes certainement le maître. Mais en même temps, je ne puis vous taire non seulement la peine, la douleur même que j'aurai dé m'en séparer et de le voir loin de mon fils, qui le compte comme son ami, et qui, par la raison qu'il acquiert, ne se conduit pas autrement avec lui. S'il me reste un mot à dire à cette occasion, je crois, mon ami, que pour le bien de tous deux, il serait nécessaire de ne pas les séparer, La moralité d'Alexandre est assez essentielle pour Boris; l'amitié de Boris sera toujours utile à Alexandre,

Kourakino, 9 novembre 1800,

J'ai reçu, mon ami, votre lettre du 2 de ce mois. Bien obligé pour la part que vous prenez à l'accident qui m'est arrivé au manège. Je me sens beaucoup mieux à présent, et au point d'avoir déjà pu monter à cheval; mais la hanche où je me suis fait la foulure n'a pas encore repris sa force ordinaire, et Гу garde une sensibilité désagréable, toutes fois surtout qu'il у а mauvais temps. Cela sera peut-être pour le reste de mes jours que je garderai ce souvenir d'avoir voulu à 40 ans faire le jeune homme. Mais que voulez-vous, mon ami? on n'est pas toujours sage et, surtout, vrai pour soi-même: vous savez qu'on ne s’avoue pas facilement que nos forces nous quittent; cela a été mon cas. C'étaient des leçons de carrousel que je donnais à mon fils, où, pour ne pas me mettre dans le cas de la fable de l'écrevisse, je voulais avoir droit de dire faites comme moi“. Le moment fatal était la bête que j'avais fait mettre à terre, et non sur un piédestal, que je voulais relever en сагrière. Comme il fallait se baisser beaucoup, je n'ai pu le faire qu'aux dépens de quelques muscles que j'ai détendus. La douleur s’est fait sentir le même moment, mais j'ai eu pourtant la force de continuer, ‘её се n'est qu'en descendant que j'ai su ce que j'avais à souffrir. A présent, c'est sur un piédestal que la bête se pose, et je vais un peu plus sagement. Le jeune homme montera bien et sera plus ferme à cheval que son père ne l'a jamais été.

Je ne puis encore vous rien dire au sujet de la terre que je marchande, rien n'étant définitivement encore arrangé, et j'ai pro-

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L'acte de chémence de notre bon Maitre en et des compédhés des der services, que je viens кале et dont vous me parlez, mon ami, а] de № joie que В vraie sensibilité peut seules prendre une part bien sincère à ls félicité de ment heureux qu'ils peuvent proËter de cette #1 cette part, mon ami, je ls sens d'autant plus wi que trouvant du nombre des congédiés, mes malheurs né me

pas de me voir dans la classe de ces bienheureux. Vous savez que l'ordre porte qu'il faut se présenter soi-même à Pétersbourg, et moi, dans la permission de quitter ma terre, je n'ai pas reçu celle de pouvoir y aller. Je suis donc frustré de cette grâce accordée aux congédiés, puisque le moyen de porter ses vœux aux pieds du Trône ne m'est pas permis. S'il était possible d'écrire une lettre, je l'aurais fait dès à présent; mais je n'ose, la permission dans l'oukase wen étant point donnée. Plaignez-moi, mon ami, car je suis bien malheureux, et ce malheur, c'est bien vivement que je le sens. Personne mieux que vous ne peut juger l'état actuel de mon cœur, puisque personne ne connaît mieux combien je désire servir mon Maître, et combien j'en ai besoin pour pouvoir par là prouver ma reconnaissance pour tous les bienfaits dont sa bonté m'a aussi généreusement comblé.

