LXXVII. APOSTOLAT DE LA PRIÈRE
jour-là, et dépose sur tous les autels du inonde chrétien mon travail et mes récréations, mes douleurs et mes tristesses, mes plaisirs et mes joies, mes paroles et mes pensées, en un mot toutes les actions conscientes de ma volonté, excepté celles qui, étant souillées par le péché, sont incapables d'entrer en sainte union avec l'oblation du Corps et du Sang de mon Sauveur.
Quand je me dispose au repos de la nuit, je puis me demander à moi-même : « De tout ce que j'ai fait aujourd'hui, de toutes mes allées et venues, que resterat-il pour ma récompense éternelle?
Qu'ai-je ajouté à mon trésor pour le ciel? » Et pourvu que j'aie passé le jour en état de grâce, je puis répondre :
« Tous et chacun des actes délibérés de ma volonté qui sont bons en eux-mêmes, et, d'une manière toute spéciale, ceux qui ont reçu la consécration de mon Offrande du matin ». De mes efforts pour me procurer les biens de cette vie, les uns réussissent, les autres échouent; mais, quel qu'en soit le résultat, j'ai le droit, si je pratique ï Apostolat de la Prière, de prendre pour moi les consolantes ])aroles de saint Paul : « Soyez fermes et inébranlables, travaillant de pins en pins à l'œnvre dn Seignenr, sachant que votre travail n'est pas vain devant Dieu.^ »
(\) Coiinth. XV. 58.
228 vous ÊTES A JÉSUS-CHKIST