Vous n'avez pas raison, mon ami, de me reprocher que je n'ai pas deviné la raison pourquoi vous avez commencé à écrire à mon fils en russe et que je ne vous en ai pas exprimé ma reconnaissance. Je vous demande pardon pour le dernier, mais la raison, je Vai bien sentie et en ai ét: bien charmé. Cela sera une nouvelle bonté de votre part pour lui, mon ami, si cela est toujours notre langue maternelle que vous emploierez quand vous lui écrirez,

Moscou, 20 janvier 1801.

os deux lettres m'ont été exactement remises, l'une du 6, par Vsévolojsky, l'autre du 12, par le prince Goli- } tsine. Toutes les deux, en remplissant mon cœur de la plus sensible joie pour tout ce qui vous arrive d'heureux et pour lébonheur que vous avez de jouir des bontés de Sa Majesté l'Emрегеиг, ont entièrement et parfaitement captivé toute ma sensibilité et toute ma reconnaissance pour la bonté de votre démarche еп та faveur; je vous y ai bien reconnu, mon ami. Si les suites mont pas répondu à votre désir et à votre intention, rapportons cela à mon sort, qui, dans bien des occasions, cherche à éprouver ma résignation; aussi, je m'y soumets avec la raison d'un quelqu'un

qui n'a et n'aura jamais rien à se repn mes ennemis auraient de me trouver

je vous en demande pardon, d'avoir résisté à vos sujet! Je vous suis, mon ami, on пе peut pas plus obligé de vous en étre entretenu avec le comte de Pahlen et le prince Lopoukhine, parce que cela éclaireit en entier l'état où en sont les choses, et en même temps, je vous remercie beaucoup de n'en avoir pas parlé au comte Koutaïssoff, puisqu'il ne vous en а pas donné l'occasion et qu'il m'a totalement oublié; car il est certain que vous vous se riez aventuré à pure perte pour ne recevoir de sa réponses vagues et indécises. г.

Au sujet de la manière dont М. le comte de Pahlen s'est exple qué avec vous, mon ami, & mon sujet, je ne puis ne pas vous fairé remarquer qu'elle est totalement opposée à се que Kazarinoff m'a écrit, quoique celui-ci ne m'ait communiqué que les propres paroles da Comte. Ne serait-ce donc pas un piège que celui-ci ай voulit me tendre? je ne le crois pas, mais je voudrais pourtant savoir à quoi m'en tenir pour la personne.

| Pour ce qui regarde mon service, je n'ai point de désir à'exprimer. Vous me connaissez assez pour savoir се qui peut ше сопvenir le mieux pour le moment actuel; et puis, vous savez que се sont des choses qui ne se décident que par la Providence. C'est El, à votre amitié pour moi et à votre prudence que }е пав геmets nn mac dE quent, je sais que vous déciderez de moi pour mon bien, et avenir. Si j'avais à vous demander quelque chose à семе оссаsion, mon ami, cela serait d'être bien diseret, etde pour vous-même; се n'est que се moyen qui vous. e conserver la bienveillance de votre Auguste Maître. и. En m'apprenant qu'on pe vous а fait aucune proposition dé ren trer au service, et que vous vous empressez à dire que vous n'êtes désirez et пе demandez rien, vous avez rempli mon car фе а

joie que mon attachement pour vous peut sentir, C'est le seul moyen, mon ami, à vous, d'ôter toute inquiétude et malveillance de la part de ceux qui occupent les grandes places et d'avoir le moins d'ennemis possible. Continuez de même, mon ami, c'est le désir de celui qui vous aime de tout son cœur.

L'hérédité des pêcheries et la croix de Malte de votre neveu ne deviendront-ils pas l'objet de vos désirs quand vous trouverez la possibilité d'en parler?

L'arrangement très avantageux pour moi que vous avez proposé au général-procureur pour l'indemnisation de ma campagne de Pétersbourg, et qu'il а accepté, —car j'ai des nouvelles par Kazarinoff qu'il a donné ordre de lui présenter une note au sujet des подмосковныя aux environs de Moscou,—m'a donné l'idée à moi de faire des recherches pour en avoir une qui р me convenir avec le temps. Je l'ai trouvée, cette campagne; dans la note que vous trouverez ici, vous verrez ce que c'est. Sous tout plein de rapports, elle pourrait me convenir, et, pour la couronne, sa cession ou donation serait sans difficultés. En voici les raisons.

Celles de la convenance sont: qu'elle n'est qu'à 13 verstes de la ville, се qui répond à peu près à la mienne, qui est à 91/, verstes; son voisinage près de Воронцово deviendra un grand agrément pour moi; quoique sans maison, ses orangeries indemnisent les dépenses de l'agrément.

La diminution des difficultés pour la couronne se présentent: 1) parce que cette campagne est un bien de la cour, que Гоп donne plus volontiers que les государственныя où экономическя; 2) parce que cette campagne est un bien acheté par la cour; autrefois, il appartenait à un comte Vorontsoff, il a été acheté et donné à Zinoviefl, celui-ci l'a vendu à Boborykine, et ce dernier & Па cour, et l'Impératrice l'a annexé au bien de Tsaritsyno; 3) рагсе que cela ne fait que 80 ou 90 paysans avec 400 arpents deterrain, ce qui répond assez à un bien de 72 paysans avec 650 агрепёз de terrain; 4) l'orangerie, quoiqu'assez grande, deviendrait le parallèle de la maison et de beaucoup d'autres bâtiments que l'on recevra avec ma campagne.

rangement et Le plantation de jardin, еб que, pour m'en oi вы чит, tn mue drendt au terre qué ais plus de parsms 2€ plus de terrain que № mienne: en ва mt, qu'elle enétét aux euvirnes de Voter ronthes, fx претит me cmûte certainement ples de 130) m.: je le ventais (vontais rendre pour 99 à Lazareä, et je l'avais rendue pour 60. Ceci est, je стой, rsésoanable, et il ne vous sera pas difficile d'un parler vous-méme ва général-procureur, où de le 15 insinuer. par la ух de Spéransky, qui est assez bien auprès de lui, à.ce que, J'apprends, Olénine pourrait aunsi aider: il sait à реа près les dépenses que j'y ni faites; Cest lui qui à fait bâtir la maisou et qui а payé pour le seul corps de logis du milieu près de 30.000 roubles.…

А ce moment, je viens de recevoir la lettre du général-procifour que vous m'annoncez, mon ami, | me propose la même quan: lité de paysans et de terrain que j'ai près de Pétersbourg, Фа Бе, confisqué d'un Grouzinoff dans le district de Dmitroyka, sans me. Мей dire do l'indemnisation pour mes bâtiments, et sans articulée que бо Мой dont И me parle répondra au prix qu'il зай дие 16. ии ma coûte, parce qu'il en a Ja note, où 90.000 roubles se trouvent ôtra marqués, hormis les dépenses faites pour les ouvrages, вн lorro, Coté posto-ol, je ne lui ferai aucune réponse, рошг | Le provhotromont quelques informations sur ce qu'il me pour vous donner lo temps, mon ami, si vous en avez la ltd, do le disposer où à me donner la terre que je. désire, nus M'indonniser on mo donnant du bien de М, Grouzinoff ce quipour… МАИ dquivaloie le prix dé ma campagne. Si vous parlez pour ltterre, home Koukovo et que vous en donniez la note, je vous/prieral

de la faire copier, pour que la note écrite де ma main ne soit que pour vous seul,

Туапе Lazarévitch est ici. Il est en inquiétude au sujet de за Ropcha. П dit que l'on veut l'indemniser par un bien qu'on taxera 320.000 roubles, parce que c’est, dit-il, le prix que l'on a su avoir été arrété entre vous, et que ce qu'il faisait pour vous ne peut point servir de règle pour un achat de la couronne. Outre une dépense de 100 mille roubles qu'il a faite après l'époque de vos arrangements, il taxe Ropcha à 750.000 roubles. П désire qu'on l'accepte comme une offre gratuite qui fera honneur à sa postérité, ou que, si l'on veut l'indemniser, cela soit par quelque chose qui équivaut son capital. А la suite de cela, il m'a chargé de vous prier de contredire ce bruit d'arrangement entre vous pour éloigner la paye de 320.000 roubles pour quelque chose qui lui coûte 750.000. Mous ferez cela, mon ami, comme vous le voudrez; mon devoir а été de remplir sa commission, et je le fais.

Привожу на память вашу, другь мой, пользу мою о преллатаемомъ промфнф на мою дачу, коя назначается не на всю, а на. часть одвой деревни за 160 версть оть Москвы, душа за душу и числомъ земли противъ количества земли моей, не назначая пизего въ удовлетвореще мое за строешя, коихъ какъ каменныхъ, такъ ин деревянныхъ, весьма довольно, и за прочя издержки, мною тамъ сдфланныя. МнЪ кажется, что, полагая 300 р. за душу, мн пазначаемую, что, конечно, болфе, нежели стоить, дается мнё до 22 тысячъь р., а дача моя безъ земляной работы ми стоить, какъ и въ записк& значить, болБе 90 тысячь р. Если бы можно сдфлать, чтобъ ся сумма была уважена, и я бы получилъ ей замЪнъ, много бы вы меня, другь мой, облагодтельствовали. Cie ‚я вамъ пишу на случай тотъ, если село Коньково миф дать будеть не возможно, а записку объ немъ уже вфрную эдфсь посылаю. Село cie, бывъ за долги Зиновьева въ казну отписано, кажется, всего удобнёе можеть быть къ отдачВ назначено, ибо обыкно-

par sa proximité à Moscou, mais qu'une indemnisation d'une autre propriété qui vaudrait le prix que ma campagne me coûte me serait plus lucrative.

Si j'ai parlé de Konkovo, c'est par l'idée qu'une terre confisquée pour dettes et annexée sans aucune nécessité à un domaine de la cour pourrait étre plus facilement accordée, et d'autant plus que la quantité de paysans et de terrain est à peu près la même que celle qui se trouve à ma campagne, Au reste, je serai content de tout ce que l'on voudra me donner. Puisque l'on sait ce que ma petite terre à moi me coûte, je suis sûr de ne pas perdre, et je m'en persuade d'autant plus, que vous, mon ami, vous protégez cette affaire.

Quand l'occasion s'en présentera, ne voudriez-vous pas exprimer à М. Obolianinoff toute ma sensibilité pour tout ce qu'il vous а dit de Hlatteur à mon sujet, et pour la bonne volonté qu'il vous montre pour protéger ce troc que votre amitié pour moi a projeté. Si cela nest que ma réponse à sa dernière lettre qu'il attend pour faire son rapport à Sa Majesté l'Empereur, actuellement, vous l'avez reçue, et vous la lui avez certainement fait tenir; car je suppose que vous avez été content de son contenu.

Pämenie cie нужно въ таковой быть силф, чтобъ палата не

щемъ къ вамь вашего в князя Creaana Борисовича п во мой еще ме кончить: за вашими зёзами не могь A дать ену утра па отдфлку его. Теперь постараюсь cie кончить скорфе и, заплатя ему всф деньги, сей послфдй къ важъ препроводить, о однако съ тЬмъ, чтобъ вы, мой другь, на мой счеть ие очевь. дорогому русскому изъ акадеши живошисцу приказали ихъ всё DPpRRS un eur; Tune ere me о С вамъ буду за сиисходительное объ опомъ попечение. р

Moscou, 15 février 1801.

Agréez ma bien sensible reconnaissance pour tout cé que vous faites à l'égard da troc de ma campagne. Je serai content Фе tout, et surtout si les 116 paysans que vous me promettez sont un équivalent d'un bien estimé et reconnu avoir coûté 100.000 к, Ce que je vous en dis, mon ami, n'est pas pour dire que }е пе suis pas content, mais pour exprimer ce que je pourrais raison nablement désirer, surtout s'il est vrai que Gourieff, pour 20 грез, reçoit du terrain pour 30.000 г., terrain qu'il peut vendre dujour au lendemain. Voyez done ce qu'il est possible de faire, Autour de ces 116 paysans, il y a d'autres qui ont appartenu аа méme propriétaire et qui sont revenus ensemble à la couronne, Remarquez, que, par poste, je ne vous parle pas de се troc; cela m'estnéces” saire pour que personne ne puisse juger à шоп désavantageet, parce que vous me dites que je n'ai pas beaucoup d'amis Péters= bourg; vous sentez combien je dois être scrupuleux.

Cv сердцемъ, преисполненнымъ живЪйшимь обрадованемъ, получиль я, другъ мой сердечный, изв цене ваше о помйицеши валиемь въ СовЪть; оть искренифйшихь чувствъ души моей поздравляю васъ, мой другъ, съ сею Государя Императора къ вамъ милостио. Раздфляю искренно я съ вами cie ваше благополуще и радость вашу, ибо вижу, что вы угодны Государю и благотворителю нашему.

Милость Его Величества пожаловашемь мн подмосковной села Воздвиженскаго въ замфиъ подгородной моей деревни, которую угодно было присоединить къ А лексанаровской мануфактур, есть для меня новое и совершениое благотвореше, которое получаю я, мой другъ, съ тЬми искренними чувствами благодарности, съ каковыми признательная душа прниять можеть. Счастливъ я симъ пожалованемъ, другъ мой, до крайности, и uwbnie cie Geречь и хранить буду знакомъ новой къ себБ милости. Cie гоноритъ вамъ сердце, отущающее неограпиченную и благодарную преданность къ 06006 Государя и благотворителя моего, съ каковою преданностно я воспиташь, росъ и до смерти моей пребуду.

Оть генерала-прокурора получиль извЪщающее меня о сей Государя Императора милости письмо съ кошею съ именного Его Величества указа. ОтвЪть мой къ нему, заключающиЙ изъяснен!е благодарности моей за его ко мн благорасположене, при семъ, другъ мой, присоединяю, прося васъ пожаловать ему оное вручить; RACE же, мой другъ, особенно здфеь благодарю за ваше по сему xbay участе, ибо, бывъ yebpens о вашей ко миф дружбЪ, увфренъ я, что ничто, до меня относящееся, безъ вниманя вашего не останется.

grand plaisir à toute la famille. Vous connaissant et connaissant votre cœur, je suis sûr que vous ne vous y refuserez pus. La place de directeur à l'Université est celle qu'il ambitionne, et qu'il serait facile d'avoir, je crois, pour lui, parce que M. Tourguéneff, qui Госсире à présent, est déjà conseiller privé, et que ce rang est bien plus grand que celui qu'il faut pour cet emploi. S'il était possible de faire Tourguéneff curateur, place qui lui revient de droit, parce que Koutouzoff étant moins ancien que lui depuis longtemps occupe la place de curateur, alors la place de directeur deviendrait vacante, et il ne vous serait pas difficile de l'avoir pour M. Priklonsky.

Je ne m'étendrai pas, mon ami, en louanges de M. Priklonsky, vous le connaissez assez pour savoir combien il en est digne, Je ne vous ajouterai pas à cela le plaisir que vous feriez à toute la famille, vous le savez sans cela. Je dirai seulement que vous ferez des heureux et des contents, et que par conséquent vous jouirez vous-méme de la satisfaction d'avoir fait le bien. Réellement, tâchez de le faire, mon ami, à la grande satisfaction de tout le monde qui sly intéresse et pour le parfait contentement de celui qui est et sera toujours le plus dévoué de vos amis et frère.

Moscou, 8 juillet 1801.

D'après vos désirs, c'est chez vous que je me suis arrété, et, се matin, ma première oceupation a été de voir les ouvrages qui se sont faits et qui se font dans votre maison. Mon contentement a été parfait sur tous les rapports; vous pouvez hardiment dire que vous aurez la plus belle maison non seulement de Moscou, mais même parmi celles qui sont à Pétershourg. Tout est on ne peut pas mieux conditionné et mieux achevé; се qui n'est pas totalement fini est si peu de chose que cela ne vaut pas la peine d'étre cité, et cela le sera dans huit jours: mettre les tapisseries et placer les meubles et les rideaux qui sont faits ne prendra pas beaucoup de temps; je ne sais pas même si vous ne ferez pas mieux de ne le faire faire que pour le moment de votre arrivée, Lecharmant est becupé à raccommoder le cadre du grand portrait de l'Empereur

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